Avranches (étymologie)

De Wikimanche

Cette page traite des différentes tentatives d'explication du nom d’Avranches.

Attestations anciennes

Type Ingena

  • πολις Ἰγγένα [polis Ingéna, « la ville d'Ingena »]; Ἰνγένα [Ingéna], Ἰνγέναρ [Ingénar], Ἴνγεννας [Íngennas] ~150 [1].
  • Legedia ~300 [2].

Type Abrincatis

  • ᾈβριγϰάτουοι ϰαι πολις Ἰγγένα [Abrinkátouoï kai polis Ingéna, « les Abrincates et la ville d'Ingena »], var. ᾈβριγϰατοῦoι [Abrinkatoûoï], ᾈβριγγατοῦoι [Abringatoûoï] ~150 [3].
  • [abl.] Abrincatis, var. Aprincates, Abincates ~400 [4].
  • Abrincateni ~400 [5].
  • Abrincati ~400 [6].
  • civitas Abrincatum 6e s. [7].
  • Abrincae fin 6e s. [8].
  • de Abrincatis 587 [8].
  • ab Abrincatensi urbe ~850 [8].
  • [dat.] Abrincanto 991/996 [9].
  • in comitatu Abricacensi, var. Abrincacensi, Abrincatensi 1027/1035 [10].
  • ab Abrincas civitate ~1050/1064 [11].
  • vicecom[es] Abrinchensis 1051/1066 [12].
  • Salomon de Avrenchis 1055/1066 [copie 18e s.] [13].
  • Johanne[s] episcop[us] Abrincacensi 1066 [14].
  • Michael Abrincensis episcop[us] 1081/1087 [15].
  • apud Abrincas 1169 [16].
  • Abrince 1198 [17].
  • ballia de Avrenches 1198 [18].
  • Simo de Abrincis 1203 [19].
  • Abrincensem episcopum 1198/1216 [20].
  • episcop[us] Abrincatensis 1219 [21].
  • Abrincencis dyocesis 1235/1238 [22].
  • Averenches 13e s. [23].
  • Avrenches 1331 [24], 1333 [25], 1343 [26].
  • Evranches 14e s. [23].
  • episcopus Abrincensis 1369/1370 [27].
  • Avrenche 1387 [28].
  • la ville, cite et forteresse d'Avranches 1418 [29].
  • Avrenches 1552 [30], 1561 [31].
  • Auranches [lire Avranches] 1585 [32], 1594 [33].
  • Auranche [lire Avranche] 1606 [34].
  • Auranches [lire Avranches] 1608 [35], ~1630 [36].
  • Auranche [lire Avranche] 1631 [37].
  • Auranches [lire Avranches] 1631 [38], 1635 [39].
  • Avranches 1612/1636 [40].
  • Avranches; Aurenches; Auranches [lire Avrenches; Avranches] 1648 [41].
  • Auranches [lire Avranches] 1650 [42].


Étymologie

Le nom primitif d´Ingena

Localisation d'Avranches (Legedia pour Ingena)
sur la Table de Peutinger, 4e siècle; carte orientée à l'est.

Ptolémée, qui est l'unique source du nom primitif d'Avranches, fournit au cours du deuxième siècle de notre ère les variantes Ingéna, Ingénar, et Íngennas. La forme de base peut sans problème être ramenée à la première, Ingena. La forme Legedia, uniquement attestée sur la Table de Peutinger (copie médiévale d'une carte des voies de l'empire romain au troisième siècle de notre ère), est très probablement une cacographie pour Ingena.

Les grands spécialistes du gaulois et des langues celtiques que sont (ou qu'ont été) Georges Dottin [93], Pierre-Yves Lambert [94], Xavier Delamarre [95] ou Jacques Lacroix [96] sont unanimes, et ignorent totalement le nom d' Ingena, qu'ils semblent considérer implicitement comme d'origine pré-celtique. Seuls François de Beaurepaire [8] (qui n'est pas un spécialiste du gaulois) et René Lepelley [97] (qui ne l'est pas non plus, et ne fait que reprendre en l'abrégeant le commentaire de ce dernier) envisagent de rattacher le nom d'Ingena au gaulois, et plus précisément à un thème gen […] bien attesté dans la Gaule [, et] considéré comme signifiant « bouche, embouchure » [98].

