André Debon

De Wikimanche

André Debon, né à Saint-Laurent-de-Cuves le 5 août 1922, mort le 24 octobre 2010 [1], est un résistant et historien de la Manche.

Fils de propriétaires exploitants agricoles, André Debon suit ses études à Villedieu-les-Poêles, puis à Paris [2].

Enseignant, il est en poste à Gathemo en 1940, où il fréquente les granitiers, membres de la CGT et du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France. Muté à Sourdeval en 1941, il y intègre le mouvement de résistance pour lequel il rédige tracts et journaux [2].

En juin 1942, il fuit précipitamment la Manche à vélo pour s'installer clandestinement dans le 5e arrondissement de Paris. De retour quelques mois plus tard à Saint-Laurent-de-Cuves, il rejoint le groupe de Brécey pour se consacrer avec Léon Pinel, chef du Front national dans la Manche, au renseignement. Il creuse dans la propriété familiale une imprimerie de propagande clandestine placée sous la responsabilité de Michel Tauzin, comptable d'origine parisienne rencontré en août 1943 [2].

André Debon rejoint Saint-Hilaire-du-Harcouët le 12 juin, et intègre avec six autres camarades FTP, la mission Helmsman, consistant à traverser les lignes allemandes dans le Bocage, pour fournir aux Américains un relevé précis de la défense adverse. Parti le 12 juillet, il revient le 18 restituer toutes les informations collectées aux Alliés, leur permettant d’échafauder l'opération Cobra [2].

Publications

  • La Résistance dans le bocage normand, Éd. Tiresias, 1994
  • La mission Helmsman : une contribution décisive de la Résistance au succès de l'opération Overlord, juin-juillet 1944, L'Harmattan, 1997 [1]

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Bibliothèque nationale de France, catalogue Opale (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Alain Vincenot, La France résistante : histoires des héros ordinaires, Syrtes, 2004.

Voir aussi