Cimetière de Champrepus

De Wikimanche

L’ancestral cimetière de Champrepus environne, fort probablement, l’église saint Jean-Baptiste depuis que l’on posa la pierre angulaire, fondatrice de l’édifice. Étant donné que cette église conserve des éléments de la période romane, il est possible de faire remonter l’origine au plus tard au XIe ou XIIe siècle. Et si l’on tient compte de l’amour des habitants à faire remonter l’histoire de la paroisse aux origines romaines, une église pourrait y être encore plus ancienne.

Le périmètre dudit champ de l’éternel repos ne correspond guère à la physionomie médiévale. Le percement de la grand route, l’urbanisation, le souci du rectiligne auront effacé ce qui avait été retenu comme espace sacré autour de l’église. Comme dans beaucoup d’autres cimetières le végétal a laissé la place au minéral. Quelques infimes fragments de pelouse subsistent. Il n’y a plus de traces d’if funéraire. Le cimetière a été augmenté au sud-est par une portion de terre de la largeur de l’ancienne grange dîmière.

Le conseil municipal reconnaît le 23 juillet 1871 « que le cimetière communal qui n’a qu’une étendue de 18 ares 19 centiares est à peine suffisant pour une population de 757 habitants ». Son agrandissement est impossible et monsieur Lemare, maire informe les conseillers que «la commune va se trouver dans un avenir peu éloigné dans la nécessité d’acheter un terrain détaché pour y établir un nouveau cimetière ». Ce n’était qu’une vue de l’esprit. Les hauts cotisés de la commune demandent le 25 juillet 1880 de prélever sur les 98 francs destinés à l’église la somme nécessaire à la clôture du cimetière. Il ne sera plus question d’un autre cimetière.

Le cimetière de Champrépus dans l’histoire

S’il est bien un lieu chargé de mémoire, c’est le cimetière. Or les gestions des cimetières opposent des notions de gestion de l’espace disponible et l’intérêt de conserver la mémoire.

Évoquer l’histoire de l’enclos funéraire est un exercice périlleux. Les quelques commentaires concernant le cimetière sont extraits des procès-verbaux des visites archidiaconales.

Il y a beaucoup d’ordures dans le cimetière de Champrépus en 1682 et des fientes de pourceaux et autres bêtes encore, bien que, précise l’archidiacre, nous l’ayons trouvé de bonne clôture. Mais ça ne dure pas car il n’est pas en bon état en 1691 étant toujours exposé à la profanation. Le visiteur précise qu’il l’avait toléré depuis plusieurs années parce qu’il s’agissait d’y déposer les matériaux nécessaires pour parachever la tour et qui est restée imparfaite. L’aire dans la nef est mal unie et poussiéreuse.

Le cimetière est maintenu en 1698 en assez bon état depuis la dernière visite. Son cimetière est exposé, en 1693, par tous les endroits à la profanation, les murs et les échaliers sont rompus. Il y a quelques réparations à faire aux murs, échaliers et barrières du cimetière en 1700.

Le cimetière est bien conservé en 1725 mais se trouve tout ouvert à cause des réparations que l’on fait à la tour en 1726. La clôture demande en 1728 quelques réparations. Il est nécessaire de faire clore le cimetière en 1734 alors qu’il l’était en 1730.

L’archidiacre est obligé de faire son procès-verbal de visite en 1736, dans le cimetière, car l’église est entièrement découverte. Il est bien clos et fermé en 1738.

Le dernier procès-verbal conservé de l’année 1754 ne dit rien à propos de l’enclos.

Le cimetière perd du terrain lorsqu’il fut décidé de construire la chapelle en 1770. On voit bien que le souci majeur de l’autorité religieuse est de conserver le cimetière dans un état de décence et de conservation.

Il faut attendre 1841 pour trouver un accord à l’amiable entre la municipalité, gestionnaire du cimetière depuis 1789, et Julien Lehodey, cultivateur, propriétaire des terrains limitrophes et de la grange qui le jouxte. Il s’agit de diviser le cimetière du jardin du presbytère. Le sieur Lehodey consent à ce que le mur qui sera fait contre le pignon de la grange, le soit sous la condition de conserver un accès pour la réfection de la toiture « un tour d’échelle » et faire les réparations nécessaires aux maçonneries. [1]Le cimetière perd de sa surface par la construction de la sacristie.[2]

Une carte postale ancienne du début du XXe montre un grand arbre s’élevant dans le cimetière sur la parcelle du midi, qui pourrait bien être l’if funéraire.

