Avant-port militaire de Cherbourg

De Wikimanche

La mise en eau le 27 août 1813.

L'avant-port militaire est une installation portuaire de Cherbourg.

Il fait partie du port militaire.

Il est creusé dans le roc à partir de 1803. Une importante main-d'œuvre locale participe au creusement, renforcée en septembre 1809 par les pensionnaires du bagne de Cherbourg [1], puis, à partir de juillet 1811, par 4 000 prisonniers espagnols [2].

Il mesure 292 mètres de long sur 236 mètres de large et 17 mètres de profondeur. Il était prévu, à l'origine, pour pouvoir contenir quinze vaisseaux de ligne [3].

Ses quais sont en granit de Fermanville, ainsi que les deux musoirs qui encadrent son entrée.

Il mène aux bassins Charles-X et Napoléon-III.

L'amiral Denis Decrès, ministre de la Marine, vient inspecter les travaux en 1810 [1].

Il est inauguré le 27 août 1813 par l'Impératrice Marie-Louise.

voir l'article détaillé Inauguration de l'avant-port militaire de Cherbourg (1813)

Le Zélandais, vaisseau de 80 canons, est le premier navire à y entrer le 12 octobre 1813, peu après son lancement, suivi le 10 novembre du Duguay-Trouin, vaisseau de 74 canons [4].

Le 21 novembre 1989, des plongeurs travaillant à la construction du dispositif de mise à l'eau Cachin récupèrent les précieux coffrets, aussitôt confiés au laboratoire de numismatique du Centre de recherches archéologiques médiévales de Caen [5]. Le 26 mai 1993, le « trésor » et une reproduction de la plaque de 1813 en acier inoxydable, enrichie au verso d'une description des événements du jour, est à son tour scellée à une vingtaine de mètre de l'emplacement originel et sensiblement à la même profondeur [5].


Bibliographie

  • Pierre-Aimé Lair, Description de l'ouverture de l'avant-port de Cherbourg..., éd. F. Poisson, 1813

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Voisin La Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg continuée de 1728 à 1835 par Vérusmor, Impr. Boulanger, Cherbourg, 1835, p. 287.
  2. « La construction du port militaire de Cherbourg », netmarine.net, consulté le 9 août 2015 (lire en ligne).
  3. Vitalis, Précis analytique des travaux de l'Académie royale des sciences de Rouen, Impr. P. Périaux, Rouen, 1819, p. 96.
  4. Voisin La Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg continuée de 1728 à 1835 par Vérusmor, Impr. Boulanger, Cherbourg, 1835, p. 519.
  5. 5,0 et 5,1 « Le trésor de Marie-Louise », Pour mémoire, n° 8, été 2010, p. 59.