Chérencé-le-Roussel

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Chérencé-le-Roussel est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Juvigny les Vallées depuis le 1er janvier 2017.

Commune déléguée de Chérencé-le-Roussel
(commune de Juvigny les Vallées)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
48° 42' 30.62" N, 1° 0' 59.95" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Isigny-le-Buat
Ancien canton Juvigny-le-Tertre
Intercommunalité CA Mont-Saint-Michel-Normandie
Gentilé Chérencéen(ne)s
Population 307 hab. (2016)
Superficie 10,95 km²
Densité 28 hab./km2
Altitude 61 m (mini) - 290 m (maxi)
Code postal 50520
N° INSEE 50131
Maire délégué Claudine Chapelier
Communes limitrophes de Chérencé-le-Roussel
Lingeard Perriers-en-Beauficel Brouains
Le Mesnil-Gilbert Chérencé-le-Roussel Sourdeval, Saint-Clément-Rancoudray
Le Mesnil-Tôve Le Mesnil-Tôve Saint-Barthélemy, Bellefontaine

L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Charenceium 1235 [1].
  • [abl.] Charenceio 1236 [2].
  • [abl.] Charenceyo 1369/1370 [3].
  • [abl.] Charenceyo le Roussel 1371/1372 [4].
  • Charencé le Roussel 1393 [2].
  • ecclesia de Cherenceyo [5] 1412 [6].
  • Cherencey 1612/1636 [7].
  • Charencey le Roussel 1661 [8].
  • Cherencey 1677 [9].
  • Cherencé le Roussel 1689 [10].
  • Cherence le Rousel 1694 [11].
  • Cherenche le Rousel ~1700 [12].
  • Cherencey 1713 [13].
  • Cherencé 1716 [14], 1719 [15].
  • Cherence le Roussel 1719 [16].
  • Cherencé le roussel 1720 [17].
  • Cherence le Roussel 1736 [18].
  • Cherencé 1742 [19], 1758 [20], 1777 [21].
  • Cherencée le Roussel 1753/1785 [22].
  • Cherencé le Roussel 1793 [23].
  • Cherencé 1801 [24].
  • Cherencé-le-Roussel 1804 [25].
  • Chérencé-sur-Sée 1828 [26].
  • Chérencé-le-Roussel 1829 [27].
  • Chérence de Roussel 1854 [28].
  • Cherencé le Roussel 1825/1866 [29],
  • Chérencé-le-Roussel 1878 [30].
  • Cherencé le Roussel 1889 [31].
  • Chérencé-le-Roussel 1903 [32].
  • Chérence-le-Rousset 1926 [33].
  • Chérencé-le-Roussel 1962 [34], 1972 [35].
  • Chérencé le Roussel 1978, 1993 [36].
  • Chérencé-le-Roussel 2007 [37].


Étymologie

Chérencé représente le toponyme gallo-romain °CARENTIACU, formé avec le suffixe gallo-roman -(I)ACU ajouté à un nom de personne. Le premier élément est l'anthroponyme (nom de personne) gallo-romain d'origine gauloise °Carentius, variante de Carantius [38], d'où le sens global de « (domaine rural) de °Carentius » [39]. L'évolution Char- > Cher- est imputable à l'action fermante de [r] en syllabe initiale au Moyen Âge. Enfin, on notera vers 1700 la graphie Cherenche le Rousel qui, si elle ne représente pas une simple cacographie, pourrait-être l'indice d'un traitement normano-picard de [t] + [j] quelques kilomètres au sud de la ligne Joret. Cependant, cette forme est unique, et doit être considérée avec prudence.

Ce type toponymique se rencontre ailleurs en France sous les formes Carency (Pas-de-Calais), Chérancé (Mayenne, Sarthe), Charencey (Côte-d'Or, Orne), Charency (Moselle, Meurthe-et-Moselle), Charensat (Puy-de-Dôme), etc. Dans la Manche, il est également représenté par Chérencé-le-Héron.

L'ajout du déterminant -le-Roussel est attesté dès le 14e siècle. Il a été rendu assez tôt nécessaire par la proximité (environ 17 km) d'un autre Chérencé, devenu à la même époque Chérencé-le-Héron. Il représente le nom de famille Roussel, relativement fréquent dans la Manche, qui dut être celui d'un ancien seigneur. Il s'agit initialement d'un sobriquet médiéval évoquant une particularité physique, issu de l’ancien français rossel « roux, roussâtre », d’après la couleur des cheveux.

Géographie

Histoire

Nœud routier au bord de la Sée, Chérencé-le-Roussel est libérée le 4 août 1944 par le 39e régiment de la 4e division américaine du général Barton, mais les Allemands contre-attaquent avec la 116e Panzer Division et reprennent Chérencé[40].

Le 1er janvier 2017, Chérencé-le-Roussel fusionne avec Bellefontaine, Chasseguey, Juvigny-le-Tertre, La Bazoge, Le Mesnil-Rainfray et Le Mesnil-Tôve au sein de Juvigny les Vallées.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[41]. En 2016, la commune comptait 307 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [42] et INSEE [43])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
900 930 989 934 953 1 080 991 976 1 014 885
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 041 1 009 903 910 890 800 766 703 659 599
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
585 528 562 558 588 520 534 535 521 443
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
350 350 329 338 340 342 330 319 307 303
2012 2013 2014 2015 2016 - - - - -
304 305 305 305 307
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis INSEE à partir de 2004.


Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

  • Généralité : Caen.
  • Élection : Mortain.
  • Sergenterie : Martin.

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1791-1793 Louis Dubois
1793-1795 Pierre Lentaigne
1796-1796 Jacques Delaunay
.......-....... ....
1799-1800 Jacques Lepaigne
1800-1801 Charles Dubois
1801-1804 Jacques Lecomte
1804-1808 Jean-Baptiste Dubois
1808-1815 Jacques François Dubois
1815-1853 Jacques Pasturel
1853-1859 Jean-Jacques Danguy décédé en exercice le 7 octobre 1859
1859-1886 Nestor Pasturel décédé en exercice le 18 juin 1886
1886-1890 André Loisel décédé en exercice le 11 mai 1890
1890-1909 Victor Bazin
1909-1928 André Léon Loisel fils du précédent
1928-1945 Albert Saoul
1945-1949 Louis Leroy
1950-1959 Gustave Leroyer
1959-1988 Louis Leroy agriculteur fils du précédent
1989-2001 Roger Delarue RPR agriculteur conseiller général
2001-actuel Claudine Chapelier SE gérante de société
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à nos jours : 601 communes et lieux de vie de la Manche[40]
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2013).

La mairie (2013).

Adresse : Le Bourg
50520 Chérencé-le-Roussel

Tél./Fax : 02 33 59 84 16
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Site web de Juvigny les Vallées (24 juin 2019)

Mardi - -
Mercredi - -
Jeudi - 17 h 15 - 18 h 45
Vendredi - -
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Notre-Dame : autel à baldaquin (18e).
  • Vallée de la Sée.
  • Oratoire.
  • Bois.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Économie

  • Moulin à papier (disparu) : en 1828, 21 papeteries produisent environ 44 000 rames [45]. En 1838, on n'en compte plus que 12 qui produisent 25 000 rames [45].
  • Les Grands Champs : pommes de terre, courges, châtaignes, merguez, agneau et œufs
  • Filature Mauviel (fermée).

Bibliographie

  • Hippolyte Sauvage, « Canton de Juvigny-le-Tertre : Chérencé-le-Roussel », Revue historique, archéologique et monumentale de l'arrondissement de Mortain, tome 3, impr. d'Élie fils, Saint-Lô, 1883, p. 79-82. (lire en ligne)

Notes et références

  1. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 66a, § 412.
  2. 2,0 et 2,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 102.
  3. Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 145B.
  4. Ibid., p. 152B.
  5. Ajout de le Roussel dans l'interligne, sans doute au 18e siècle.
  6. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, op. cit., p. 157A.
  7. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  8. N. Sanson et P. Mariette cartographes, R. Cordier graveur, Duche et Gouvernement de Normandie, Paris, 1661.
  9. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  10. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  11. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  12. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  13. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  14. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  15. Guillaume de l’Isle, Carte des Provinces du Maine et du Perche, Paris, 1719.
  16. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  17. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BNF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  18. Bernard Jaillot, Carte topographique du diocèse de Bayeux, Paris, 1736 [BNF, collection d’Anville, cote 00260 B].
  19. Guillaume de l’Isle, Premier Geographe du Roy de l'Academie Royale des Sciences, Carte des Provinces du Maine et du Perche dans la quelle se trouve comprise la Partie Septentrionale de la Generalite de Tours, Amsterdam, Chez Jean Covens et Corneille Mortier, Geographes, 1742 [BNF].
  20. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  21. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  22. Carte de Cassini.
  23. Site Cassini.
  24. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  25. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 686c.
  26. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 421.
  27. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Mortain, p. 148.
  28. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  29. Cartes d’État-Major (relevés de 1825 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889).
  30. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 370.
  31. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  32. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  33. Carte du département de la Manche, L’Illustration économique et financière, 28 août 1926.
  34. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  35. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  36. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  37. Carte IGN au 1 : 25 000.
  38. Nom attesté plusieurs fois au CIL (Corpus Inscriptionum Latinorum) III et IX. Carantius est un dérivé en -ius du nom de personne gallo-romain Carantus, latinisation du gaulois Carantos. Ce nom représente une formation participiale en -ant- sur le radical car- «aimer» (cf. breton karout, karet, cornique care, gallois caru, caraf « aimer », ancien irlandais caraim « j’aime »). Il signifie littéralement « qui aime, aimant », d’où « ami » et aussi « parent » (cf. gallois ceraint, pluriel de car « parent, ami », cornique kerens, pluriel de car « ami », breton kerent, pluriel de kar « parent »). Le radical celtique că-ro- se rattache, quoique de manière mal définie, à la racine indo-européenne °kā- «aimer, désirer», à l’origine du latin carus « cher, aimé » aussi bien que de l’anglais whore « putain » et du sanskrit kāmaḥ « amour, désir » (d'où le nom du Kama-sutra).
  39. Cf. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 54b. François de Beaurepaire (op. cit., loc. cit.) et Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 208, § 3284, posent °Carantiacum dérivé de Carantius, qui explique moins bien les formes en -enc- (et non -anc-) de ce toponyme.
  40. 40,0 et 40,1 « 601 communes et lieux de vie de la Manche », René Gautier et 54 correspondants, éd. Eurocibles, 2014, p. 156.
  41. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  42. Population avant le recensement de 1962.
  43. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. 45,0 et 45,1 Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, vol. 5, 1838, p. 35.