Blason d'Avranches

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Le blason d'Avranches se décline ainsi :

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Sous la restauration, en février 1815, le conseil municipal d'Avranches décide de conserver le souvenir de ce blason en l’inscrivant dans une délibération du conseil municipal. Deux ans plus tard, le 15 mars 1817, les armes d’Avranches sont enregistrées à la Cour Royale de Caen à la demande de Louis XVIII ; et « afin que ce soit chose ferme et stable à toujours », le garde des sceaux y a fait apposer le grand sceau du roi de cire verte.

La bibliothèque du fonds ancien conserve encore aujourd’hui la charte originale délivrée par le roi Louis XVIII. Ce beau document manuscrit sur parchemin confirme à cette époque les armoiries de la ville qui avaient quelque peu disparu pendant la période révolutionnaire. Ce document très officiel définit les armoiries d’Avranches de cette façon :

« D’azur à deux tours jointes par un entremur; d’argent, ouvertes et ajourées et maçonnées de sable, surmontées et d’un dauphin renversé, d’argent, accosté de deux croissants ; du même, et accompagnées de trois fleurs de lys, d’or, une en chef, et deux sur les flancs ; desquelles armoiries la ville était en possession ».

Il est toujours délicat de décrypter la symbolique d’un blason aussi ancien que celui d’Avranches. Toutefois, il semble évident que les deux tours renvoient au passé militaire de la ville qui, jusqu’au XVIIIe siècle, demeure une place forte importante. Les trois fleurs de lys évoquent le statut royal de la ville suite à son rachat par Louis IX, au XIIIe siècle.

L’apparition des croissants sur les armes de la ville pourrait remonter aux guerres de religion, sous le règne d’Henri II, et rappelle peut-être l’appartenance d’Avranches à la Ligue, c’est-à-dire au parti catholique.

Quant au poisson visible sur l’écu, c'est un « dauphin renversé », selon la terminologie héraldique ; sa présence a été interprétée comme une allusion à la mer toute proche et aux eaux poissonneuses de l’estuaire de la Sée.