Évangéliaire de Mortain

De Wikimanche

Évangéliaire de Mortain, début de l'Évangile de Marc :
1:1 Initium evangelii Iesu Christi Filii Dei.
Commencement de l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.
1:2 Sicut scriptum est in Esaia propheta.
Selon ce qui est écrit dans Ésaïe, le prophète[1].

L'évangéliaire de Mortain est un document historique de la Manche.

Le manuscrit sur parchemin enluminé de 118 pages date de la fin du Xe siècle ou plus probablement du XIe siècle [2]. Il mesure 23,5 x 16 cm.

Il contient les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, ainsi qu'une copie du XVIe siècle des statuts du chapitre de la collégiale de Mortain[2].

Il provient du fonds des archives de la collégiale Saint-Évroult de Mortain.

Histoire

Évangéliaire de Mortain. Pigments et dorures sur parchemin.

Son décor permet de l'attribuer à l'école de Winchester, dans le troisième quart du XIe siècle [3].

Sa présence est attestée dans la collégiale en 1522. Il devient propriété des Archives départementales de la Manche en 1853 [3].

Dans les années 1930, les Archives départementales de la Manche le confient à la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris afin qu'il soit restauré [2]. Il échappe ainsi aux bombardements de Saint-Lô de juin 1944 [2]. Restauré, il est d'abord exposé à la BNF en 1954 avant de retrouver les archives départementales, puis d'être exposé chaque été à partir de 1957 dans la collégiale de Mortain, avant d'y rester [2].

L'évangéliaire se trouvant dans un état de dégradation préoccupant, il est décidé fin 2016 de le ramener aux archives départementales et de le restaurer, ainsi que de le numériser [4].

Bibliographie

Notes et références

  1. Marc 1:1,2.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Sauvegarder un ouvrage rare », Manche Mag', n° 55, janvier-mars 2017.
  3. 3,0 et 3,1 Claude Groud-Cordray, « Le livre des évangiles de la collégiale de Mortain, un document inédit enfin restauré », Revue de l'Avranchin et du Pays de Granville, tome 94, année 2017, fasc.451 (juin). p. 173-177.
  4. « L'évangéliaire dit de Mortain va être restauré », Ouest-France, 18 novembre 2016.