Auguste Besnard

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Auguste Besnard ou Auguste Besnard-Locherie, né à Saint-James en 1817, mort le 24 mai 1890 à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) est une personnalité scientifique de la Manche.

Il a étudié la botanique dans les environs de sa ville natale, se penchant sur les plantes vasculaires, les mousses et les lichens.

Biographie

Son père, Pierre Besnard-Locherie, pharmacien, est originaire d'Argouges où la famille Besnard, propriétaire de « la Locherie » ajoute à son nom celui de sa propriété pour ne pas être confondue avec d'autres Besnard[1].

Auguste Besnard fait ses études au collège d'Avranches où, le 15 août 1833, il reçoit le prix de rhétorique. À cause d'un bégaiement très prononcé qui l'oblige à suivre un traitement spécial, il doit abandonner son rêve d'intégrer l'École polytechnique[1].

Il épouse vers 1840 Marie Guérendel qui lui donne deux fils (René et Victor). Entamant une carrière administrative comme personnel de préfecture, il suit son préfet à Arras, Beauvais et Saint-Lô[1]. Mais, vers 1860, lors de bains de mer, son fils René, âgé de 18 ans, disparaît sous ses yeux emporté par le courant. Quelques mois plus tard, Victor, âgé de 15 ans, meurt d'une méningite. Leur mère, brisée par le chagrin, ne leur survivra pas[1]. Affaibli par ces coups terribles, Auguste Besnard prend sa retraite.

En 1866, il épouse en secondes noces Thais Amant, dont il aura trois filles. Il vit alors à Saint-James, se consacrant à sa famille, ses fleurs, la peinture, la musique, l'archéologie et surtout la botanique. Il entretient une correspondance fournie avec des botanistes de renom, comme Pierre Tranquille Husnot, mais ne souhaite pas publier ses travaux. Heureusement, la société linnéenne de Normandie et la société d'archéologie d'Avranches vaincront sa modestie[1]. Il laisse un herbier volumineux en trois parties: lichens, muscinées, plantes vasculaires.

Une attaque de paralysie en 1887 et la mort de sa belle-mère le déterminent à quitter Saint-James pour s'installer à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Victime d'une troisième attaque de paralysie, il y meurt pieusement, âgé de 73 ans[1]

Publications

  • « La Haye de Terre et la forteresse de Saint-James », Mémoires de la Société d'archéologie, de littérature, sciences et arts d'Avranches, éd. Tostain, Avranches, 1884 (lire en ligne)
  • « Mousses des environs de Saint-James », Revue bryologique, 1886, n°1 , p. 2-9
  • « Mousses de l'Avranchin », Mémoires de la soviété d'archéologie d'Avranches et de Mortain, 1887, p. 295-298
  • « Notes sur quelques plantes réputées hybrides des environs de Saint-James », Bulletin de la société linnéenne de Normandie, Caen, 1887, p. 187-217
  • « Deuxième note sur quelques plantes hybrides des environs de Saint-James  » ( inédit), reproduit par l'abbé Pierre Frémy dans l'opus cité, p.123-129 [1].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5 et 1,6 Abbé Pierre Frémy, « La vie et les travaux botaniques d'Auguste Besnard (1817-1890) », Notices, mémoires et documents publiés par la Société d'agriculture, d'archéologie et d'histoire naturelle du département de la Manche, imprimerie Jacqueline, Saint-Lô, 1926, p.101-102 (lire en ligne)