Des thuyas étaient régulièrement plantés le long de la route. Heureusement qu’ils ont disparus. L’église n’eut pas à souffrir de la bataille de l’été 1944. Seul l’angle, sud-est, du mur du cimetière, où s’élève désormais une croix de chemin, fut endommagé par un char allemand en retraite.

Les croix de cimetière

Deux croix se dressent :

  • Une très belle croix de cimetière ou croix hosannière, en granit, est conservée. Posée sur un triple emmarchement, elle se compose d’un dé cubique millésimé «1778». Il semble nettement plus récent que le fût de la croix et le croisillon, au vu du contraste qu’il y a entre les deux éléments. Le fût de la croix passe de la base carrée à l’octogone. Il est orné de trois éléments : une rangée de huit perles, une rangée alternée de quatre perles et de quatre bubons et un anneau en forme de larmier. La base carrée est illustrée sur ses quatre faces des instruments de la passion : à l’ouest : fer de lance et inscription : ocr/uxa/vesp/esunic/ [3] ; au sud : fer de lance ; au nord : roseau et éponge ; à l’est : échelle. L’ensemble correspond aux « instruments de la passion du Christ. Le croisillon octogonal surmonte le fût.
  • Une seconde croix s’élève dans l’angle sud-est. De forme trilobée, son édification est récente. Le Christ est en fonte. Deux anciennes croix de granit ont été enchâssées dans le muret, elles marquaient d’anciennes sépultures dans le cimetière au XVIe ou au XVIIe siècle. L’une des marches est faite d’une platetombe dont il est possible de lire : «Addes Pbre décédé le 28 Août 1728».[4] Le reste est malheureusement dissimulé sous les maçonneries. Vous remarquerez le calice et la patène sculptés.

Un dé de ce qui a pu être une ancien croix est scellée dans un contrefort sud du chœur.

L’église : lieu sépulcral

L’église fut un important lieu de sépultures : 5 platetombes sont encore repérables à l’intérieur et 2 autres à l’extérieur (portail ouest et porte latérale sud-ouest).

L’arrêté de Louis XVI en 1776 met un terme aux sépultures dans les églises qui deviennent très exceptionnelles et réservées.

Parmi les sépultures dans l’église, citons :

  • « T. D. 1580 ». Une sépulture dont le patronyme nous est inconnu ;
  • « Le corps de / Evno / viannee / femme de noble homme Marin Gallo / qui décéda le….. ».[5] L’écu est divisé en deux « pour parti ». Ses meubles ne sont pas lisibles mais on remarque tout de même un fer de lance[6] ;
  • « Cy gist le corps de / ………/ mme Gilles /……/ H CH / VS / Lacare, décédé le XXIIII ». L’écu est érodé ;
  • « Honorable / homme / M IVLE Fouchier / tabellion de ce lieu / 1603 / priez Dieu pour lui »[7] ;
  • « Ci / gist le / corps de Jan / Roser[8]décé / dé le 28e jour / de septembre / 1676 » ;
  • « Gist / Guillaume Mottey / P.V. / de ce lieu décédé le 29 juin 16..»[9] ;

