Champrepus

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Champrépus ou Champrepus est une commune du département de la Manche.

  • Prononciation. — API : [ʃɑ̃pʁə'pu]; transcription francisée : chan-pre-pu.
Commune de Champrepus Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
48° 50' 1.66" N, 1° 19' 19.01" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Villedieu-les-Poêles
Ancien canton Villedieu-les-Poêles
Intercommunalité CC Villedieu Intercom
Gentilé Champrepussien(ne)s
Population 336 hab. (2016)
Superficie 9,12 km²
Densité 37 hab./km2
Altitude 57 m (mini) - 156 m (maxi)
Code postal 50800
N° INSEE 50118
Maire Jacques Letourneur
Communes limitrophes de Champrepus
Le Mesnil-Villeman Le Mesnil-Garnier Fleury
Beauchamps,
La Haye-Pesnel
Champrepus Fleury
Le Tanu La Lande-d'Airou La Lande-d'Airou

Map commune FR insee code 50118.png


Toponymie

Attestations anciennes

  • ecclesia de Campo repulso 1180/1189 [1].
  • Chanrepus 1192 [copie] [2].
  • [abl.] Campo repulso s.d. (12e / 13e s.) [2].
  • [abl.] Campo repuso 1230 [2].
  • Campum repusum 1206/1233 [2].
  • [abl.] Campo repulso 1272, ~1280 [2].
  • ecclesi[a] de Campo repulso 1332 [3].
  • Champrepus 1349 [4]
  • Campus repulsus 1351/1352 [5].
  • Champrepus 1612/1636 [6], 1677 [7].
  • Champ repus 1689 [8].
  • Champrepus 1694 [9], ~1700 [10], 1713 [11], 1716 [12], 1719 [13], 1758 [14], 1777 [15].
  • Chambrepus 1745/1780 [16].
  • Camprepus 1753/1785 [17].
  • Champrepus 1793 [18], 1801 [19], 1804 [20].
  • Champ-Repus 1828 [21].
  • Champrepus 1829 [22], 1854 [23], 1889 [24], 1903 [25].
  • Champrépus, Champrepus 1962 [26].
  • Champrepus 1972 [27], 1978, 1993 [28], 2007 [29].

Étymologie

Toponyme gallo-romain ou médiéval précoce constitué du gallo-roman °CAMPU ou de l'ancien français champ suivi d'un élément incertain.

Peu de spécialistes se sont risqués à interpréter ce nom. François de Beaurepaire [2] est le premier à avoir proposé une explication par le latin campus repulsus « champ éloigné, écarté » [30], suivant en cela les premières attestations du toponyme en latin médiéval. Cette interprétation a été reprise par Ernest Nègre [31], puis René Lepelley [32].

Comme le fait cependant remarquer François de Beaurepaire, cet emploi de l'adjectif latin repulsus (ou du gallo-roman °REPULSU) serait unique dans la toponymie française. Parallèlement, on n'en connaît pas d'aboutissement (qui serait °repus) en ancien français. Ces faits incitent à la prudence, même si l'étymologie est tout à fait plausible, tant d'un point de vue phonétique que sémantique. C'est la raison pour laquelle ce dernier auteur a également envisagé pour ce second élément le mot repu, qu'il affirme être attesté en ancien français au sens de « garni de pâtures » selon Godefroy [33]. Il est douteux qu'une telle signification, postulant une graphie °champ repeu, ait été systématiquement mal latinisée et mal notée (toujours avec -s), alors qu'elle aurait dû être claire à cette époque. À tout prendre, la première hypothèse, pour non assurée qu'elle soit, semble préférable. Dans cette optique, sans doute devrait-on envisager une fixation, probablement gallo-romane ou médiéval très précoce, étant donné l'absence de trace du mot °repus en ancien français.

