Angélina Huault

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Angélina Huault, pour l'état civil Angélina Eugénie Chardin, né à Carantilly le 5 mai 1886 [1] et morte en 1966, est une personnalité remarquable de la Manche, « Juste parmi les nations ».

Biographie

Angélina Huault est la fille de Casimir Chardin, quarante ans, cultivateur, et de Mathilde Vivier, trente ans, cultivatrice, domiciliés au village du Bosq à Carantilly [1]. À vingt-cinq ans , elle épouse à Carantilly le 24 octobre 1911, Ferdinand Huault, âgé de trente-et-un ans [1], avec qui elle aura trois enfants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, ce couple de paysans que rien ne prédestine à prendre le risque d’héberger une famille juive, sauf la charité chrétienne, accueille à la demande d’un cousin, Henri Hélaine, Berthe Pipkis puis sa fille Marcelle, âgée de sept ans, famille juive d’origine ukrainienne qui tient une boutique de confection à Saint-Lô. Le mari, Jules Pipkis est prisonnier en Allemagne. Aux voisins curieux ils disent qu’elles sont des parentes de Paris et les appellent Paulette et Marcelle Bertrand.

En raison d’un voisinage peu sûr, Berthe Pipkis et sa fille Marcelle doivent changer de lieu, et des résistants de Carantilly leur trouvent une autre ferme, chez Suzanne Lerouxel à Gratot, originaire de Cametours.

Jusqu’à la fin des années 80, la famille Pipkis tient un commerce réputé de prêt-à-porter à Saint-Lô.

Distinction

En 1998, à la mairie de Saint-Lô, à la demande de Marcelle Pipkis, devenue Marcelle Bromberg, elle reçoit avec son époux Ferdinand, à titre posthume, le titre de « Juste parmi les nations », en même temps que Suzanne Lerouxel.

Lien externe

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 « Acte de naissance n° 17 », Archives de la Manche, archives communales de Carantilly, registre de l'état-civil des NMD (1883-1892), E26, page 102/269.