Quelques défunts inhumés dans l’église

  • Jeanne Françoise Le Terrier, fille d’Hélie, écuyer de Tracy, 3 avril 1696 ;
  • Christine Duronseur, inhumée sous le portal, 6à ans, femme de Michel Duval, le 3 mai 1696, par Me J Duparc, vicaire ;[10]
  • Lo uis Foucher, fils de François, sieur de la Bazelière, et d’Elisabeth Auvray, sa femme, le 25 janvier 1699 ;
  • Marie de La Borde, fille de François et de Gilette Roumi, 19 ans, 1er mars 1699 ;
  • Jeanne Le Roussel, femme de François Le Terrier, sieur de Montigny, le 18 avril 1699 ;
  • François de La Borde, inhumé dans la nef, 9 novembre 1704 ;
  • Maître Louis Frémont est inhumé dans le chœur de l’église le 5 janvier 1707 ;
  • Marguerite Duval, 17 ans, inhumée sous le portal ;
  • Gabriel Jacques Antoine de La Borde, inhumé dans l’église, 21 octobre 1708 ;
  • Richard Ligot, 86 ans, inhumé dans l’église, 18 mars 1715 ;
  • Me Thomas Danin, curé de Champrepus, inhumé par Me Anthoine Dupont, le 24 mai 1721 ;
  • Maître Jacques Ligot, notaire, inhumé dans l’église par Me Simon Joseph Le Petit, prêtre de Beauchamps, 6 avril 1727 ;
  • Me Pierre Allain, 57 ans, inhumé dans l’église, le 3 février 1730 ;
  • Elye Le Terrier, escuyer, sieur de Tracé, inhumé le 7 février 1732 par maître Henry Lebrun curé de Dragueville, en présence de maîtres Guillaume de Lespine, Gabriel Esnaut, Jean Lechevallier, tous prêtres et Jean-Baptiste Levavasseur curé de Champrépus ;
  • Me Jacques Ligot, procureur substitut en la vicomté de Gavray, inhumé par Me Jean Godefroy, desservant de Fleury, le 12 novembre 1748 ;
  • Jean-Baptiste Le Terrier, écuyer, sieur de la Provostière, inhumé dans l’église par Me Eustache François Hinet curé du Mesnil-Garnier, le 10 juin 1752 ;
  • Marie de L’Orbehaye, fille d’Antoine, huissier audit lieu de la vicomté de Gavray, et de Jeanne Prével, inhumée dans l’église par Me Guillaume Chauvet, vicaire, le 31 août 1755 ;
  • Me Noël Langlois, vicaire, 31 ans, natif du Mesnil-Garnier, inhumé dans le chœur de l’église par Me Olivier Besnier, curé du lieu, en présence de Léonord Guillemin, curé du Mesnil-Villeman, Gilles Pépin, vicaire de Bourguenolles, le 20 juillet 1762 ;
  • Me Guillaume Duronseur, lieutenant de cavalerie, 70 ans, inhumé dans l’église par nous curé doyen du doyenné de Gavray, le 21 mars 1778, en présence de Me Robert Herbert, curé, Jean Beaufils, vicaire de Fleury, Pierre Layné, vicaire du Mesnil-Villeman, et Le Bas, vicaire.

Vitraux mémoriaux

La paroisse de Champrepus mentionne sur les vitraux de l’église paroissiale dont les noms suivent : Buc Vital, Lacroix Eugène, Toupet Alberty, Brière Émile, Legallet Henri, qui ne figurent pas sur le monument aux morts de la commune. Les quatre fenêtres du chœur sont des vitraux mémorial de la Première Guerre mondiale : Souvenir d’Adrien Le Chevalier 1893/1919 ; Marcel Decley 1895/1917 ; et deux autres vitraux en mémoire des 28 soldats tombés.[11]

Le cimetière : lieu de toutes les mémoires

Monument aux morts

Le cimetière devient, depuis la fin de la grande guerre, le lieu privilégié de la commémoration du sacrifice des poilus de 1914-1918 puis de ceux de la Seconde Guerre mondiale.

L’obélisque du monument aux morts se dresse à la droite de l’entrée principale sud-ouest depuis son inauguration le 20 novembre 1920. [12]

Les poilus morts au champ d’honneur : Regnault Marcel, Massue Gustave, Combe Alphonse, Josseaume Alexandre, Robine Gaston, Poret François, Desfeux Amand, Decley Marcel, [13]Decley Henri,[14] Legallet Ernest, Duchemin Henri, Jaquette Paul, leclerc Albert, Fouché Cyprien, Gallais Emile, Briens Victor, Leguillochet Ernest, Leguillochet V., Brière Henri, Malenfant Prosper, Lemonnier C., Gablier Ernest, Leroyer Renest, Le Chevallier Adrien, Duval Léon, Julie Constant, Jaquette Auguste.[15] Auxquels il faut ajouter : Gaston, Lucien, Louis, Germain Robine, 1894-1915, tué à l’ennemi.[16]

Les sépultures

Généralité

Deux cent soixante-deux sépultures sont marquées, dont 122 contemporaines. Il y a 67 monuments et croix de ciment dont 6 ont la forme d’un arbre de vie. Il ne subsiste plus que 41 croix de fonte et une seule clôture de même nature. 43 monuments de granite dont 14 sont en élévation.

Le végétal est peu présent : 4 sépultures plantées : œillets. L’horizontal des stèles contemporaines l’emporte désormais sur la verticalité et l’élan vers le ciel.

Les matériaux présents sont : le granite, dans sa version bouchardée ancienne ou polie contemporaine ; deux monuments en calcaire de Montmartin-sur-Mer ; le ciment est bien présent, une stèle de calcaire tendre et la fonte. Nous n’avons pas réussi à imaginer des monuments de marbre blanc pourtant si fréquents au XIXe siècle.

