Aérodrome Charles-Lindbergh (Lessay)

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L'aérodrome A-20 en 1947.


L'aérodrome Charles-Lindbergh ou aérodrome de Lessay (Code OACI : LFOM) est situé au cœur du site naturel de la lande de Lessay, à environ deux kilomètres au sud-est de la commune. Il est également connu sous le nom de code d'aérodrome provisoire A-20 de Lessay (Advanced Landing Ground A-20 Lessay).

Histoire

L'aérodrome ouvre ses portes en décembre 1923. Comme son nom l'indique, l'aérodrome a vu le passage du célèbre aviateur américain, Charles Lindbergh, qui a également donné son patronyme à une plage à Denneville. Le 4 juin 1927, il utilise l'aérodrome comme dernier arrêt en Europe, avant de se rendre à Cherbourg où il monte à bord d'un navire pour son retour aux États-Unis.

Entre 1928 et avril 1944, on ne sait pas ce qui s'est passé à l'aérodrome.

En avril 1944, des éléments du 6e Régiment de parachutistes allemands (Fallschirm-Jäger-Regiment 6) sont chargés de défendre l'aérodrome.

Aérodrome provisoire ALG A-20

L'aérodrome provisoire est construit entre le 1er et le 25 août 1944 pour l'Air Force de l'armée américaine par le IX Engineering Command, 830th Engineer Aviation Battalion. La construction originale est faite de grilles américaines pour deux pistes se croisant, une principale de 6 000 ft sur 120 ft (06/24) et une secondaire de 5 000 ft sur 120 ft (12/30). En outre, des tentes sont utilisées pour le cantonnement et également pour les installations de soutien ; une route d'accès est construite pour l'infrastructure routière existante ; un dépôt pour les fournitures, les munitions et les bidons d'essence, ainsi qu'une réserve d'eau potable et un réseau électrique minimal pour les communications et l'éclairage des stations [1].

Il est construit pour recevoir des bombardiers moyens avec des installations tout temps. Le 323rd Bombardment Group, venu de la base de la RAF de Beaulieu (Angleterre), stationne à Lessay du 26 août au 24 septembre 1944. Le 323rd Group vole sur des bombardiers B-26 Marauder qui effectuent des missions de soutien pendant l'invasion alliée de la Normandie. Ils attaquent également des ponts et des aérodromes contrôlés par les Allemands dans les zones occupées.

Après que le front se soit déplacé vers l'est à Chartres dans le centre de la France, l'aérodrome ferme ses portes le 28 septembre 1944 et les terrains sont ensuite restitués aux autorités françaises locales.

Après guerre

Après guerre, les pistes sont démontées et l'aéroport est développé pour devenir l'aéroport actuel avec ses pistes engazonnées. La piste principale est toujours utilisée, la secondaire ne l'est plus, comme on peut le voir sur les photos aériennes récentes.

Notes et références

  1. Commandement du IXe Génie ETO Airfields, construction d'aérodrome (lire en ligne), consulté le 9 juin 2018.