Cimetière de Villedieu-les-Poêles

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Le cimetière concentre toute la mémoire d’une commune. Les monuments funéraires anciens constituent dans de nombreux cas toute la beauté du lieu.

Villedieu-les-Poêles est une cité aux cinq lieux de sépultures :

  • L’église Notre-Dame : la sépulture de Catherine Bataille, inhumée le 5 novembre 1744 dans la chapelle du Rosaire, supérieure première et bienfaitrice dudit hôpital de Villedieu.[1]
  • Le cimetière autour d’elle : utilisé depuis les origines jusqu’en 1766. Il est probable qu’il accueillit pour la dernière fois le corps de Barbe Huet, âgée de 103 ans.[2]
  • Le cimetière Saint-Étienne : ancien cimetière réservé aux lépreux ; il est à partir du 10 janvier 1766 utilisé comme cimetière paroissial.
  • Le cimetière de l’hôpital : un seul registre a été conservé entre 1744 et 1792. Plusieurs militaires y furent accueillis.
  • La chapelle de l’hôpital : une seule sépulture dans le registre conservé, y est inscrite. Il s’agit de Catherine Le Sueur, 52 ans, inhumée dans la chapelle de l’hôpital, le 25 avril 1761, en présence de maître Jullien – François Huard, vicaire de Villedieu-les-Poêles ; Pierre Pitel, prêtre et Lehericey, chapelain.

Église Notre Dame

Elle fut un important lieu de sépultures. De nombreuses plates-tombes subsistent au sol. À noter la très belle pierre d’un ecclésiastique fixée au mur nord du collatéral de la nef.

  • Catherine Bataille est inhumée dans la chapelle du Rosaire de Villedieu le 5 novembre 1744 dans la chapelle du Rosaire de l’église de Villedieu-les-Poêles, supérieure première et bienfaitrice dudit hôpital de Villedieu, sœur du tiers ordre de Saint François.
  • Vénérable et discrète personne, maître Christophe Gautier, d’heureuse mémoire, licencié en lois, curé et official de ce lieu, 77 ans, fils de Pierre et de Jeanne Huard, est inhumé dans le chœur de l’église le 2 décembre 1762, en présence de Me Jeanne-Baptiste Gautier, prêtre de ce lieu, Julien-François Huard, vicaire, promoteur de l’officialité de Villedieu-les-Poêles, Nicolas et Jean Gautier, poêliers, ses frères, Me Jullien Larsonneur, lieutenant civil et criminel de la justice de ce lieu, domicilié à La Colombe.

Les dinandiers sont nombreux à bénéficier de la sépulture intra-muros. Quelques fondeurs bénéficient aussi de cette sépulture, à l’exemple de Guillaume Tétrel, le 23 août 1762 ; Julien La Noë, le 4 novembre 1762 ; Jean-François Lechevalier le 10 novembre 1762.

Autres sépultures dans l’église :

  • Jeanne Huard, veuve de Jacques-Barthélémy Vigla, poêlier, le 14 janvier 1762 ;
  • Jeanne-Marie de la Haye, femme de Jean-François Potrel, fondeur, inhumée le 9 mars 1762 ;
  • Pierre Badin, greffier de la haute justice, mort à Sainte-Cécile, 52 ans, inhumé le 11 août 1762 ;

Le cimetière autour de l’église Notre Dame

  • Jacques Caruel, fondeur de la paroisse de Kerteviller, est inhumé dans le cimetière le 16 mars 1761.
  • Claude Brochet, maître maçon de Saultchevreuil-du-Tronchet, reçoit 17 livres 4 sols pour avoir fait un bout de mur neuf au cimetière, une charretée de carreau et réparer ledit mur, le 1er juin 1761.

Trente-huit sépultures sont faites en 1762 à Villedieu-les-Poêles.

La revendication de la fabrique, le 24 janvier 1834, sur les origines de propriété des échoppes bâties dans le cimetière et en appui contre l’église, permet de connaître un peu mieux l’évolution de l’environnement immédiat de l’église « le cimetière attenant à l’église ayant été abandonné depuis longtemps pour la propreté et la salubrité et l’agrandissement des rues et l’embellissement de la ville, une portion a dû être réservée pour former un chemin de ronde à l’entour de l’église et l’on sait que lorsqu’on détruisit l’ancien mur du cimetière pour circuler plus librement et communiquer plus facilement, le couronnement de ce mur en granit fut employé à former le chemin de ronde, tel qu’il existe aujourd’hui ».[3]

La chapelle Saint-Étienne

La chapelle saint Étienne se trouvait vers le lieu où ont été réunies les plates-tombes des ecclésiastiques, au droit du portail d’entrée du cimetière, dans le haut du carré C.

Des travaux de couverture sont faits à la chapelle Saint-Étienne ; Jean Mannoury reçoit 7 livres 3 sous pour du clou. Jean Simon touche 27 livres 15 sols le 1er décembre 1771 pour réparer la couverture. Des travaux de faîture sont payés 9 sols le 21 octobre 1772. François Leforestier touche 13 livres pour des réparations, le 14 mai 1776. François Moulin, maître couvreur, reçoit le 2 décembre 1779, 2 livres 4 sols, 6 deniers, pour des essentes, du clou fournis à couvrir la chapelle. Il en reçoit autant et pour la même chose le 22 décembre suivant. J Mauviel reconnaît recevoir 117 livres 6 sols pour fourniture d’huile et d’encens à l’église et à Saint Étienne, le 29 septembre 1781. La chapelle saint Étienne subit les conséquences de la révolution car le conseil municipal « considérant le 23 pluviôse de l’an XIII, que le lieu de sépulture de cette commune n’est point décemment fermé, arrête que les matériaux de la chapelle saint Étienne seront pris pour la confection des deux piliers pour supporter une barrière d’entrée, sur laquelle sera placée une croix et prenant en considération les établissements que l’hospice doit faire, arrête que les administrateurs de cette maison prendront ce qui leur sera nécessaire » [4].

La fabrique précise en 1805 que la chapelle saint Étienne du cimetière, que l’on va détruire ». En effet le conseil municipal dans sa délibération du 19 ventose de l’an XII, considérant que la chapelle saint Étienne, située à l’extrémité de cette commune, présente une ruine totale, qu’elle n’est d’aucune utilité et que journellement partie des matériaux se trouve enlevée ; arrête qu’elle sera démolie pour les matériaux et vendue à la folle enchère. Ceux que les citoyens Jean Vimont et Jean Villain, entrepreneurs de bâtiments, nommés experts, trouveront bons pour les réparations de l’église, seront exclus de cette vente. Le conseil précise qu’il sera mis une croix à la place de cette chapelle qui se trouve dans l’enceinte du cimetière.

Monsieur Lhermitte, curé, meurt le 4 mars 1815. La fabrique propose monsieur Pellerin, premier vicaire, à la nomination à la cure. Les habitants de Villedieu-les-Poêles font réclamation pour la réparation de la chapelle saint Étienne, le 2 juillet 1815 « convaincus de la justice des réclamations et de l’antiquité de la chapelle, que de la vénération qui augmente encore dans le séjour des morts, ils sont de même convaincus qu’il est urgent de pourvoir à sa restauration ». Quatre mille cinq cent quarante francs sont affectés par la fabrique à la construction de la chapelle. Les fabriciens font état, le 9 avril 1817, du produit des dons volontaires, d’une valeur de 862 francs, pour la réparation de la chapelle saint Étienne.

Des quêtes sont faites, au cours de cette année 1817, pour l’érection d’un calvaire pour un montant de 116,13 francs alors que les frais, pour cette érection, s’élèvent à 279,68 francs. La population toute entière désire, le 2 mai 1864, selon la municipalité, la conservation de cet édifice.

Le conseil municipal estime, le 6 novembre 1865, que le projet de restauration de cet ancien édifice est inévitable si l’on ne veut pas l’exposer à une ruine complète.

Différents plans sont dressés et présentés le 26 9bre 1871 à la fabrique. Il est reconnu que la chapelle, dans son état actuel, à une charpente qui ne permet pas la construction d’une voûte. Il est résolu de l’exhausser d’un mètre et d’ouvrir une fenêtre ogivale avec un meneau central, dans l’abside.

Une bénédiction de la chapelle a lieu en 1873, après d’importants travaux. Elle existait encore en 1925 car elle est représentée sur un plan approuvé le 27 juin 1925, dans le haut du carré C. Privée de toit, sa démolition se situe après la Seconde Guerre mondiale. Les paroissiens s’y rendaient chaque année pour le vœu de Louis XIII. Un édicule intégré au mur, d’architecture XIXe, est conservé.

Le cimetière Saint-Étienne ou cimetière communal

Ce cimetière, disposé entre l’ancienne route de Pont-Farcy, désormais appelée chemin de la vierge, et la nouvelle route nationale de Villedieu-les-Poêles à Caen, via Pont-Farcy, est d’usage ancien. La croix se dresse au croisement des quatre premiers carrés, dans un îlot. Elle est porte l’inscription suivante « FFP G Ga/ utier / 1746 » et elle est accompagnée d’un pupitre.

Thomas Crocquevieille reçoit du trésorier Vigla, le 13 octobre 1761, pour avoir taillé les deux épines du cimetière et celle de saint Étienne. Jean-Baptiste Briens, fils de Jean-Baptiste et de Renée de La Haye, décédé à l’âge de 15 jours, est le premier défunt, mentionné comme étant inhumé le 10 janvier 1766, dans le cimetière saint Étienne, par l’abbé Houel, vicaire de la paroisse. Madame Chardin reçoit 12 sols pour avoir fourni des palets pour étouper le cimetière saint Étienne, le 9 Xbre 1770. Pierre Pèlerin reçoit 13 livres 5 sols pour avoir travaillé au cimetière, le 23 mars 1776. Deux jours plus tard, ce sont 9 livres qui sont donnés à Nicolas Philippe pour palets de saults et hayeus ( ?) pour le cimetière. Guillaume Leboucher, custos de l’église, reconnaît avoir reçu 42 livres 1 sol pour la sonnerie, le liage et tonture des épines et journées faites au cimetière de saint Étienne, le 4 octobre 1775. Gilles Lenoir de Saint-Pierre-du-Tronchet reçoit 4 livres 10 sols, pour un cent de palet de bois de saul fourni le 8 avril 1778. Dix-sept sont versés à François Leforestier pour avoir fait le fossé, planté les palets et pour graine de sion, le 15 septembre 1778. Thomas Havard, fieffataire des pièces de terre de saint Étienne, ne paie plus à partir du 2 octobre 1779 que 60 livres de rente, à cause du cimetière.[5]Étienne Bataille reçoit 28 livres 13 sols pour avoir étoupé le cimetière avec 343 pales à aiguiser, le 15 octobre 1783. La fabrique consigne le 14 juillet 1836 « qu’en 1791 ou 1792, le cimetière de Villedieu se trouvant trop petit, l’administration municipale acheta, pour l’accroître, une portion de terre contigüe ; le vendeur se réserva alors la jouissance de l’herbe du cimetière, en entier. À la mort des propriétaires, les héritiers vendirent, il y a environ 3 ans, à la commune, une autre portion d’environ 60 ares. La commune remit alors, il y a environ 2,5 ans à monsieur le curé, cette nouvelle acquisition.[6] La possession en fut faite par la bénédiction solennelle et le placement de la croix, en présence des magistrats». Le document précise que « si la fabrique serait autorisée à revendiquer le revenu spontané du cimetière vendu illégalement par un adjoint en 1836 ». Elle précise plus loin que « le cimetière a été acheté le 4 mars 1833 et le même jour, la ville entrait en jouissance ».

Que sont les coûts des sépultures au bénéfice de la fabrique en 1770 ?

  • Faire sonner la seconde cloche et usage des vieux ornements : 3 livres ;
  • Faire sonner le trépas avec la grosse cloche : 15 livres ;
  • Faire sonner la seconde cloche et usage des beaux ornements : 9 livres ;

Un investissement est fait le 4 octobre 1772 « pour la façon de deux bâtons qui servent à porter les corps à Saint Etienne, par Jean Galais, menuisier ».

Décret du 30 décembre 1809 sur le produit spontané des cimetières.