Les sépultures des prêtres curés

Rassemblés à proximité de la croix hosannière, les tombeaux qui subsistent rappellent les présences des ecclésiastiques morts pour la plupart dans l’exercice de leur ministère depuis le XIXe; se sont :

Les autres sépultures d’ecclésiastiques ont disparu et notamment celle de l’abbé Pierre Julien François Badet (ou : Le Badet), curé de Champrepus, assassiné le 8 germinal de l’an IV par des patriotes.

Les sépultures d’anciens édiles

Nous n’avons pu identifier que ces deux sépultures.

  • Prosper Dubourg, 1985 ;
  • Briault, peut-être inhumé dans le caveau de famille avec son fils Fernand, adjoint ;
  • Désiré Regnault, ancien maire, 26 août 1897 ;
  • Gustave Massue (1914-1978), adjoint au maire.
  • Maurice Legrand (1909-1987), adjoint au maire.

Les sépultures dans l’histoire de Champrépus

Outre les curés et les maires, voici une liste, non exhaustive, de défunts ayant accompli un rôle, une fonction intéressante :

  • Jean Le Roulley, meunier des Planches, originaire de Percy, inhumé le 17 janvier 1694 ;
  • Jean du Mesnil, écuyer, demeurant à La Chapelle-Cécelin, mort à Champrépus, 1er janvier 1697 ;
  • Étienne Roger, 52 ans, inhumé et mis dans le cimetière de ce lieu dans la sépulture de ses ancêtres le 31 janvier 1704 ;
  • Jean Blin, âgé de 72 ans, inhumé par moi curé le 27 décembre 1713 ;
  • Me Léonord Ligot, sous-diacre, inhumé dans le cimetière, 25 ans, 30 avril 1720[23] ;
  • Françoise Desmoulins, veuve de Jean Belin, Blinière, 60 ans, inhumée le 6 juin 1720. Elle fut l’épouse de Jean Belin sculpteur[24] ;
  • Me Julien Addes, prêtre vicaire, inhumé dans le cimetière par Jean Davignon, curé du Mesnil-Vinneman, le 28 août 1728 ;
  • Me Jean-Baptiste Levavasseur, ancien curé de Champrépus, inhumé dans le cimetière par Me Eustache François Hinet curé du Mesnil-Garnier, le 24 août 1754 ;
  • Me Robert Herbert, curé de Champrépus, inhumé dans le cimetière par le curé de Noirpalu, le 13 février 1781 ;
  • Jean Périers, décédé à la suite des mauvais traitements qu’il avait reçus, inhumé le 21 juillet 1789 ;
  • Me Guillaume Antoine Prével, sous-diacre, inhumé dans le cimetière par le curé de La Lande-d’Airou, le 6 mars 1790 ;
  • Jean-François Cacquevel, inhumé par le curé du Mesnil-Rogues, le 25 avril 1816 [25] ;
  • Charles François Onfroy, maire de Champrépus, inhumé par M Le Rouge vicaire de Beauchamps, le 23 mai 1823 ;
  • Pierre Le Roux, desservant de Champrépus, inhumé le 10 novembre 1840 par le curé du [[Le Mesnil-Garnier ;
  • Michel René Renault, curé de Champrépus, inhumé le 2 juin 1877[26] ;
  • Étienne Jacquette, membre du conseil de fabrique, inhumé le 31 mai 1885 ;
  • Élisabeth Ficet, femme Rommy, ancienne institutrice carmélite défroquée (je cite), inhumée dans le cimetière le 12 janvier 1886 ;
  • Dominique Olivier, maire de Champrépus, inhumé le 30 août 1886[27] ;
  • Emmanuel Héon, inhumé à la charité le 4 mars 1888 ;
  • Eugénie Dairou, horriblement mutilée dans la rigole de la grand-route ayant été traînée par sa vache, inhumée le 25 juin 1888 ;
  • Marie Roger, veuve de Nicolas Olive, ancien maire avant son frère (village de la Vivonnière), inhumée le 15 novembre 1888 ;
  • Charles Davignon, vénérable personne, dernier représentant de cette grande famille, inhumé le 3 mars 1890[28] ;
  • Jean Mahey, membre du conseil de fabrique, sépulture du 12 mai 1892[29];
  • Louis Bédouin, conseiller municipal, propriétaire à l’hôtel Mahey, inhumé le 10 octobre 1894 ;
  • Louis Decley, natif du Mesnil-Rogues, inhumé en 1ère classe en présence de tous les curés du voisinage le 1er décembre 1894 ;
  • Bon Louis Blin, menuisier habile comme ses ancêtres, 21 février 1895 ;
  • Guillaume Boisyvon, mort du Charbon, bon et fidèle ami, 8 juillet 1896 [30] ;
  • Désiré Marie Regnault, « maire intelligent, actif et loyal » selon le curé, 28 août 1897[31] ;
  • François Datin, époux de Marie Deguette sœur du missionnaire S Deguette, martyr en Chine, 28 mars 1897 ;
  • Arthur Levillain, gros marchand de chevaux, 26 novembre 1897 ;
  • Armand Dairou, ancien chef de gare à Vincennes, 25 octobre 1898 ;
  • Eugène Lefèvre, meunier au moulin des planches, 21 novembre 1899 ;
  • Sophie Patey, veuve de Jean Mahey, marraine de la grosse cloche en 1826, bienfaitrice de l’église, sépulture du 20 avril 1901 [32] ;
  • Sépulture d’Adolphe Herbert, maire de Champrépus, parrain de la 3e cloche, descendant de Robert Herbert, ancien curé de Champrépus, le 13 février 1902.[33] ;
  • Pierre Addes, conseiller municipal, sépulture du 14 mars 1902;

