Électropoli

De Wikimanche

Électropoli est une entreprise de la Manche, siégeant est à Isigny-le-Buat.

Elle est spécialisée dans le traitement de surfaces de pièces métalliques : protection anti-corrosion et peinture.

Présentation

Électropoli est le leader européen du traitement de surfaces.

Le centre administratif de l'entreprise est à Saint-James jusqu'en 2014 (?)[1] alors que le site historique de production et de recherche & développement est à Isigny-le-Buat. La direction est délocalisée depuis 2007 à Genève[2].

En 2007, Électropoli a un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, compte huit sites de production, un site de direction, un site administratif, cinq sites partenaires possesseurs de licences Électropoli (Mexique et États-Unis pour les plus récentes) et traite 20 millions d'automobiles par an[3].

Bien que spécialisée dans l'automobile (88 % de ses activités), l'entreprise opère sur d'autres marchés : les motocycles (2 %), les poids lourds et le bâtiment (3 %), l'équipement de maison (4 %) et l'aéronautique et l'armement (3 %)[3].

En 2009, le groupe Électropoli compte 1 600 salariés dont 410 à Isigny-le-Buat[4]. Le chiffre d'affaires baisse à cause de la crise économique et l'entreprise doit se séparer d'un site à l'étranger. En 2010, l'entreprise compte 1 300 salariés[5].

Les clients d'Électropoli sont tout aussi variés que prestigieux : Audi, Bentley, BMW, Citroën, Ferrari, Fiat, Ford, General Motors, McLaren, Mercedes, Mini, Nissan, Opel, Peugeot, Renault, Rolls Royce, Saab, Skoda, Toyota, Volkswagen, Volvo, etc.[6].

Histoire

L'entreprise naît en 1954 en région parisienne. Jean Gosse décide de transférer Électropoli à Isigny-le-Buat en 1974[2].

En 1988, Antoine Gosse succède à son père à la direction de la société. Un second puis un troisième site de production sont inaugurés à Dettwiller (Bas-Rhin) en 1992 et à Saumur (Maine-et-Loire) en 1995[2].

Électropoli poursuit son développement à l'international avec la signature de contrats en Allemagne, en Espagne et en Turquie et devient une PME aux ambitions continentales[2].

Devenu le leader européen de sa spécialité, Électropoli rachète en 2004 deux usines de la société Galvia en République tchèque, à Třemošnice et Český Dub. La même année, l'entreprise acquiert l'Européenne de chromage (EDC), propriété du groupe anglais Bodycote, basée à Saint-Dizier (Haute-Marne). EDC était en redressement judiciaire depuis plusieurs mois et l'offre de reprise d'Électropoli est validée par le tribunal de commerce de la ville. En plus de sauver 36 emplois et de poursuivre les activités traditionnelles d'EDC (chromage électrolytique et dorure sur aluminium, zamak, acier et alliages de cuivre), Électropoli va y développer un de ses fleurons technologiques, le procédé Autrium® (chromage électrolytique spécifique sur alliages légers)[7].

En 2004, Électropoli compte 870 salariés[7].

Électropoli poursuit son développement en Europe de l'Est en rachetant l'entreprise polonaise Galwanotechnika en 2005 (site de Bielsko Biała) et la société allemande MWG Gruppe en 2006 (site de Wernigerode)[2].

Un centre européen regroupant les manageurs du groupe Électropoli est créé à Saint-Genis-Pouilly (Ain) dans la banlieue de Genève (Suisse) en 2007[2].

En 2013, le groupe français Impala reprend Électropoli[8].

En 2014 et 2015, Électropoli investit en République tchèque et en 2016 construit un nouveau centre de services en Pologne[8].

La société européenne de capital-investissement Trail annonce le 26 mars 2019 la signature d'un accord d'exclusivité pour l'acquisition d'Électropoli, ouvrant dans le même temps des perspectives d'expansion sur le marché chinois[9].

Chiffre d'affaires[3]

En millions d'euros

  • 2018 : 99 dont 20 pour le site d'Isigny-le-Buat[10]
  • 2009 : 80[11]
  • 2007 : 100
  • 2006 : 89
  • 2005 : 75
  • 2004 : 55
  • 2003 : 48

Administration

Adresse : Électropoli France
45, rue Saint-Martin
Le Grand Chemin
50540 Isigny-le-Buat
Tél. 02 33 89 18 70
Fax : 02 33 89 18 75

Notes et références

  1. « Sur l’ancien siège d’Electropoli à Saint-James : un projet de pépinière d’entreprises », La Gazette de la Manche, 2 novembre 2015.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Site officiel, consulté le 25 septembre 2010 (lire en ligne).
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Site officiel, consulté le 25 septembre 2010 (lire en ligne).
  4. Ouest-France, site internet, consulté le 25 septembre 2010.
  5. « Chrome et dorure chez Électropoli », Ville de Saint-Dizier, site internet, 8 août 2010.
  6. Site officiel, consulté le 25 septembre 2010 (lire en ligne).
  7. 7,0 et 7,1 « Electropoli acquiert l'Européenne de Chromage », L'Usine nouvelle, site internet, 2 septembre 2004 (lire en ligne).
  8. 8,0 et 8,1 Site officiel.
  9. « Manche : rachetée, l'entreprise Électropoli vise le marché chinois », La Manche Libre, site internet, 26 mars 2019 (lire en ligne).
  10. « Un leader du traitement de surface à Isigy-le-Buat », La Manche Libre, 12 mai 2018.
  11. Communiqué d'Électropoli, 2 novembre 2009 (lire en ligne).

Lien externe