Noble demoiselle Anne-Bonne de la Croix du Montier, est inhumée le 13 janvier 1776, fille de feu Messire Claude-Jean-Baptiste de la Croix-du-Fay, chevalier, seigneur et haut justicier des paroisses de Saint-Germain et Saint-Martin-de-Tallevende, en son vivant, lieutenant général civil au baillage de Vire et de feue noble dame Renée-Françoise de la Robichonnière. Messire Eugène-Adrien de Courten, fils de feu messire Joseph-André et de feue dame Ambrel, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, lieutenant-colonel d’infanterie, capitaine au régiment suisse de Courten, originaire de Siene en Vallois, est inhumé le 14 octobre 1779, en présence de messire Joseph-Auguste-Philippe Loquet, chevalier de Granville, capitaine au régiment de dragons du roi ; Jean-Baptiste Lepoitevin, écuyer, garde du corps du roi ; Charles-Georges de Boisadam, écuyer, sieur de la Roullandière et Léopold-Joseph-Antoine de Rucet, lieutenant au régiment suisse de Courten. [7] Une portion de terre contigüe au cimetière, se trouvant trop petit, est achetée, d’après la fabrique, en 1791 ou 1792. Claudine Girard, maîtresse d’école, originaire de Sainte-Cécile est inhumée le 4 janvier 1781. Jeanne-Françoise Leblanc, fille de feu Jean-Baptiste Leblanc, conseiller du roi en la vicomté de Granville, est inhumée le 25 novembre 1782.

Le cimetière Saint-Étienne semble avoir été à nouveau agrandi suite à une délibération du 4 mars 1833.

Le conseil municipal, considérant le 9 mai 1838, qu’il croirait contrarier les dessins de la majorité des habitants de Villedieu-les-Poêles, si par reconnaissance il ne concédait gratuitement l’emplacement de la tombe du vénérable prêtre, monsieur Duparc, est d’avis d’accorder, à la majorité de 12 voix contre 3, que le terrain utile à l’érection d’un monument à la mémoire de Simon Duparc, soit concédé gratuitement. La souscription publique, ouverte pour l’érection d’un monument sur la tombe de vénérable chapelain de l’hospice, produit la somme de 806 francs.

Le conseil municipal considère le 19 mai 1838, que l’emplacement du terrain où se trouve élevée la pierre tumulaire consacrée à la mémoire du colonel Pitel devait être considérée comme une place au rang et que la famille ne paierait qu’une somme de 60 francs conformément au tarif.

Le cimetière connaît, suite à la décision du conseil municipal du 8 février 1841, une évolution dans son organisation. Il y a nécessité de faire des travaux pour faciliter les inhumations et il est d’avis qu’il soit établi un rond-point autour de la croix qui se trouve placée au milieu et qu’il soit fait des allées transversales de manière à rendre le passage plus commode. Il est aussi d’avis que ces travaux soient exécutés sans employer la forme de l’adjudication, attendu qu’il conviendrait que l’on occupe les ouvriers qui depuis longtemps manquent d’ouvrage. Une vente du pré saint Étienne, d’une superficie de 62 ares, consentie à la ville le 4 mars 1833, sous SSP, [8] est réalisée le 12 juillet 1841.

Une concession gratuite est accordée par le conseil municipal pour la sépulture du docteur Ledo, le 19 mai 1841, dont la vie trop courte hélas, mais assez bien remplie de bonnes actions pour honorer une existence bien plus longue, s’est dévoué avec un admirable désintéressement à secourir la misère souffrante que son zèle ne se démentit jamais au premier cri de l’infortune.

L’entrée du cimetière aurait put être modifiée, si la décision du conseil prise le 6 mai 1842, avait été appliquée. En effet, il était proposé que cette entrée soit établie au milieu, qu’il soit fait un massif planté d’arbres et deux allées qui à partir de la porte d’entrée contournent ce massif et aillent à la voie du milieu, le tout pour une somme estimée à 600 francs.

Il est décidé le 14 février 1848 de faire passer tous les actes des concessions consenties dans le cimetière afin que les fonds puissent être versés dans la caisse municipale.

Le maire de Villedieu-les-Poêles, devant les membres du conseil réuni le 19 juillet 1848 fait état de la mort de Jules Fleury, de cette ville, le 10 juillet par suite des blessures qu’il avait reçues en attaquant les barricades en combattant pour l’ordre et la société le 23 juin dernier. Ce jeune homme faisait partie de la 2e compagnie, du 25e bataillon, de la 2e légion de la Garde nationale sédentaire de Paris. Son corps a été rapporté pour être inhumé dans le cimetière de cette ville. Un hommage devait être rendu à sa belle et héroïque conduite et qu’il conviendrait de lui concéder gratuitement et à perpétuité la place où seront déposés ses restes. Le conseil municipal, heureux de pouvoir témoigner en cette circonstance toute la sympathie qu’il éprouve par le dévouement et le courage dont à fait preuve le jeune Fleury dans ces malheureuses journées, décide à l’unanimité de voter la concession demandée et prie monsieur le maire de donner communication à la famille Fleury de cette délibération afin d’alléger, si c’est possible, la douleur que la perte peut leur occasionner. Il est à nouveau question, le 15 7bre 1849, du tombeau du sieur Jules Fleury, dont les commissaires chargés de l’érection du tombeau de monsieur Jules Fleury, mort par suite de ses blessures reçues le 23 juin 1848 à Paris en combattant comme garde national pour l’ordre, les lois, et la République, font état qu’il manquait quelques fonds pour solder entièrement les travaux exécutés pour cette érection et qu’ils osent espérer que la ville qui a déjà fait gratuitement la concession du terrain où reposent les cendres de cette victime de la guerre civile, viendra en aide aux souscripteurs qui lui ont fait élever ce tombeau. Le conseil accepte de solder le compte pour un montant de 96 francs.

Une concession gratuite, où est inhumé monsieur le docteur Havard, administrateur, médecin de l’hospice et du bureau de bienfaisance, est accordée par le conseil municipal le 15 mai 1854. Monsieur Havard étant inhumé depuis le 12 avril dernier, il sera fait expédition de la délibération à la famille pour lui valoir de titre.

Le conseil municipal exprime le vœu, le 7 août 1854, d’acquérir de monsieur Loyer le terrain nécessaire à la régularisation du cimetière. La vente du « pré dit de la Fresnaye », de 3 ares 10 centiares, est réalisée le 1er septembre 1854 entre Me Félix Loyer, notaire à Pontorson, Émile Loyer, médecin militaire, Édouard Loyer, notaire, pour une valeur de 179,80 francs.

Les élus municipaux sont préoccupés le 28 août 1865 par les eaux. Le terrain qui sert de sépulture à la ville se trouve sur une terre assez inclinée. L’état du canal creusé dans la route située au-dessus de la chapelle, est mauvais, des tuyaux ayant été enlevés près du cimetière. Un assainissement est indispensable.

Il y a d’importants problèmes d’eau dans le cimetière au point qu’un drain est établi pour purger la sépulture Lecornu-Binet, le 27 septembre 1866. Les murs font l’objet d’une réfection estimée à 400 francs, suite à la délibération du 16 juillet 1866.

