Batterie Napoléon (Cherbourg)

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Plan de masse.

La batterie Napoléon est un ancien ouvrage de défense du port de Cherbourg.

Elle se situe au centre de la digue du large, à l'emplacement de l'actuel fort central.

Elle est construite sur les plans de l'ingénieur Joseph Cachin (1757-1825).

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La batterie est inaugurée le 16 août 1804 [1]. Une plaque y est scellée par le général Laroche, commandant la 14e division militaire, et Louis Costaz, préfet de la Manche, en présence de Pierre Joseph Delaville, maire de Cherbourg, et Claude-Louis Rousseau, évêque de Coutances [2]. On y lit : « Monument d'utilité militaire et nautique érigé par l'Empereur Napoléon l'an Ier de son règne, et inauguré le 28 thermidor an 12, 16 août 1804, sous le ministère du vice-amiral Decrès, d'après les projets & sous la direction de G. M. F. Cachin » [2]. Un repas suit pour les officiels à 13 h dans le pavillon ouest de la batterie [2]. Une tente a été dressée à côté pour les autres convives [2]. Vingt-deux coups de canon sont tirés pour marquer l'événement [2]. À 22 h, un feu d'artifice clôt la cérémonie [2].

Le 28 mai 1805, Napoléon écrit au vice-amiral Denis Decrès : « Donnez des ordres pour qu'on ferme la batterie Napoléon, du fort de Cherbourg, avec des palissades ou avec un mur crénelé, afin que l'ennemi ne puisse s'emparer des batteries. »

La batterie subit l'assaut des vagues, roulant le plus souvent depuis l'ouest ou le nord. Des dégâts sont infligés à celle qu'on dénomme souvent alors l'« île factice », lors des tempêtes du 11 au 23 décembre 1804, les 29 et 30 mai 1807, les 14 et 15 janvier 1808 et le 28 janvier 1808.

Le 12 février 1808, une terrible tempête détruit le fort, tuant 194 personnes sur les 263 présentes à ce moment [3],[4].

Notes et références

  1. A.-M. Perrot, Itinéraire général de Napoléon, Bistor éditeur, Paris, 1845, p. 490.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 « Empire français », Le Publiciste, 30 août 1804.
  3. Vérusmor, « Catastrophe de la digue de Cherbourg », Annuaire du département de la Manche, vol. 21, 1849, p. 533-535 (lire en ligne).
  4. Les chiffres varieront ensuite, jusqu'à 246 morts.

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