Bonne-louise d'Avranches

De Wikimanche

Poirier.

La louise-bonne ou bonne-louise d'Avranches est une poire de la Manche.

Historique

Le premier poirier bonne-louise est issu d'un semis de M. Longueval d'Avranches vers 1770, et porte vers 1780. Longueval ou René Leberriays lui attribue le nom de bonne-louise, d'après celui de la femme de créateur, Louise de Longueval[1].

L'arbre est peu connu dans la première moitié du XIXe siècle en France, mais est exporté dans les îles Anglo-Normandes et en Grande-Bretagne lors de la paix d'Amiens en 1802, puis à partir de 1814 sous le nom de louise-bonne. Elle est ensuite importée d'Angleterre à Paris, avec l'indication erronée de Jersey pour son lieu d'origine[1].

M. Montagne, conservateur du Jardin botanique d'Avranches envoie vers 1827 des greffes à André Leroy, pépiniériste à Angers[1].

Dénominations

La variété a de nombreuses dénominations[1] : Bergamote d'Avranches[2] ; Bonne de Longueval [2] ; de Jersey [2] ; Louise-bonne d'Avranches [2] ; Beurré d'Araudoré [3] ; Bonne-Louise d'Araudoré [3] ; Louise-Bonne de Jersey [3] ; Beurré d'Avranches [4] ; Bonne-louise [4] ; Bonne d'Avranches [5] ; Louise De Jersey [5] ; De Louise [6] ; William IV [6] ; Prince Germain [7].

Description

Arbre
« Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux, érigés près du sommet de la tige, étalés vers la base et souvent arqués , très-gros, longs, un peu géniculés, rouge grisâtre nuancé de vert. — Yeux : moyens, ovoïdes-aplatis, pointus, duveteux, collés contre l'écorce. — Feuilles : elliptiques-lancéolées, légèrement cotonneuses, aiguës, arquées ou relevées en gouttière, ayant les bords irrégulièrement dentés ou denticulés, et le pétiole peu long mais très-fort et faiblement lavé de rouge clair.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Le développement de ce poirier est rapide; il végète non moins bien sur cognassier que sur franc, et fait de belles et hautes pyramides. [1] »
Fruit
« Grosseur : volumineuse ou au-dessus de la moyenne. — Forme : ovoïde-allongée, légèrement bosselée, ayant presque toujours un côté plus ventru que l'autre. — Pédoncule : assez long, rarement arqué, mince au milieu, habituellement renflé à ses extrémités, obliquement implanté à la surface du fruit, avec lequel il est parfois continu, mais seulement d'un côté. — Œil : moyen, rond, clos ou mi-clos, placé dans un large évasement de profondeur variable. — Peau : vert jaunâtre, couverte de gros points brun clair et teintée de rouge vif sur la partie qui regarde le soleil. — Chair : blanche, fine, des plus fondantes, juteuse, sans pierres. — Eau : excessivement abondante, sucrée, vineuse, acidule, possédant une saveur parfumée non moins exquise que particulière.
Maturité. — De la mi-septembre jusqu'à la mi-octobre.
Qualité. — Première. [1] »

Saisonnalité

Elle se récolte du 15 juillet au 30 septembre.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 André Leroy, Dictionnaire de pomologie, volume 1, 1867.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Prévost, Cahiers pomologiques, 1839, p. 35
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Thompson, Catalogue of fruits of the horticultural Society of London, 184Î, p. 143, n° 299
  4. 4,0 et 4,1 Comte Lelieur, La Pomone française, 1842, p. 429
  5. 5,0 et 5,1 Thuillier-Aloux, Catalogue raisonné des poiriers qui peuvent être cultivés dans la Somme, 1855, pp. 12-13
  6. 6,0 et 6,1 Dochnahl, Obskunde, t. U, p. 138
  7. Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 1860, t. III