De fait, ce « thème gen- », qui n'a rien d'un thème [99], existe bien en gaulois. Il est attesté dans le mot genaua, variante genua « embouchure » [100], à l'origine des noms de Genève (ancien Genaua) en Suisse, et probablement de Gêne (ancien Genua) en Italie. On le retrouve aussi dans l'ancien nom de Vieux (Calvados), appelé Aregenua par Ptolémée; ce nom gaulois se décompose en are- « devant » + genua, soit « devant l'embouchure ». François de Beaurepaire rattache également au radical gen- les noms de Genêts, d'Argenne [101] et d'Ingena, tous situés dans la baie du Mont-Saint-Michel, estuaire de la Sée et de la Sélune. Il n'explicite cependant pas la formation du mot Ingena, qui, si l'on adopte cette hypothèse, serait simplement à décomposer en in- « dans » + gen- + désinence -a, soit « dans l'embouchure, dans la baie ».

Selon Daniel Levalet, Ingena devait désigner le port d'Avranches dans l'Antiquité. Il était probablement situé dans l'estuaire de la Sée, « (la ville) dans la baie / l'embouchure », aujourd'hui dans les herbus du Val-Saint-Père à l'ouest du lieu-dit La Roche. Legedia aurait désigné le sanctuaire de source sur la colline (près de l'endroit ou sera édifiée la cathédrale d'Avranches)[102].

Le nom d’Avranches

L'une des premières attestations du nom d'Avranches (Auranches) sur une carte géographique : Abraham Ortelius, Neustria. Britanniae et Normandiae Typus, Anvers, 1594; carte orientée à l'est.

L'origine du nom d'Avranches n'offre quant à elle aucune difficulté : il s'agit de la civitas Abrincatum ou civitas de Abrincatis, « cité des Abrincates », appellation qui, comme dans de très nombreux anciens chefs-lieux de tribus gauloises, a remplacé le nom primitif de la localité vers le 4e siècle : c'est ainsi que, dans le Calvados voisin, les Viducasses laissèrent à la même époque leur nom à l'ancienne Aregenua (aujourd'hui Vieux); les Bajocasses ou Badiocasses firent de même à Augustodurum (aujourd'hui Bayeux), et les Lexovii à Noviomagus (aujourd'hui Lisieux).

Le nom des Abrincates

Par contre, l'interprétation du nom des Abrincates ne fait pas l'unanimité.

Le nom de ce peuple est tout d'abord mentionné au cours du premier siècle de notre ère par Pline l'Ancien [103] sous la forme Abrincatui, variante Abringati; puis vers 150 par Ptolémée sous les formes citées plus haut : ᾈβριγϰάτουoι [Abrinkátouoï], ᾈβριγϰατοῦoι [AbrinkatoûoÎ], ᾈβριγγατοῦoι [Abringatoûoi]. Curieusement, il n'est jamais mentionné par Jules César, pas plus que la ville d'Ingena.

