Charles Tiphaigne de la Roche

De Wikimanche

Charles François Tiphaigne de la Roche, né à Montebourg le 19 février 1722 et mort dans la même commune le 12 août 1774, est un écrivain de la Manche, médecin de profession.

Il étudie la médecine à l'université de Caen et devient médecin en 1744.

Ce n'est qu'à ce titre de littérateur qu'il est encore connu.

Ses ouvrages témoignent des grands débats d'idées de l'époque, tout particulièrement sur des sujets scientifiques ou sociaux.

Publications

  • L'Amour dévoilé, ou le système des sympathistes, 1751, in-12°; ouvrage moitié par chapitres, moitié par lettres, où l'auteur, après avoir réfuté Platon, Aristote, Descartes, donne la transpiration pour cause de nos affections, c'est-à-dire que la matière transpirante de l'un, selon qu'elle chatouille, blesse les fibres de l'autre, ou ne produit aucun effet, devient la cause de l'amitié, de la haine ou de l'indifférence.
  • Amilec ou la graine d'hommes, 1754, in-12°; critique, sous la forme d'un songe, des faiseurs de systèmes modernes, et satire générale de plusieurs États.
  • Bigarrures philosophiques, 1759, 2 vol.in-12°; reproduites sans avoir été réimprimées sous le titre de Les Discours d'Ibrahim, 1779, 2 vol.in-12°. c'est un mélange de sérieux et de badinage composé de trois articles
    • Visions d'Ibrahim
    • Voyage aux limbes
    • Essai sur la nature de l'âme
  • Giphantie, 1760, deux parties in-8°; Giphantie est le nom d'une île que l'auteur suppose avoir été donnée à des génies un jour avant le paradis terrestre d'Adam. Ce roman, à la fois moral, critique et satirique a été traduit en anglais.
  • Essai sur l'histoire économique des mers occidentales de France, 1760, in-8°; l'auteur parle d'abord des produits de la mer en général, et de leur utilité, puis il traite spécialement de ce qui regarde le canal de la Manche, des fonds et de la variété des côtes, des pêches, de l'origine de certains péages sur la marée, etc.,; la dernière partie de son livre est consacrée à des espèces particulières de pêche telles que celle des marsouins, des huîtres etc., et à l'occasion de chacune d'elles il propose des améliorations.
  • Observations physiques sur l'agriculture, les plantes, les minéraux, 1765, in-8°.
  • L'Empire ses zaziris sur les humains, ou la zazirocratie, Pékin (Paris), 1761, in-16° de 121 pages. Les Zaziris sont des sylphes ou des génies qui influent sur chacun de nous à tout instant et dans toutes les circonstances. La zazirocratie est un réchauffé de beaucoup d'écrits entre autres du Comte de Gabalis de l'abbé de Villars
  • Sanfrein ou mon dernier séjour à la campagne, 1765, in-12°. Ce petit roman, qui n'a pas 200 pages, obtint le suffrage de Fréron, qui dit, dans l'Année littéraire de 1765, que l'auteur « aurait dû étendre cette bagatelle ».

Hommage

Le collège de Montebourg perpétue sa mémoire en portant son nom.

Source

Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne