Cigogne blanche

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La cigogne blanche (lat: Ciconia ciconia) est une espèce d'oiseaux qui peuple notamment le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

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Description

Les cigognes des deux sexes ont le plumage entièrement blanc. Les grandes plumes du bout des ailes et les secondaires sont noires. Leur queue est blanche. Le long bec est droit.

Habitat

La cigogne habite dans les marais dans lesquels elle trouve sa nourriture et ses nichoirs.

Certaines cigognes résident à l'année notamment du côté de Tribehou car elles y trouvent en tout temps leur nourriture.

Comportement

Il est courant de voir de nombreuses cigognes se nourrissant en groupes dans les prés quand elles nichent les unes près des autres. C'est le cas à présent dans le marais dans la région de Saint-Fromond, dans les ruines du château de la Rivière.

Elle se déplace en marchant lentement et toujours de façon majestueuse.

On peut l'observer posée sur une seule patte, lissant son plumage, sur un arbre, au sol ou dans son nid.

Alimentation

La cigogne blanche se nourrit dans le marais appréciant les grenouilles, les lézards, les anguilles, les poissons, les mollusques, les escargots ainsi que des poussins et oeufs d'autres oiseaux. Elle ne néglige pas non plus les petits mammifères.

Chant

La cigogne craque, craquette, claquette ou glottore. Elle est la plupart du temps silencieuse.

Elle se fait entendre quand elle se pose sur son nid. Des rapides claquements de bec bien rythmés signalent sa présence.

Vol

La cigogne blanche bat lentement des ailes, plane et s'aide des courants thermiques pour atteindre une grande hauteur.

Reproduction

Un couple de cigognes est uni pour la vie.

Le mâle revient de sa migration une quinzaine de jours avant sa femelle. Dès son arrivée, il commence à refaire le nid immédiatement.

Le nid est toujours placé dans des lieux hauts et découverts, faciles d'accès. On les trouve sur des tours, des clochers, des pylônes, des têtards des marais. Ces nids sont employés année après année.

Le mâle remet le nid à neuf en y ajoutant de nouveau matériaux. Celui-ci peut au fil des ans atteindre des volumes énormes. Son travail terminé, le mâle attend sa femelle. Commence alors la parade nuptiale, les cigognes prennent de curieuses postures et claquent du bec.

La femelle dépose en général 4 œufs blancs et brillants, à raison d'un tous les deux jours.

La couvaison qui commence au premier ou au second œuf pondu, est partagée entre les deux parents. La femelle couve la nuit ; le couple se partageant la journée.

L'incubation dure de 32 à 34 jours.

Les deux parents nourrissent les jeunes par régurgitation dans le nid où les poussins picorent.

Les jeunes ont le bec et les pattes rouge foncé et la pointe du bec est noir.

Le premier vol a lieu à l'âge de 55 à 60 jours.

La maturité sexuelle est atteinte à l'âge de 4 ou 5 ans.

Population

Depuis quelques années, le déclin amorcé au milieu du XXe siècle semble s'être inversé. Leur nombre augmente dans notre région malgré les électrocutions avec les lignes électriques pendant la migration ou la chasse dans ses quartiers d'hiver en Afrique.

L'hivernage des cigognes dans le marais de Carentan, démarre en 1989-1990 et progresse vraiment à partir de 2008-2009[1].

En 2013, 108 couples de cigognes sont recensés dans le département (pour 220 dans toute la Normandie) [2].

En 2018, on recense entre 65 et 75 adultes dans les marais de Carentan, notamment à proximité de deux centres d’enfouissement techniques : Éroudeville, au nord et Saint-Fromond, au sud[1].

Galerie de photos

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Manche. Les cigognes de plus en plus nombreuses  », Ouest-France, 3 février 2018
  2. « La cigogne se plaît et se reproduit dans la Manche », Dimanche Ouest-France, 11 août 2013.

Lien externe