  • La plupart des spécialistes y ont vu la racine celtique que l'on retrouve dans le breton ambrouga « conduire » ou le gallois hebryngydd, hebryngiad « chef, guide », suivie du suffixe -ate présent dans le nom de nombreux autres peuples gaulois (Atrebates à Arras; Cocosates, peuple d'Aquitaine; Nantuates à Nantua, etc.). Le mot « conduire » n'est pas attesté en gaulois, mais on sait que notre connaissance actuelle de cette langue est extrêmement fragmentaire, d'où la nécessité de procéder presque toujours par comparaison avec les autres langues celtiques. Dans l'hypothèse d'un sens « conduire » ou « chef, guide », l'interprétation du nom n'est pas plus claire : certains penchent pour le sens « les chefs, les guides » [23], ce qui est acceptable en tant que nom de peuple, alors que d'autres, à partir du verbe signifiant « conduire », formulent l'hypothèse d'un sens différent : « ceux qui doivent être conduits, mis à l'écart » [104]. Il est évidemment impossible de trancher (si tant est que ces rapprochements soient corrects), mais on peut néanmoins faire une remarque : le fait que César soit muet au sujet des Abrincates pourrait faire penser qu'ils n'existaient pas en tant que peuple au milieu du 1er siècle avant notre ère. Le sens (hypothétique) de « mis à l'écart » pourrait alors correspondre à un démembrement d'une civitas voisine, peut-être celle des Unelles, pour une raison inconnue, entre le 1er siècle avant et après notre ère.
  • Parmi les autres hypothèses émises à ce sujet (elles sont nombreuses), il faut citer l'une des plus récentes : celle de Jacques Lacroix [105], qui propose de voir dans la seconde partie du nom des Abrincatui le gaulois catu- « combat, bataille », lui aussi présent dans de nombreux toponymes (tels que Caen < °Catu-magos « champ de bataille » ou « terrain d'exercice »), anthroponymes, et quelques ethnonymes tels que le nom des Catalaunes à Châlons-en-Champagne. L'auteur rattache alors la première partie du mot au gaulois °abro-, °ablo- « fort, violent; puissant », qui n'est qu'indirectement attesté, d'où le sens global de « puissant ou violent au combat », sémantiquement possible mais tout aussi hypothétique.
  • D'accord avec Jacques Lacroix sur la seconde partie du mot, catui (« ceux qui combattent », les guerriers), Daniel Levalet postule pour aberen-catui, que l’on pourrait traduire par « les guerriers des estuaires »[106]. En effet, le site d'Avranches surplombe les estuaires de la Sée et de la Sélune et, encore au 19e siècle, de petits bateaux à voile remontaient la Sée jusqu'au pied d'Avranches. Dans le nom Abrincate, on retrouve la base hydronymique ab présente dans un grand nombre de noms de rivières et il existe d’autre part, dans les langues d’origine celtique comme le vieux breton ou le gallois, un thème aber qui signifie embouchure, estuaire, confluence, et qui, au pluriel, fait aberen[106]. C’est déjà ce qu’avait imaginé, au 19e siècle, le chanoine Pigeon quand il écrivait que les Abrincates étaient « un confluent pour des guerriers, un estuaire bien défendu par des chefs expérimentés»[106].

Bibliographie

  • Daniel Levalet, « Le nom antique d'Avranches: Ingena ou Legedia ? », Revue de l'Avranchin et du pays de Granville, vol. 88, 2011, p. 231-234