Une concession perpétuelle est accordée pour la sépulture du docteur médecin Louis Baudry (1794-1871), par délibération municipale du 8 novembre 1871 sur ces termes « le conseil municipal de Villedieu-les-Poêles, à l’unanimité, en reconnaissance des soins nombreux et assidus pendant de très longues années, prodigués gratuitement aux malades de l’hospice et de la ville.»

L’abbé Victor-Anatole Lebedel, curé-doyen de Villedieu-les-Poêles, décède le 25 décembre 1878. Une modeste souscription ouverte à l’effet de placer une pierre tombale sur la sépulture de l’abbé Lebedel, chanoine honoraire, rapporte la somme de 1 300 francs Deux membres de la fabrique sont désignés le 6 juillet 1879 pour faire placer la pierre et faire exécuter les autres travaux.

Une nouvelle parcelle de terre, de 20 ares, appartenant à Jeanne-Françoise Cornu, veuve de Silvestre Mauviel, est vendue à la ville le 28 mai 1880, moyennant la somme de 3 000 francs, après l’enquête commodo-incommodo lancée le 19 mars précédent.[9]

La presse fait violence aux premières sépultures civiles, comme le relate l’Avranchin du 18 octobre 1891 « le dépôt dans la terre se fait, le plus souvent, à Villedieu, selon les rites chrétiens, aussi l’inhumation civile ne passe pas inaperçue et la presse locale s’exprime avec des mots très durs, pour preuve ce qui suit « le scandale d’un enterrement civil », « mercredi, la ville si chrétienne et si bonne de Villedieu, à dû subir le scandale d’un enterrement civil. Ce scandale, heureusement très rare (il faudrait remonter à 50 ou 60 ans au moment de l’établissement de la loge maçonnique) était l’enfouissement du F. Louis Dolley, dont le frère Gustave Dolley avait été précédemment enfoui de la même sorte. Ces deux malheureux ont été les fondateurs de la loge maçonnique de Villedieu. Nous respectons plus leur cadavre, que le membres de leur secte » [10]. Plus tard, ce sera le même déchainement vis-à-vis du scandale lamentable (sic) que représentait l’enfouissement (sic) de Fr Aumont, maire de Beslon, ancien vénérable de la loge de Caen, où il était décédé. Son corps fut transporté à Villedieu-les-Poêles pour y être inhumé dans le caveau familial. Des personnalités tels que : MM Loyer, juge de paix du canton de Percy et Auguste Leherpeur, adjoint au maire de Beslon, escortèrent le convoi funèbre, suivi par Jules Tétrel, maire de Villedieu-les-Poêles, à cheval, fermant le convoi.[11]

Soixante et onze sapins et quatre marronniers sont aliénés sur décision prise le 6 octobre 1902. En effet, ces arbres à hautes tiges, situés dans le cimetière dont le maintien est préjudiciable à la conservation des monuments funéraires seront abattus, coupés à souche blanche et à vingt centimètres à la naissance des racines, sauf la 2e rangée de sapins longeant la route de Caen et ceux contigus à la propriété de la veuve Girard, lesquels devront être déracinés et le tout enlevé de manière à ne pas encombrer le cimetière.

Le cimetière fait à nouveau l’objet d’un agrandissement le 20 septembre 1911 par l’acquisition d’une parcelle de terre, de 37 ares, appartenant à madame veuve Rohée, à incorporer au cimetière, sous le n° 97 de la section A, pour un montant de 5 550 francs.[12]

Un projet de travaux de construction de murs de clôture du cimetière, est conçu le 13 avril 1912, pour un métré de 3 fois 357 mètres par 0,80 de hauteur et 0,50 mètre de largeur, pour un montant estimé à 9 500 francs.

D’autres travaux de construction d’un mur de clôture sont estimés le 2 août 1924 à 18 500 francs pour un linéaire de 132 mètres sur 1,80 de hauteur et 0,50 de largeur.

Raymond Hélaine, fondateur de la section SFIO de Villedieu-les-Poêles, directeur du cours complémentaire de Villedieu-les-Poêles, décédé à 56 ans, est inhumé dans le cimetière début 1951.[13]

Les premiers avis récemment publiés : 26 novembre 2007 (27 sépultures), 20 novembre 2008 (41 sépultures), 14 juin 2009 (57 sépultures), ne peuvent qu’interpeller notre attention pour la conservation de la mémoire locale.

Sépultures et monuments

Parmi les monuments les plus remarquables, citons :

Îlot de la Croix

  • Duparc Simon : tombeau. Épitaphe : ici / repose / Simon / Duparc / chapelin / de l’hospice / décédé / le 3 mars 1838 / dans sa 83e / année / la reconna / issance / publique / en élevant / ce monument / a voulu honorer / sa mémoire / comme prêtre / instituteur / et citoyen. A l’arrière : monument élevé par reconnaissance / dans le mois de juillet 1844.
  • Havard : colonne de marbre surmontée d’une urne. Épitaphe : a / Marie Victoire Havard / née à Villedieu / le 2 juillet 1817 / et décédée le 1er juin / 1838 / enfant unique / de Michel-François / Havard / et de Jeanne-Victoire / Gautier / épouse douce / vertueuse et bien aimée / de Pierre-Philippe / Dolley / et vivement regrettée / dans l’une / et l’autre famille / par son époux.
  • Beust : stèle de marbre blanc, néogothique, croix sommitale, illustration de rose sur tige et bouquet de trois pensées ainsi que trois larmes. Épitaphe : ici repose Florentine Beust / décédée le 3 mai 1840 à l’âge de 18 ans 11 mois / fille un jour / douée de vertu / de douceur, de bonté / excellent enfant, véritable amie / elle laisse son père et sa mère / dans une désolation profonde / et emporte les regrets de tous ceux qui l’ont connue / son père et sa mère.
  • Pitel : tombeau granit et marbre, croix de granit. Épitaphe : Gilles Pitel / directeur de poste aux lettres / ancien conseiller municipal / administrateur de l’hospice / né le 27 juillet 1770 / mort le 13 juillet 1858 / Virginie Gautier / son épouse / née le 3 mars 1791 / morte le 6 décembre 1868 / illustration d’une croix / à leur mémoire par leur fils et famille. Sur croix : Mme / Loyer / née Pitel / 1857-1925 / Mr Louis / Loyer / 1846-1933.
  • Dolley : tombeau de granit. Épitaphe : Mr Louis Dolley / 1854-1891.
  • Brouard : tombeau de granit, haute croix fleurdelisée. Épitaphe : Alexandre / Brouard / 1793-1888 / Émile Brouard / 1795-1876 / Fanny Brouard / 1823-1914.

