Catherine Dior

De Wikimanche

Catherine Dior, née à Granville le 2 août 1917, morte à Callian (Var) le 17 juin 2008, est une résistante et déportée de la Manche.

Sœur cadette de Christian Dior, dernière des cinq enfants de Maurice Dior (1872-1946), elle suit sa famille à Callian en 1932 après la faillite des usines Dior.

Elle tombe amoureuse d'Hervé des Charbonneries à Cannes, en novembre 1941 et entre à ses côtés dans la Résistance, sous l'égide de l’amiral Trolley de Prévaux. Elle loge parfois chez son frère qui ignore ses activités [1].

Elle est arrêtée le 6 juillet 1944 place du Trocadéro à Paris, par la Gestapo qui la torture sans obtenir le nom des autres membres du réseau[1]. Catherine Dior fait partie du convoi qui part de Paris (Oise) le 15 août 1944 à destination du camp de concentration de Buchenwald, qui emporte dans ses wagons 1 654 hommes et 543 femmes parmi lesquels les Manchois Auvray, du Garreau de la Méchenie, Ebran, Hamel, Lebas, Ménard, Meslier, Simon, Tirel et Tréhorel.

Comme toutes les femmes de ce convoi, elle est dirigée vers le camp de Ravensbrück. À son arrivée au camp, elle se voit attribuer le numéro matricule 57813. Elle passe dans les kommandos extérieurs de Torgau [2], Abterode, Abteroda ou Anton [3] et Leipzig-Markkleeberg [4].

Elle retrouve la liberté à Dresde (Allemagne) en avril 1945 et rejoint sa famille le 28 mai [1]. Elle reçoit la Croix de guerre et la Légion d'honneur .

Elle inspire le nom donné de parfum « Miss Dior », utilisé lors du premier défilé de Christian Dior en 1947 [1].

Passionnée par les fleurs, comme son frère, elle est durant douze ans commissionnaire en fleurs aux halles de Paris [1] et exploite quelques hectares de roses à parfum en Provence [5].

Elle soutient la création du musée Christian-Dior, faisant don notamment d'une robe de sa mère. Elle en devient présidente d'honneur et assiste à l'inauguration en 1997 [5].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 « Catherine Dior, héroïne de la résistance » Paris-Match, 14 novembre 2013 (lire en ligne).
  2. Kommando situé au nord-est de Leipzig, elle y travaille pour une usine de munitions et d'explosifs.
  3. Kommando au nord-ouest d'Eisenach, elle y travaille dans une usine fabriquant des explosifs.
  4. Kommando au sud-ouest de Leipzig, travaillant à la finition des leviers d'ailes d'avions pour la firme Junkers.
  5. 5,0 et 5,1 « Le conservateur rend hommage à Catherine Dior », Ouest-France, 24 juin 2008 (lire en ligne).

Source

  • Fondation pour la mémoire de la déportation.

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