Notes et références

  1. Claude Ptolémée, Guide géographique (éd. Cuntz), 214, 10; 214, 12.
  2. Table de Peutinger, Ulrich Harsch Bibliotheca Augustana.
  3. Claude Ptolémée, Guide géographique (éd. Cuntz), 214, 10.
  4. Notitia Galliarum II 4, in Notitia Dignitatum in partibus occidentis, éd. Seeck, p. 261-274.
  5. Notitia Dignitatum in partibus occidentis, ¶ XXXVII.
  6. Ibid., ¶ XXXVII, l. 11 et 22.
  7. Ogam, tradition celtique, Rennes, année 1968, p. 190.
  8. 8,0, 8,1, 8,2 et 8,3 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 72.
  9. Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XII (janvier 1962), § 160.
  10. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 213, § 73.
  11. Ibid., p. 350, § 161.
  12. Ibid., p. 387, § 199.
  13. Ibid., p. 398, § 208.
  14. Ibid., p. 438, § 228.
  15. Lucien Musset, Les actes de Guillaume le Conquérant et de la Reine Mathilde pour les abbayes caennaises, Mémoires de la société des Antiquaires de Normandie XXXVII, Caen, 1967, p. 65, § A bis.
  16. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, vol. I, A. Le Brument, Rouen, 1872, p. 311.
  17. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI, 2e série, 6e volume, Paris, 1852, p. 29a.
  18. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, op. cit., p. 22b.
  19. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, op. cit., p. 89a.
  20. Dominique Rouet, Le Cartulaire de l’abbaye bénédictine de Saint-Pierre-de-Préaux (1034-1227), collection de documents inédits sur l’histoire de France, Section d’histoire et philologie des civilisations médiévales, série on-8°, vol. 34, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, 2005, p. 376, § B144.
  21. Dominique Rouet, op. cit., p. 384, § B152.
  22. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 400, § 264.
  23. 23,0, 23,1 et 23,2 Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire de noms de lieux, Robert, Paris, 1992, p. 39a.
  24. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 19 § 8.
  25. Ibid., p. 55, § 33.
  26. Ibid., p. 289, § 165.
  27. Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 141.
  28. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 61b, § 383, n. 2.
  29. Rôles Normands et Français et autres pièces tirées des archives de Londres par Bréquigny en 1764, 1765 et 1766, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, vol. XXIII (3e série, 3e volume), 1re partie, Paris, 1858.
  30. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, vol. XXXI, Caen, 1892; rééd. Les Éditions des Champs, Bricquebosq, 1993-1994, t. I, p. 274.
  31. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, vol. XXXII, Caen, 1895; rééd. Les Éditions des Champs, Bricquebosq, 1993-1994, t. III, p. 705.
  32. Gerard Mercator (1512-1594), Britannia et Normandia cum confinibus regionibus, Duisbourg, 1585 [NBF, Collection d'Anville, cote 00456 bis.
  33. Abraham Ortel dit Ortelius, Neustria. Britanniae, et Normandiae Typus, Anvers, 1594.
  34. Pierre Bertius, Normandia, 1606.
  35. François Des Rues, Description contenant les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, chasteaux et places remarquables du royaume de France : avec les choses plus mémorables advenues en iceluy, Coutances, 1608, p. 344.
  36. Gerhard Mercator, Bretania et Normandia […], gravure de Van den Keere; carte extraite de l’Atlas Minor, éd. Cloppenburgh, Amsterdam, ~1630.
  37. Nicolas Tassin, « Carte de Normandie », Plans et profilz des principales villes de la province de Normandie, avec la carte générale et les particulières de chascun gouvernement d’icelles, 1631 [Médiathèque de Lisieux].
  38. Nicolas Tassin, « Gowernement de Granuille & du mont St Michel », Plans et profilz des principales villes de la province de Normandie, avec la carte générale et les particulières de chascun gouvernement d’icelles, 1631 [Médiathèque de Lisieux].
  39. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635
  40. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620]
  41. « Benefices du dioceze d’Avranches », p. 1, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  42. Claude Hardy, Duche de Bretaigne / Dessigné par le Sieur Hardy mareschal des logis du Roy, J. Janssonius, Amsterdam / Melchior Tavernier, Paris, 1650.
  43. N. Sanson et P. Mariette cartographes, R. Cordier graveur, Duche et Gouvernement de Normandie, Paris, 1661.
  44. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  45. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  46. Nicolas Sanson, Carte de la Manche faite par ordre du Roy pour le service des armees de mer. Reveue et corrigee par le Sr. Sanson a Paris chez Hubert Jaillot, Paris, 1692.
  47. Nicolas Sanson, Carte particuliere des postes de France / par le Sr. Sanson geographe ordinaire du roy, H. Iaillot, Paris, 1692; publié dans H. Jaillot, Atlas nouveau, Mortier-Huguetan, Amsterdam, 1692.
  48. Greenville Collins, Chart of the channell, Manche, 1693 [BNF, Collection d'Anville, cote 00757].
  49. Michel-Antoine Baudrand, La France suivant les nouvelles observations, C. Roussel, Paris, 1694 [BNF, GED-6682].
  50. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  51. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  52. Justus Danckerts (1635-1701), Canalis inter Angliae et Galliae tabula cum omnibus suis portibus, arenis et profundis, Amsterdam, 1692/1699.
  53. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  54. Alexis-Hubert Jaillot (1632?-1712), La Bretagne divisée en ses neuf Eveschés […], aux Deux globes, Paris, 1706 [BNF, collection d'Anville, cote 00728 B].