Carré A

  • Bidet Charles : obélisque en granit. Épitaphe : ci gît Charles Bidet / né à Londres, mort à Fleury / le 14 décembre 1850 / âgé de 13 ans / je suis la résurrection et la vie / dit le seigneur, celui qui croit / en moi, encore qu’il soit mort / vivra et quiconque vit et croit / en moi ne mourra point pour / toujours (évangile de St Jean chapitre XI verset 25). Paul Bidet, son père au maire et habitants de Villedieu / reconnaissance.
  • Lafontaine Eugène : tombeau granit, clôture de 4 plots de granit et de barres de fer rondes, urnes funéraires sur plots de granit. Épitaphe sur plaque de bronze : Eugène Lafontaine / chevalier de la Légion d’honneur / capitaine des mobiles de Villedieu / en 1870 / 18 juillet 1828 / 27 mai 1893 / signée E Leroussel.
  • Huault : obélisque de granit. Travail de taille de moellons et deux mains croisées. Quatre plots de granit, chaine, trois urnes de fonte.
  • Legrand-Digues (famille) : croix de fonte ajourée au Sacré cœur de Jésus et aux saints Pierre et Paul, calice et hostie rayonnante.
  • Fleury (Jules-Aimable) : obélisque de très grande dimension en granit, surmonté d’une croix de bronze, posé sur un double emmarchement ; restes d’une couronne. Épitaphe : Jules Aimable / Fleury / âgé de 22 ans et demi / mort à Paris / le 10 juillet 1848 / à la suite de blessures / reçues le 23 juin en défendant / l’ordre et la république / ses concitoyens / gravé par son père.
  • Lelégard-Lerosey : chapelle funéraire en granit, néogothique, petit vitrail, tympan au décor trilobé, croix sommitale. Epitaphe : à la mémoire de Mme Lelégard / née Marie / Alexandre / Victoire / Lerosey / 1815 à 1880 / Mr Jn-Baptiste / Lelégard / conseiller municipal / 1810 à 1895 / Mme Lelégard / née / Victorine / Boucey / 1843 à 1915 / concession perpétuelle.
  • Krien-Moulin-Krien-Mauviel (familles) : croix de fonte néogothique flamboyant, étoile à huit branches (X +) vierge, deux anges agenouillés aux mains jointes.
  • Besnou-Goupil : trois tombeaux, identiques dans leur proportions, constitués de bases en granit et de sarcophages en Kersanton, contiennent les sépultures des membres de la famille Besnou : « Aimable-Angélique Goupil / épouse de / M Pierre-François-Aimé / Besnou / née le 20 février 1784 / décédée le 8 juillet 1864 / Elle fut bonne épouse et bonne mère / et l’amie des pauvres ». Ce tombeau est signé « Poilleu, aîné et fils, sculpteurs à Brest ». Le deuxième tombeau « Titus-Alfred Besnou / docteur en médecine / de la faculté de Paris / né le 5 janvier 1808 / mort à l’âge de 42 ans / Cunctis jusjurandum magistri / tenuit / pauperibus proemature transiit ». Ce monument illustré d’une petite croix, de « sla et ora » 11 mai 1850, et de cinq pensées sur tige, est signé de « Poilleu frères à Brest ». Le troisième tombeau « Pierre-François-Aimé / Besnou / pharmacien / adjoint au maire / membre de la Société des Antiquaires de Normandie / décédé le 20 8bre 1858 / dans sa 82e année / Vitam operosum et senex mortem / unigeniti pertulit ». Ce tombeau, illustré d’une petite croix « sla et ora », est signé « Poilleu ainé et fils à Brest ».
  • Baron : Grand tombeau de granit. Épitaphe : Priez pour lui / À la mémoire de M Baron / ancien sous-préfet de Fougères / décédé le 9 novembre 1844 /dans sa 88e année / Il fut un administrateur fidèle/ un bon chrétien/ et le père des pauvres /. Suivi de :
  • Delaporte Nicolas-Anne : Ici repose le corps de/ Nicolas Anne Delaporte / Curé doyen de Villedieu les Poêles / Chanoine honoraire de la cathédrale de Coutances/né à Virey / le 15 8bre 1788 / décédé le 6 8bre 1858 / De Profundis / Très bon état.

Carré B

  • Houël Armand : croix de fonte ajourée illustrée des pèlerins d’Emmaüs, ange, Ecce Homo, Marie-Madeleine. Épitaphe : ici repose Armand Houël / décédé le 15 avril 1918 / dans sa 49e année / priez pour lui.
  • Pigeon-Litan-Béatrix (famille) : grande concession clôturée, trois tombeaux. Épitaphes : À la mémoire de / Étienne-René Béatrix / ancien officier né à / Ville-Dieu le 3 janvier 1790 / décédé le 21 8bre 1852 / priez Dieu pour lui. [14] À la mémoire de Mr Félix Béatrix né à Ville-Dieu le 13 avril 1791 / décédé le 30 9bre 1859 / et de Mme Marguerite-Augustine Huard son épouse née à / Ville-Dieu le 19 avril 1788 / décédée le 22 janvier 1848 / priez Dieu pour eux / signé Duprateau.
  • Paris-Foucard (famille) : tombeau de granit. Épitaphe : Pierre Paris / 1922-1990.
  • Paris Pierre : tombeau granit, haute croix fleurdelisée, illustration d’un calice-hostie. Épitaphe : ici repose LBP Paris / prêtre de l’Oratoire / 24 7bre 1861-9 juillet 1892. Plaque : Pierre Paris / prêtre de St Sulpice / aumônier général / des / universitaires catholiques / 1884-1939.
  • Paris Pierre : tombeau granit, haute croix fleurdelisée, illustré d’un cœur enflammé surmonté d’une croix et ceinturé d’épines. Épitaphe : ici repose / M Pierre paris / 19 avril 1814-9 février 1895 / priez pour lui / Me Paris / 1830-1911.
  • Leroux-Pitel-Clouet-Loyer : carré de cinq pierres tombales en granit bouchardé gravé relief: 1°docteur Leroux / décédé à Périers / le 28 septembre 1898 / Madame Leroux /née Pitel /1855-1933 / Docteur - 2°CPG/décédé le 27 Xbre 1870 / PPG / décédé le 12 9bre 1903 / Alphonse Lavalley prêtre / 1921-1997 - Louis Clouet / 1870-1909 / Louis Clouet/1899-1900/Charlotte Clouet-Loyer/1874-1957 / Villedieu/unis dans la mort le 6 juin 1944 /au bombardement d'Écouché / Quod Deus conjuxerat homo non separavit - Vtin Clouet / décédé 14 janvier 1888 / Me Clouet-Gautier/décédée le 3 juin 1923 (R2)