L’héritage funéraire intéressant (autres monuments)

Un tombeau produit par le sculpteur breton «Hernot» de Lannion avec une croix couchée sur un coussin orné de sa cordelière et des quatre glands[34].

La concession renferme les restes de Jean Mahey, membre du conseil de fabrique, autrefois couvreur, chef d’atelier à Paris, vivant rentier depuis une quinzaine d’années au village des Mizardières, inhumé le 12 mai 1892, à l’âge de 74 ans et de Sophie Patey, inhumée le 20 avril 1901, veuve de Jean Mahey, 78 ans, bienfaitrice de l’église et marraine de la grosse cloche donnée en 1826.[35]

Une stèle brisée, en calcaire tendre, avec draperie et glands, couronne mortuaire, est disposée au sud est du chœur. La sculpture en est fort bien réalisée. La sépulture contient la dépouille de Mme Edouard Février née Rose Foucard, 13 Xbre 1909 - 23 août 1929. La plaque vissée en fonte d’aluminium recouvre le nom du 1er défunt.

Deux très belles et très grandes croix de fonte de la concession Désiré Regnault, ancien maire, avec les vertus théologales qu’il est absolument nécessaire de sauvegarder.

Plusieurs croix de fonte à l’ouest dont une avec l’archange saint Michel, une seconde avec un Christ roi ou Saint Louis (signée par le fondeur : DM 60).