  55. Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  56. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  57. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  58. Jean-Baptiste Homann, Tabula Ducatus Britanniæ Gallis / le Gouvernem[en]t General de Bretagne, Nuremberg, 1720.
  59. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BNF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  60. Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 61.
  61. Anonyme, A new correct chart of the Channel between England and France, éd. W. Mount & T. Page, Londres, 1730-1739 [BNF, département Cartes et plans, cote CPL GE DD-2987 (765 B); collection d'Anville, cote 00765 B].
  62. Nouvelle carte réduite de la Manche, Chez Mr Bellin, Paris, 1749 [BNF, collection d'Anville, cote 00762 B].
  63. L. Brion de la Tour, Recueil des Côtes Maritimes de France, Desnos, Paris, 1757, carte n° 13.
  64. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  65. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Bretagne, Paris, 1768.
  66. Rigobert Bonne, Carte du Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, 1771, recueillie in Jean Lattre, Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre, ~1775.
  67. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  68. Jean de Beaurain, Carte de la Manche ou du canal qui sépare les côtes de France d'avec celles d'Angleterre / par le Ch[evalie]r de Beaurain, 1778 [BNF, collection d'Anville, cote 00766 B].
  69. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  70. Anonyme, Plan des Départemens de Caen Bayeux et Saint Lo suivant la Marche que les Ambulants Tiennnent lors de Leurs Recouvremens [de la taille], 1780 [BNF département Cartes et plans, GE AA-3798 (RES)].
  71. Carte de Cassini.
  72. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Précis élémentaire et méthodique de la nouvelle géographie de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1791, p. 100.
  73. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Atlas National Portatif de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1792.
  74. Site Cassini.
  75. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  76. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 170a.
  77. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 383.
  78. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 118.
  79. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 97b.
  80. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 260a.
  81. Panorama pittoresque de la France […], par une société de gens de lettres, de géographes et d’artistes, Firmin Didot, Paris, t. V (section Manche), 1839, p. 14a.
  82. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  83. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  84. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 263.
  85. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 50b.
  86. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  87. Carte du département de la Manche, L’Illustration économique et financière, 28 août 1926.
  88. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  89. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  90. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  91. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  92. Carte IGN au 1 : 25 000.
  93. Georges Dottin, La langue gauloise, Paris, 1920.
  94. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Errance, Paris, 1997.
  95. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2001.
  96. Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise I (la Gaule des combats), Errance, Paris, 2003; Les noms d’origine gauloise II (la Gaule des activités économiques), Errance, Paris, 2005.
  97. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 56b.
  98. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 122, s.v. Genêts.
  99. C'est un radical apocopé, reposant en dernier lieu sur l'indo-européen °genu- (voir note suivante).
  100. D'un plus ancien °genowā, formé sur le radical celtique °genu- « bouche » (cf. ancien irlandais gin, gallois genau, ancien breton et cornique genou « bouche »). Ce radical est directement issu, avec un léger glissement métonymique, de l'indo-européen °genu- « mâchoire, menton », lui même à l'origine, directement ou indirectement, de l'anglais chin « menton », du latin genae « joues » ou encore du grec génus « menton » et gnathos « mâchoire » (d'où par exemple le mot prognathe, « à la mâchoire saillante »), etc. Enfin, il est probable que l'indo-européen °genu- « mâchoire, menton » soit le même mot que °genu- « genou », dont le sens initial est « angle (aigu), partie saillante », à l'origine du latin genu (dont dérive le français genou), l'anglais knee « genou » et le grec gōnia « angle, coin » (d'où entre autres les polygones et la trigonométrie).
  101. Hameau à Saint-Quentin-sur-le-Homme; ce serait alors un autre °Aregenua « devant l'embouchure ».
  102. Daniel Levalet, « Le nom antique d'Avranches: Ingena ou Legedia ? », Revue de l'Avranchin, tome 88, juin 2011, p. 231-234
  103. Caius Plinius Secundus, Histoire Naturelle (éd. Jan et Mayhoff, Teubner, Beaujeu et al.), C.U.F., IV, 107.
  104. Ogam, tradition celtique, Rennes, année 1968, p. 190-195.
  105. Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise I (la Gaule des combats), Errance, Paris, 2003, p. 171.
  106. 106,0, 106,1 et 106,2 Daniel Levalet, Avranches et la cité des Abrincates. Ier siècle avant Jésus-Christ - VIIe siècle après Jésus-Christ , Société des antiquaires de Normandie, tome XLV, 2010, éd. Corlet, 2011, p.14