Carré C

  • Ledo-Duval : tombeau de granit aux angles rentrés. Épitaphe : a ma ville natale reconnaissance éternelle / à la mémoire de mon père / Denis-Louis-Michel / Ledo / docteur en médecine / et de ma mère / née Marie-Monique / Duval / souvenir filial / monument érigé le 1er janvier 1847 / de profundis.
  • Ledo Pierre-Constantin : obélisque de granit, clôture de fonte, quatre boules de pin. Épitaphe : a / Ledo / Pierre / Constantin / sous-ingénieur / au corps royal / des hydrographes / de la marine / né le 17 octobre / 1820 / mort le 13 avril / 1845 / ses collègues et amis.
  • Picault-Mauduit (famille) : croix de fonte, Bon pasteur, deux saintes femmes / pots à feu / épis de blé / vigne, typhas, trois angelots. Épitaphe : famille Picault-Mauduit.
  • Deux tombeaux et une stèle de granit illustrée de l’année 1847 / souvenir élogieux à ma femme et mes enfants / propriété achetée le 24 8bre 1847.
  • Tréfeu (famille) : grand tombeau sarcophage de granit, quatre pieds cannelés, cannelures sur les parois. Épitaphe : Charles Tréfeu / 1851-1901 / Marie Tréfeu / née Monnier / 1860-1942 / Charles Tréfeu / sergent au 174e d’infanterie / tombé à Loivre le 18 septembre 1914 / 1891-1914 / mort pour la France / Jeanne Tréfeu / 1886-1887 / André Tréfeu 1888-1889.
  • Gautier-Troussel-Cornière-Gautier (famille) : croix de fonte (cassée) illustrée de l’ange gardien tenant deux enfants, vierge à l’enfant, couronne de roses.
  • Baudry Louis : tombeau granit bouchardé. Épitaphe : L. Baudry dteur Mcin / 1794 à 1871 / concession perpétuelle au docteur Louis Baudry / le conseil municipal de Villedieu à l’unanimité, en reconnaissance des soins nombreux et assidus / pendant de très longues années gratuitement aux malades de l’hospice et de la ville de Villedieu / délibération municipale du 8 novembre 1871.
  • Potrel-Lemoine (familles) : tombeau à haute croix à pointes. Épitaphe : chanoine Potrel / officier / de la Légion d’honneur / 1878-1951 / familles Potrel-Lemoine / CAP.[15]
  • Mauviel (abbé) : Calice/ JJ Mauviel / prêtre de Saint-Sulpice / 1850-1915.

Carré des ecclésiastiques

  • David C. : tombeau platetombe, croix pédiculée, granit bouchardé. Épitaphe : C. David / chanoine honoraire / 1857-1933 / curé de Villedieu / 1909-1930.
  • Viel : tombeau platetombe, croix pédiculée granit bouchardé. Épitaphe : Mr Viel / ancien / curé de Beauvoir / décédé le / 14 janvier 1876 / dans sa 65e année / priez Dieu pour lui.
  • Pitel : tombeau platetombe, croix pédiculée, granit bouchardé. Épitaphe : Joseph Pitel / ancien curé de / La Bloutière / né en 1793 décédé / le 9 avril 1874 / de profundis.
  • Morin : tombeau platetombe, croix pédiculée, granit bouchardé. Épitaphe : M.P. Morin / décédé / aumônier de l’hospice / de Villedieu / le 14 janvier 1911 / priez Dieu pour lui.
  • Pellerin : tombeau platetombe, croix pédiculée, granit bouchardé, calice, hostie, deux torches enflammées retournées. Épitaphe : ci git Mtre / CC. Pellerin / curé de Ville / dieu / décédé / le 22 avril 1826 / cette pierre / consacrée à / sa mémoire / par le conseil / de fabrique / en reconnai / ssance de ses / bienfaits / envers l’église et / les pauvres / de profundis.
  • Leroussel : fragment de plaque de fonte d’aluminium fixée sur la croix précédente. Epitaphe : corps de Mr Leroussel / vic. De Ville / dieu décédé / le 2 février / 1854 (1834) / de profundis.
  • Le Bedel : tombeau platetombe, croix pédiculée, granit bouchardé. Épitaphe : Mr VA Le Bedel / doyen de Villedieu 1878 / priez Dieu pour lui / hommage des paroissiens.
  • Feillet : Épitaphe : M François Feillet / chanoine honoraire / curé doyen de Villedieu / 1931-1945 / la paroisse reconnaissante.
  • Lebigot : tombeau, calice, hostie en relief. Épitaphe : abbé Louis Lebigot / 19/08/1958 / curé doyen de Villedieu / 1951-1958 / croix du mérite de l’ordre de Malte / requiescat in pace.
  • Vivien : tombeau plateombe. Épitaphe : chanoine / Louis Vivien / supérieur de / l’institution St Joseph / de Villedieu / né le 28/6/1907 / rappelé à / Dieu / le 8/2/1960.
  • Durieu : épaisse croix de granit bouchardé et christ appliqué. Épitaphe : Georges Durieu / prêtre / 1884-1974 / paroisse Notre Dame de Villedieu.

Carré D

  • Thomas-Baudry : tombeau. Épitaphe sur plaque de marbre blanc, signée Galzi à Vire : nos regrets te suivront au-delà de la tombe / et les anges du ciel à l’heure où la nuit tombe / viendront s’unir à nous pour bénir tes bienfaits / ton époux que tes soins entourèrent sans cesse / imitant tes bontés et ta sainte sagesse / tant qu’il respirera ne t’oubliera jamais. Mère repose en paix ta tombe couronnée / verra plus d’une fois la douleur inclinée / devant le souvenir de tes hautes vertus / du séjour où tes yeux planeront sur cette terre / daigne accepter les pleurs et la douce prière / des enfants qui ici bas tu n’embrasseras plus ! / Qui que vous soyez qui visitez ma tombe ne me refusez pas un ave maria. Une belle croix fleurdelisée.
  • Anonyme : belle croix de fonte ajourée, Christ intégré, sans croix, trois boutons de lis aux extrémités, ange agenouillé.
  • Anger-Guiard (famille) : colonne brisée de marbre blanc ; quatre plots de granit croisillonnés. Épitaphe : à notre / enfant chéri / Robert Anger / 12 janvier 1909 / 14 octobre 1918 / regrets.