Notes et références

  1. Pièce n° 94 du fonds du diocèse en dépôt aux archives départementales de la Manche : 300 J 387
  2. Dossier 1 Z 22O (fonds sous-préfecture d’Avranches aux archives départementales de la Manche).
  3. O crux ave spes unica : O croix, mon unique espérance.
  4. Pbre : prêtre.
  5. Peut-être s’agit-il de Jacqueline de Venne
  6. Ce meuble figure sur des armoiries de l’église voisine de Fleury.
  7. Il pourrait s’agir de Michel Fouchier.
  8. Peut-être « Roger » en raison de la malformation de la lettre.
  9. Probablement qu’il était prêtre vicaire.
  10. Le portail n’a pas survécu.
  11. Morts au champ d’honneur : Marcel Regnault, Gustave Massue, Alphonse Combe, Alexandre Josseaume, Gaston Robine, François Poret, Amand Desfeux, Marcel Decley, Henri Decley, Ernest Legallet, Henri Duchemin, Paul Jaquette, Albert Leclerc, Cyprien Fouché, Émile Gallais, Victor Briens, Ernest Leguillochet, Henri Brière, Prosper Malenfant, Ernest Gablier, Ernest Leroyer, Vital Buc, Eugène Lacroix, Alberty Toupet, Émile Brière, Henri Legallet, Adrien Le-Chevallier, Léon Duval, Constant Julie, Auguste Jaquette.
  12. Il y a un livre d’or des enfants de la commune morts pour la France (17 pages).
  13. Marcel, Louis Decley, né le 19 juin 1895 à Champrepus, tué le 5 septembre 1915 au mont Saint-Éloi.
  14. Henri Decley, caporal, né à Champrépus le 3 janvier 1892, tué le 5 mai 1917 à la ferme de la Royerie.
  15. Les prénoms complets ont été pris à partir des informations transmises par les vitraux mémoriaux de l’église paroissiale ; seules les initiales de ces mêmes prénoms figurent sur le monument aux morts.
  16. Né le 8 avril 1894 à Saint-Laurent-de-Cuves, résidant à Rennes où il était instituteur, fils de Félix et de Marie Lepeltier, domiciliés à Champrepus. Soldat brave, il fut tué le 23 mars 1915, dans l’accomplissement de son devoir, médaille militaire (JO du 19-11-1921).
  17. Nécrologie dans la semaine religieuse de 1906.
  18. Né à La Luzerne, fils de Jean et de Françoise Le breton, il fut enseveli par le curé du Mesnil-Garnier (état-civil numérisé et registre de catholicité en 300 J 387).
  19. Notice nécrologique dans la revue catholique de l’année 1879-1880. Une fondation fut faite par Alphonse Adèle Frétel, propriétaire horloger à La Haye-Pesnel (dossier T 49 aux archives diocésaines)
  20. Il lègue à la fabrique dans son testament, enregistré le 4 juin 1877 à Villedieu-les-Poêles, 3 belles chasubles blanches, 1 chasuble verte, 1 violette, 3 étoles pastorales et 1 beau calice massif en argent (dossier T 49 aux archives diocésaines de Coutances).
  21. Fils de Laurent et de Louise Duchemin. Notice nécrologique dans la Revue Catholique de 1876-1877, page 578. Le registre de catholicité de l’année 1877 est lacunaire, comme plusieurs autres.
  22. Né le 12 novembre 1912 à Saint-Loup, ordonné le 29 juin 1937, jubilés sacerdotaux d’or et d’argent, habile cavalier, chasseur, dresseur de chiens (revue de presse non exhaustive : Manche-Libre du 26/05/2002 ; Ouest-France du 10/04/1989 ; Gazette de la Manche du 20/11/1987).
  23. Inhumation faite par Me Antoine Dupont, curé du Mesnil-Garnier et autres ecclésiastiques.
  24. Un fils « François Louis » est baptisé le 29 mars 1698. Il est nommé par maître Louis Frémond, prêtre curé de Champrépus, fils de Jean Belin, sieur de la Blinière, maître sculpteur sur bois et de Françoise Des Moulins, son épouse. La marraine est mademoiselle Élisabeth Auvray, femme de maître François Foucher, sieur de la Basilière, tous de cette paroisse.
  25. En présence de nombreux ecclésiastiques.
  26. Ordonné le 20 mai 1820, nommé à Champrépus le 27 novembre 1840 (notice nécrologique dans la Revue Catholique 1876-1877 page 578). Il lègue 3 belles chasubles blanches, 1 verte, 1 violette, 3 étoles pastorales, 1 beau calice massif en argent (dossier T 49 aux archives diocésaines de Coutances) enregistré chez Me Rachine à Villedieu le 4 juin 1877.
  27. Le curé précise qu’il fut « honnête homme, mais faible de caractère, surtout à l’endroit de la sœur Ficet, épouse de Jules Rommy, cause de troubles.
  28. Georges Pichard, curé, précise une épitaphe « Mortuus est manu baculum tenens est bonus piraclita »
  29. Le curé ajoute qu’il fut couvreur, chef d’atelier à Paris.
  30. Inhumé en face des deux croisées du chœur.
  31. Il va beaucoup plus loin dans son raisonnement en disant « qu’il fut son plus sûr appui dans la restauration de l’église, du presbytère et en dernier lieu pour l’acquisition des 3 belles cloches. Que Dieu l'en récompense et lui fasse paix et miséricorde ».
  32. Le curé ajoute sur son acte de sépulture « requiescat in pace ». Elle fit un legs à la fabrique de 3 000 francs pour l’entretien de son tombeau et faire dire des messes (dossier T 49 aux archives diocésaines de [[Coutances).
  33. Le curé précise dans le registre de catholicité, qu’il fut « sage, conciliant et bon chrétien ».
  34. Malheureusement non signé ici. Quelques tombeaux dans la Manche dont Saint-Nicolas-de-Granville, Blainville-sur-Mer, etc.
  35. Actes de catholicité du fonds de la paroisse de Champrépus en dépôt aux archives départementales de la Manche sous la côte : 300 J 387

Lien interne

Lien externe