☞ La commune de Champrepus est située très légèrement au sud de la ligne Joret, de telle sorte que l'on pourrait s'attendre à quelques traces d'un ancien traitement normano-picard de l'initiale. De fait, on rencontre sur la carte de Cassini (1753/1785) la forme Camprepus, dont on ne sait si elle représente vraiment une survivance de ce traitement, ou simplement une cacographie, peut-être analogique d'autres formes en Camp- plus au nord. Les formes latinisées Campus repulsus et Campus repusus, en usage du 12e au 14e siècle, ne sont d'aucun secours, et peuvent masquer ou non une forme dialectale. De même, la première forme romane citée, Chanrepus en 1192, provient d'une copie plus tardive dont la graphie a pu éventuellement être francisée.

Géographie

Entrée de Champrepus en provenance de Granville.

Histoire

  • Anciennes fabriques de papier (19e siècle).

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[34]. En 2016, la commune comptait 336 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [35] et INSEE [36])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
820 802 955 1 001 916 900 902 851 888 851
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
785 757 710 702 705 636 604 555 513 506
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
431 420 418 435 421 432 404 397 347 315
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
282 265 237 277 276 282 289 296 303 310
2012 2013 2014 2015 2016 - - - - -
318 323 329 335 336
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Denis Le Hodey (1792)
.......-....... .......
1795-1797 Jean Étienne Mahey
1798-1799 Pierre Paul Vibert
1800-1808 Jacques Gabriel Larcher
1808-1815 Étienne-Jacques Prével
1816-1823 Charles François Onfroy décédé en exercice le 22 mai 1823
1823-1840 Jean-Baptiste Néel
1840-1860 Nicolas Olive décédé en exercice le 25 juin 1860
1860-1878 Jean-Baptiste Lemare
1878-1886 Dominique Olive décédé en exercice le 28 août 1886
1886-1897 Désiré-Marie Regnault
1897-1900 Adolphe Herbert faisant fonction
1900-1902 Adolphe Herbert
1902-1927 François-Jean Briault
1928-1928 Clément Jourdan faisant fonction
1928-1944 Ferdinand Lepeltier
1944-1945 Léon Lhermitte faisant fonction
1945-1983 Prosper Dubourg SE
1983-1995 Pierre Letourneur
1995-2014 Jean-Claude Gautier DVD retraité
2014-actuel Jacques Letourneur SE agriculteur
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2013)

La mairie (2013)

Adresse : Le Bourg
50800 Champrepus

Tél./Fax : 02 33 51 02 70
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Officiel
Commentaire :
Source : Annuaire Service-Public (28 mai 2012)

Mardi 10 h - 12 h 15 -
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi - 15 h 30 - 18 h
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Jean-Baptiste.
  • Patron (présentation) : initialement l'abbé de Saint-Lô (don de Guillaume de Tracy), puis l'évêque de Coutances, et finalement le roi de France [38].
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Naissance

Décès

Économie

  • Aux meubles du moulin : ébénisterie depuis 1990
  • Au fournil d'antan : boulangerie libre-service [39]

Notes et références

  1. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, t. II, 1920, p. 364, § DCCXXXV.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4 et 2,5 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 97-98.
  3. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 349G.
  4. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 393, § 227.
  5. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 370A.
  6. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  7. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  8. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, Collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  9. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  10. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  11. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  12. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  13. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  14. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  15. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  16. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  17. Carte de Cassini.
  18. Site Cassini.
  19. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  20. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 614a.
  21. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 417.
  22. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 127.
  23. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  24. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  25. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  26. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  27. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  28. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  29. Carte IGN au 1 : 25 000.
  30. Ce sens de l'adjectif latin repulsus, initialement le participe passé du verbe repellere « repousser, écarter », est attesté dès l'époque classique.
  31. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 347 § 5543.
  32. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 91b.
  33. Nous avons vainement cherché ce mot et ce sens dans Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe s. au XVe s., Bouillon, Paris, 8 volumes, 1881-1902 (réimpression Kraus, Vaduz, 1965).
  34. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  35. Population avant le recensement de 1962.
  36. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 298-299.
  39. france3.fr (Lire et voir en ligne)