Carré E

  • Mélanie (sœur sainte) : croix de granit boucardé sur dé. Épitaphe : sœur sainte Mélanie / religieuse de la Providence / 1877-1946 / de profundis.
  • Besnard Eugène : tombeau contemporain. Épitaphe : Eugène Besnard / 1875-1946 / victime du bombardement de Coutances.
  • Lechoesne A : tombeau granit bouchardé, disposition inversée. Épitaphe : ci gist le corps de / l’abbé A. Lechoesne / ancien curé de Virey / 1872-1957.
  • Bonnaric-Guérin (famille) : tombeau granit bouchardé, copie du tombeau de Napoléon 1er. Épitaphe : Famille Bonnaric-Guérin / Armand Bonnaric / 1860-1927 / madame Bonnaric née Guérin / 1873-1928.
  • Jeanne-Lethimonnier  (famille): tombeau granit. Épitaphe : a notre fils / Henri Jeanne soldat au 32e RAD / classe 1925 décédé le 6 avril 1927 à Villedieu / des suites de maladie contractée au régiment / dans sa 22e année.
  • Lecouturier : tombeau contemporain. Épitaphe sur plaque : Jean Lecouturier / mort pour la France / à 21 ans fusillé par les allemands / le 15 juin 1944 à Beaucoudray. Épitaphe sur tombeau : Marie-Angèle Le Couturier / née Mauduit / 1898-1989 / Mlle E. Le Couturier / docteur es lettres / 1891-1966 / Jean Lecouturier / 1928-2008 / Ernest Le Couturier / 1851-1916 / Louise Le Couturier / née Lenvoise / 1861-1938 / Eugène Le Couturier / 1893-1938.

Carré F

  • Dufour Ernest : tombeau, granit poli contemporain. Épitaphe : Ernest Dufour / Conseiller général, maire de Villedieu / officier d’académie / 1892-1931.
  • Derbeco-Mercier-Dumesnil : tombeau contemporain. Docteur Dumesnil / 1878-1946 / Mme Dumesnil / née Suzanne Derbeco / 1885-1947.
  • Pitel : croix de fonte cubique, trilobée, lierre, Christ appliqué. Épitaphe : Mme Pitel / née Landais / 1829-1910 / ici repose / madame Pitel / née Landais / décédée dans sa / 30e année / 1910 / priez Dieu pour elle.
  • Anonyme : croix de fonte ajourée, tétramorphe : aigle de st Jean, lion de st Marc, homme ailé de St Mathieu, taureau de St Luc ; couronne d’épines et de chrysanthèmes.
  • Anonyme : croix de fonte ajourée, épis de blé, colonnettes torsadées, vigne, Christ en croix.
  • Hélaine-Dubois : tombeau granit poli contemporain. Épitaphe : famille Hélaine-Dubois / Mlle Raymonde Hélaine / 1927-1957 / Raymond Hélaine / directeur de cours complémentaire / chevalier de la légion d’honneur / 1894-1950 / requiescat in pace.
  • Lehéricey Daniel : tombeau bas contemporain, granit poli. Épitaphe : Daniel Lehéricey / 1935-1981 / dur comme ce granit de ton pays / ton souvenir restera gravé / dans le cœur / de ceux que tu aimais.
  • Savary Louis : croix de fonte ajourée, trois anges, boutons trilobés, larmes. Épitaphe : ici reposent les corps de / Cécile Hue / femme Savary / 1878-1930 / Louis Savary / 1876-1933 / regrets / CAP / concession à perpétuité.
  • Parizot Eugénie : croix de fonte ajourée, Christ en croix intégré, deux saintes femmes. Épitaphe : à notre tante Eugénie Parizot.
  • Lengronne Daniel : tombeau ciment armé. Épitaphe : Daniel Lengronne / soldat au 29e Bon (bataillon) / du 7e génie / 1937-1958 / Mme Gabriel Lengronne / 1897-1978.
  • Duret  Marie (famille) : croix de fonte art décoratif, linceul, lianes de roses, Christ appliqué, peinte anthracite.
  • Anonyme : croix de fonte illustrée de Marie, Jean, lierre, angelot, épis de blé, vigne, boules de pin, vasque sommitale.
  • Levavasseur-Leneveu : porte couronne.
  • Maisonneuve : tombeau ciment armé. Epitaphe : Yves Maisonneuve / 7 septembre 1969 / Yves, notre fils veille / sur ta famille et soit pour / le monde un ange de paix.
  • Anonyme : croix de fonte plate, couronne de tanaisies, trois clous, lianes de roses, tulipes sur tiges.
  • Béatrix (FE) : tombeau granit bouchardé, inversé par rapport aux autres, croix en relief, calice, hostie. Épitaphe : F.E. Béatrix / prêtre / 1846-1911.
  • Boyer (famille) : croix de fonte trilobée, œil divin sur née, quadrilobe, serpent lové autour du fruit défendu, archange St Michel, quatre angelots. Épitaphe : famille Boyer.
  • Bourget-Cruet (famille) : exceptionnelle croix de fonte, triangle divin, urne drapée du linceul, crâne, tibias croisés, deux effigies voilées. Épitaphe : famille Jules Bourget-Cruet.
  • Rivière-Lemarié : tombeau de granit à haute croix à écôts, dé de moellons, lianes de lierre. Épitaphe : famille Rivière-Lemarié.
  • Anonyme : croix de fonte plate, couronne de roses, brelage cordelette, volubilis, iris sur tige, arums.
  • Anonyme : croix de fonte ajourée, vierge, couronne de roses et fleurs diverses, immortelles, AM (ave maria), volubilis. Beau bouquet de pivoines.
  • Lasalle : colonne romantique brisée, granit, croix en creux. Épitaphe sur marbre blanc : Lucien / Lasalle / 1919-1943 / Maurice Lasalle / 1929-1947 / morts pour la France.
  • Lemoine-Gouelle (famille) : tombeau de granit à haute croix fleurdelisée. Épitaphe : famille Lemoine / Rouelle / Charles Villain / 1905-1953 / Madeleine Villain / née Gardin / 4-11-191026-05-1996 / famille Villain-Gardin / Césarine Lemoyne / née Gouelle / Joseph Lemoyne / la mort a ravi celui que nous / aimions, mais la mémoire du cœur / le retient près de nous / 1er juin 1958.
  • Anonyme : croix de fonte ajourée, angelot en médaillon, boutons aux extrémités, Christ montrant le livre, peinte.

Carré F : carré militaire

  • Louis Lenoir / docteur en médecine / chevalier de la légion d’honneur / croix de guerre / 1873-1932 / Mme Lenoir / née Brindjonc / 1881-[[1948].
  • Lafoix Eugène / 114e RI / né le 29-07-1881 / mort pour la France le 06-11-1914.
  • Sanceau Vincent / 318e RI / né le 27-07-1877 / mort pour la France le 30-10-1914.
  • Doilly Joseph / 44e RI / né le 21-04-1886 / mort pour la France le 21-10-1914.
  • Lescoq Yves / 25e RI / né le 29-01-1881 / mort pour la France le 20-10-1914.
  • Richard Marcel / 237e RI / né le 05-06-1882 / mort pour la France le 14-10-1914.
  • Pignol Auguste / 22e RI / né le 30-12-1892 / mort pour la France le 09-09-1914.
  • Gautier Eugène / 62e RI / né le 31-07-1888 / mort pour la France le 10-10-1914.
  • Meslet Emile / 24e RI / né le 29-07-1881 / mort pour la France le 06-11-1914.
  • Ouadi Ali Ben Mohamed Ben Saïd / 1er RI / né en 1881 / mort pour la France le 12-09-1914.
  • Cleargue Lucien / 28e RI / né le 10-05-1888 / mort pour la France le 10-10-1914.
  • Joffre Henri / 49e RI / né le 17-04-1887 / mort pour la France le 09-10-1914.
  • A Félix Pitel / colonel / ses frères / et sœurs / année 1833. Platetombe illustrée de quatre médailles militaires.
  • Pierre Guérin : colonne romantique à écôts, illustrée d’une croix de Malte, croix de Lorraine sur le dé. Épitaphe : au résistant / Pierre Guérin / martyrisé, fusillé / à Bernex, Haute-Savoie / citation à l’ordre du / corps d’armée / avec étoile de vermeil.
  • Leneveu Edmond 1920-1944.
  • François Pennec / 1920-1944 / victime de la Gestapo / mort pour la France / regrets.
  • Ernest Ravilly / 1923-1944 / victime de la Gestapo / mort pour la France / regrets.
  • Jean Joseph / 8e RI / né le 19-03-1920 / mort pour la France le 27-10-1942.
  • Thomas Léon / né le 16-04-1884 / mort pour la France le 23-06-1924.
  • Lebouvier Emile / 25e RI / né le 15-09-1895 / mort pour la France le 24-03-1918.
  • Lechevallier Emile / 90e RI / né le 09-04-1894 / mort pour la France le 27-05-1915.
  • Brechaire Elie / 94e RI / né le 16-07-1891 / mort pour la France le 27-11-1914.
  • Lecourtois Armand / 80e RI / né le 22-11-1869 / mort pour la France le 11-09-1916.

Carré F (suite)

  • Anonyme : croix de fonte déposée, ajourée, cœur percé, enflammé, épis de blé, deux torches enflammées nouées par un ruban.
  • Anonyme : croix de fonte ajourée, Christ couronné d’épines, blé, vigne, rameaux.
  • Lerdu Alice : croix de fonte ajourée, cœur enflammé et transpercé, couronne de roses, capsules de pavots, triplet de capsules de pavots aux extrémités. Épitaphe : Alice Lerdu / décédée le 29 juin 1965.
  • Bossard Augustine-Julia : croix de fonte ajourée, serpent essayant de pénétrer dans l’urne. Épitaphe : Augustine-Julia Bossard / 1880-1964.

Chapelle de l’hôpital

Érigée en 1716, elle est placée depuis 1802 sous le vocable de Notre Dame des sept douleurs, du Sacré-Cœur de Jésus [16] et de Saint Pierre et sainte Catherine [17].

Une seule sépulture, dans les murs, y est connue, à partir seulement du seul registre qui subsiste : Catherine Le Sueur est inhumée le 25 avril 1761 dans la chapelle en présence de maître Jullien-François Huard, vicaire de Villedieu ; maître Pierre Pitel, prêtre et maître Lehéricey, chapelain.

Cimetière de l’hôpital

Charles-François Robine, de Saint-Sauveur-Lendelin, autrefois canonnier-bombardier du Canada et maintenant invalide de la marine, probablement en pension à l’hôpital de Villedieu, est enseveli dans le cimetière dudit hôpital le 31 janvier 1774.

Ils sont plusieurs anciens soldats à être ensevelis en ce lieu, mais le seul registre ancien ne donne qu’une vision très partielle.[18]

Notes et références

  1. Registre de sépultures de l’hôpital.
  2. Fille de Geoffroy et de Françoise Villain. La sépulture est faite en présence de François et Pierre Viel, fondeurs.
  3. Fabrique paroissiale : 300 J 488.
  4. Copie de la délibération extraite du fonds de la fabrique en 300 J 488 / 31 (archives diocésaines) en dépôt aux archives départementales de la Manche
  5. Etat des rentes, contrôlé à Villedieu le 2 octobre 1780 : 5 E 16327 (Archives départementales). La fieffe était de 62 livres 10 sols. Le contrat avait été passé chez Me Foubert, notaire, le 16 Xbre 1731.
  6. 1833-1835.
  7. Le trépas avec grosse cloche sera sonné.
  8. sous seing privé
  9. Section A n° 7-8-9. Le docteur Crespin, maire de La Bloutière était le commissaire enquêteur. Fonds d’archives municipales déposées aux archives départementales.
  10. Avranchin, journal d’Avranches du 18 octobre 1891, numéro 42 aux archives départementales de la Manche.
  11. Journal d’Avranches : 14 et 21 mai 1899.
  12. Le 1er acte date du 8 novembre 1910.
  13. La République de Normandie du 5 janvier 1951.
  14. Souvenir français.
  15. L’abbé Potrel célébra sa première messe en février 1903 (Avranchin du 15 février 1903).
  16. La dite confrérie du sacré cœur de Jésus fut érigée dans la chapelle le 4 janvier 1766. Elle est rétablie après la Révolution le 7 octobre 1808.
  17. Enquête 16 II 1860 sur les vocables d’églises et chapelles du diocèse : archives diocésaines à Coutances.
  18. Registre des inhumations dans le cimetière de l’hôpital jusqu’en 1792.

Lien interne

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