Église Saint-Barthélemy (Bourguenolles)

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Église Saint-Barthélemy

L’église Saint-Barthélemy est une édifice catholique de la Manche, situé à Bourguenolles.

Histoire

L’abbé Grimaux présentait ainsi son église pour répondre à l’enquête sur les édifices de l’année 1845 : « l’église de Bourguenolles offre assez d’intérêt sous le rapport de l’art, la maçonnerie est admirée par sa beauté et sa solidité, mais la couverture est usée et en très mauvais état. Le lambris a beaucoup souffert, toutes les croisées ont besoin de réparation. Elle est suffisante pour la population. Une somme de mille francs ne serait pas de trop pour mettre d’édifice en bon état de réception ».

La paroisse relevait du diocèse d'Avranches sous l’Ancien régime et du doyenné de Tirepied. Le curé percevait la moitié des grosses dîmes de la paroisse auxquelles s’ajoutaient les dîmes vertes et les menues. L’abbesse et les religieuses de l’abbaye Sainte-Trinité de Caen percevaient l’autre moitié. Le chanoine de la prébende de Noirpalu percevait quant à lui les deux tiers des grosses dîmes calculées sur 180 vergées de terre. Le curé de Bourguenolles percevait un revenu de 429 livres et 8 sols en 1726 avec lequel il subvenait à l’entretien du vicaire pour 150 livres par an et attribuait 55 livres par an à l’entretien des parties du chœur lui incombant. Les archives sont quasi inexistantes. Monseigneur César Le Blanc vint faire une visite épiscopale le 9 juillet 1721, en présence de maître Robert Lechartier, curé titulaire (le manuscrit n’a pu être lu). Monseigneur Durand de Missy fera sa visite épiscopale le 13 septembre 1749. Louis Duval était vicaire et maître d’école. Il y avait 325 communiants dans la paroisse cette année là (il y en avait 300 en 1726).

Description

Qu’est ce qui a pu justifier une reconstruction intégrale de l’église de Bourguenolles alors que l’évêque d’Avranches ne fait aucune allusion à un quelconque mauvais état de l’édifice en 1749 ?

L’église est une reconstruction des temps modernes dont la porte ouest de la chapelle sud porte le millésime de l’année « 1762 ». Elle a été bâtie en deux campagnes distinctes, la nef et la tour ne présentent pas les mêmes caractéristiques d’assemblages du chœur et des chapelles. Les clefs des arcs des fenêtres sont différents (saillants ou non).

Rien n’évoque l’ancien édifice hormis (peut être) une piscine aux ablutions trilobée gothique et un fragment de croisillon de pointe de rampant conservés dans la sacristie.

Un document en date du cinq juillet 1780 précise que « l’église de Bourguenolles ayant été rebâtie en entier l’année dernière quant à la nef et à la tour il a été procédé à y établir trois cloches au lieu de deux qui y étaient cy devant, la troisième ayant été donnée par feu discrète personne Martin Olivier Besnier, curé de cette paroisse et les dites cloches ayant été fondues et mises en état, elles ont été ce jourd’huy bénies nommées dans la forme ordinaire, la seconde par vénérable et discrète personne Claude Emmanuel Mariette, prêtre bachelier en théologie de la faculté de Paris et chanoine en l’église cathédrale d'Avranches ainsi qu’il est porté sur la dite cloche et par le sieur Mariette a été fait présent à la sacristie de la dite église d’une aube de toille d’Hollande et de mousseline brodée ce dit jour », suivent les signatures.

Le trésor avait donné 1 805 livres pour la reconstruction de la nef qui fut bâtie avant la tour (document non retrouvé).

Le texte confirme bien que la nef et la tour ont été bâties en 1779 et que trois cloches furent hissées dans le clocher parmi lesquelles se trouvaient deux cloches plus anciennes.

Maître Olivier Besnier, le curé bâtisseur de Bourguenolles âgé de 70 ans mourut à la maison curiale le mercredi 17 novembre 1779. Son corps fut inhumé dans le chœur de l’église de cette dite paroisse de Bourguenolles par discrète personne maître Alexis Pierre Gouin, curé de La Lande-d'Airou au diocèse de Coutances.

La bénédiction du chœur et des chapelles fut faite le 14 novembre 1762. Voici le texte : « le dimanche quatorzième de novembre de la présente année fut faite la bénédiction de cette église par maître Jean Olivier Besnier, curé de La Lande d’Airou, assisté de Me François Navet curé de Rouffigny, Me Robert Herbert curé de Champrépus, Me Nicolas Chapel prêtre de Saint Méloir diocèse de Saint Malo, Me Gilles Pépin vicaire de cette paroisse, Me Pierre Legrand prêtre de cette paroisse, Me Guillaume Leronseur diacre de La Lande d’Airou, Me Gabriel Faguaire diacre de la paroisse de Brécey et résidant en la paroisse de Noirpalu, et de nous Olivier Besnier pourvu du pouvoir de bénir ou de faire bénir par qui bon nous semble la dite église de la part de Monsieur l’abbé de Conttrissson doyen de l’église cathédrale d’Avranches et grand vicaire de monseigneur l’évêque, ont été présents à la dite bénédiction maître Claude du Bois Adam écuyer sieur du Tertre et maître Alexandre du Boisadam écuyer capitaine d’invalide qui ont signé avec les sieurs ecclésiastiques ci dessus nommés et nous Besnier, curé de La Lande-d’Airou ».

Une autre bénédiction eut lieu le 7 novembre 1771 : « le septième jour de novembre de la présente année a été faite en cette église la bénédiction des statues posées à la contretable du chœur, savoir du Christ attaché à la croix, de saint Barthélemy patron de cette paroisse, saint Nicolas, la sainte Vierge, saint Jean et sainte Madeleine. Ladite bénédiction faite par Me Robert Herbert curé de Champrepus assisté de messieurs Gouin curé de La Lande d’Airou, Givet curé de Rouffigny, Faguaye curé de Noirpalu, Lethar curé de La Mouche et de messieurs leurs vicaires et de nous Olivier Besnier curé de cette paroisse ».

L’église était placée sous patronage laïc. Il est dit que la seigneurie du Grippon présentait à la cure depuis 1492. Guillaume de Thieuville était seigneur et patron de l’église en 1480. Baudouin de Môles, comte de Brionne et le marquis de Béthune le furent à leur tour. Le roi de France dut assumer cette fonction au cours de l’histoire puisqu’il proposa la nomination d’un curé en 1667 puis en 1709, sans doute à cause des minorités des présentateurs. Olivier Besnier sera présenté par Hippolyte de Béthune, chevalier, marquis de Béthune, seigneur du Grippon, Bourguenolles et autres lieux et nommé le 26 octobre 1741. Jean Louis Victor Le Meilleur est présenté à l’évêque d’Avranches pour la cure de Bourguenolles par noble dame Antoinette Charlotte Turgot, veuve de haut et puissant seigneur René Gabriel Turgot comte de Boisgelin. Le document de présentation est signé du château de Lanteuil (près de Caen) lieu de résidence. Il sera nommé le 27 novembre 1779. Les évêques s’assurèrent de l’état des paroisses qui leur été confiées. Voici le procès-verbal de la dernière visite de l’ancien régime concernant cette église : « La visite épiscopale du 24 juillet 1784 en présence de monseigneur Pierre Auguste Godart de Belbeuf évêque d’Avranches nous apprend que l’évêque confirma 90 personnes rassemblées et bien instruites ; que l’église forme un corps bien régulier, neuve, bien décorée. Les autels au nombre de deux, l’un consacré à la sainte Vierge, l’autre à sainte Marthe, sont propres et bien pourvus. L’église possède une chaire à prêcher, deux confessionnaux, des fonts baptismaux bien conditionnés et en bon état. La sacristie se trouve derrière le chœur, belle, grande et bien éclairée ; les ornements bien en nombre et d’une grande propreté. »

L’église eut à souffrir pendant la révolution où l’on s’attaqua au décor peint qui se présentait sous la forme d’un grand rideau placé sur le pignon du choeur au dessus de l’autel majeur. Toutes les fleurs de lys en furent effacées. Jean Michel Tétrel fut curé constitutionnel entre 1792 et 1794. Louis Pierre Godefroy assura la charge vicariale.

Elle fut rendue au culte le 4 (février ou août) 1800 en présence de Gilles Chapel.

Toutes les ouvertures présentent la forme d’arc en anse de panier. L’édifice se présente sous la forme classique d’une simple croix latine spacieuse ; un axe orient occident formé par le chœur et la nef et un axe transversal par les deux chapelles du septentrion et du midi.. L’église se prolonge au couchant par un clocher porche en avant corps. Vous remarquerez la puissance du chaînage de granit de celui ci.. La nef unique est éclairée à l’aide de quatre fenêtres : deux au nord et deux autres au midi. Le chœur se termine à l’est par un chevet plat. Cinq fenêtres y font entrer la lumière : deux de chaque côté plus une au levant. L’édifice voûté d’un lambris de bois en forme d’anse de panier est entièrement peint d’un ciel d’azur constellé d’étoiles d’or de tôle cloutées.

Le clocher s’élève sur trois étages. Le premier est ouvert par un grand portail à l’ouest. Remarquez la base saillante avec du fruit pour mieux en assurer la stabilité ; les puissants claveaux de granit, la taille et leur disposition. Les différents niveaux de la tour sont soulignés de bandeaux plats. L’étage supérieur contenant le beffroi est percé de baies en anse de panier garnies d’abat son. Des rainures ont été pratiquées dans les piédroits pour fixer les lattes d’abat sons. La face sud de la tour est percée de trois étroites baies de même profil faisant entrer un peu de lumière. La charpente de la couverture en forme de dôme s’appuie sur une importante corniche saillante et moulurée. Une croix de fer tridentée domine l’ensemble. Un joli pavage de pierre couvre l’intégralité du sol de l’édifice.

L’église est dotée de vitraux issus de deux maîtres verriers distincts : Atelier Mazuet de Bayeux en 1930 et Georges Sagot de Bayeux en 1947.

Les sujets iconographiques employés sont, pour les deux chapelles :

  • la sainte famille dont le phylactère est intitulé « le travail à Nazareth » au midi (vitrail signé Mazuet);
  • le martyr de saint Barthélemy attribuable au même atelier. Un roi donne des ordres aux deux bourreaux se préparant à écorché vif Barthélemy. Ce dernier, dont les bras attachés par une corde, sont tendus à la verticale. Un soldat romain se tient sur le côté avec une lance en mains. Ces vitraux se trouvaient primitivement dans le chœur, ils ont été déplacés et ont fait l’objet d’une restauration après la tempête du 26 décembre 1999.

Le maître verrier Sagot a créé les autres vitraux à dominante d’orange dont les sujets figuratifs dans les losanges sont, dans le choeur :

  • le sacré cœur de Jésus,
  • sainte Thérèse de Lisieux et de l’enfant Jésus,
  • sainte Marie tenant un cœur enflammé,
  • sainte Jeanne d’Arc,

Ils sont tous dans la nef à réseau géométrique.

La plupart de la bancellerie de l’église est datée de l’année 1874. Le millésime se rencontre en plusieurs endroits.

Le confessionnal double au fond de la nef est dû à : F. P. M. BESNIER 1746 (fait par M. Besnier).

L’autel de la chapelle latérale sud, consacré à sainte Marthe, se compose d’un tombeau galbé à deux griffes aux quatre doigts aux angles. Le gradin qui le surmonte est orné d’une petite guirlande de pampres et d’épis de blé. La contretable est constituée de deux colonnes de Salomon cannelées avec de petits chapiteaux à l’antique portant une corniche saillante est ornée de denticules et modillons. Le couronnement est plaqué contre le mur avec courbes et contre courbes. Une fausse niche avec colonnettes et arcade végétale. La console centrale porte une sainte Marthe d’origine médiévale en pierre XVe endommagée (tête recollée et main gauche brisée). La toile centrale consacrée au reniement de Pierre est un travail rudimentaire réalisé par Pierre Monteau en 1975. Le cadre au décor végétal est de belle facture. Remarquez le brelage retenant les guirlandes.

La statue de Notre Dame en bois polychrome repeint est du XVIIe siècle. Elle est disposée dans une niche de l’autel de la chapelle nord du même vocable. L’autel tombeau est orné sur le devant de deux rameaux d’acanthes noués. Le tabernacle à courbes et contre courbes est disposé au centre et au dessus d’un gradin. La porte centrale est illustrée du triangle divin (nuée, rayons solaires). Deux ailerons sont disposés sur les côtés du tabernacle avec fleurettes et guirlandes. La contretable se compose de deux pilastres ornés de végétaux. Les chapiteaux formés de tablettes plates antiques. La corniche en plein cintre avec feuillage et crête de coq est surmontée d’une croix salvatrice.

Une bannière est présentée sur le côté. Elle est consacrée à saint Barthélemy à l’avers et au trigramme Christique I H S au revers (Iesum Hominum Salvator).

Trois platetombes sont disposées au haut de la nef à la croisée du transept. Celle du milieu de l’allée évoque la présence de Gilles François Chapelle, né à Bourguenolles. Pendant 40 ans en fut le pasteur et le père. Agé de 76 ans, il emporta dans cette tombe d’unanimes et sincères regrets. Orate. 1844. La pierre est illustrée d’un calice et d’une petite hostie. Les deux autres sont dissimulées sous les planchers des bancs. Les BMS nous révèlent entre autres que : « noble dame Anne Guïon veuve de messire Claude de Boisadam écuyer sieur du Tertre âgée d’environ 73 ans mourut en sa maison du Tertre le 19ème jour de Juin 1768 et le lendemain fut inhumée dans l’église de cette paroisse par Me François Grandin curé de la Luzerne aux présences de maîtres Jean Magdeleine Olivier Besnier, curé de La Lande d’Airou, Pierre Lettard curé de la Mouche, Louis Giret curé de Rouffigny, Gabriel François Fagueys curé de Noirpalu, Jacques Yger vicaire de La Mouche et plusieurs autres ».

Un autre acte révèle que : « Maître André Gérard diacre mourut âgé d’environ 26 ans le 27ème de décembre 1758 et qu’il fut inhumé le lendemain dans cette église ».

Une clôture de communion en bois du XVIIIe siècle est disposée à l’entrée du chœur. Un double emmarchement en permet l’accès. Vous remarquerez l’emploi de deux platetombes sciées. Le chœur ne contient que des statues de plâtre modernes à la réserve de celles de l’autel majeur:

  • Immaculée conception,
  • Sacré cœur de Jésus,
  • Antoine de Padoue,
  • Thérèse de Lisieux,
  • Jeanne d’arc.

L’autel majeur est privilégié (pour les morts). Les rentes et les obits déclarés en 1726 font état d’un revenu de 104 livres 10 sols pour lesquels le curé et les prêtres de la paroisse sont tenus de (dire) célébrer 200 messes hautes et 100 messes basses. L’autel tombeau est illustré de l’Agneau de Dieu. Une guirlande orne le gradin avec une agrafe au centre. Le tabernacle à trois pans droits possède une toute petite porte illustrée d’un ostensoir (montrance). Elle est surmontée d ‘angelots. Il est garni d’un abondant décor végétal, de guirlandes tombantes et d’enroulements de pampres. La prédelle à deux panneaux est illustrée des motifs consacrés à la célébration eucharistique,

  • à gauche : pâle, ciboire, chandelier, burette, missel, trois épis de blé, le tout relié par un ruban fixé à une attache en forme d’anneau ;
  • à droite : calice, patène, burette, pampres, reliés par un ruban attaché de manière identique au précédent panneau.

Deux ailerons prolongent cette prédelle avec volutes végétales et guirlandes tombantes. Un soleil levant lumineux est disposé au dessus du tabernacle, à l’arrière, avec une colombe de l’esprit saint en son centre. Deux cartouches illustrés des instruments de la passion sont disposés au dessus de la prédelle,

  • à droite : courbes et contre courbes, crête de coq, échelle, marteau, récipient, pièces de monnaie, tenaille, piloris ;
  • à gauche : lance, tige de roseau et éponge, trois dés, fouet, rameau d’olivier, deux clous, un couteau ou sabre court.

La crucifixion met en scène Jésus attaché à la croix, Marie-Madeleine enlace de ses bras cette croix au pied de laquelle elle se tient ; Marie, la mère de Jésus (qualifiée ici de Notre Dame de Pitié) et Jean (qualifié ici d’Evangéliste) se tiennent de part et d’autre de cette croix, les yeux portés vers le ciel. Vous remarquerez que Jésus porte un pérysonium retenu par une cordelette. De grandes branches d’acanthes accompagnent cette scène.

L’accès à la sacristie se fait par deux portes à l’abondant décor végétal en application. Elles sont couronnées de motifs végétaux, de crêtes de coq, et de coquilles. L’ensemble du maître autel a été repeint au XIXe. La polychromie originelle se distingue toujours sous le badigeon.

Les fonts baptismaux en granit au bas de la nef sont de belle facture (XVIe ou XVIIe). Base et cuve polygonale, couvercle plat surmonté d’une exposition avec croix salvatrice. Un escalier de pierre intérieur permet l’accès à l’étage supérieur.

Le clocher porche est voûté de pierre avec trou de cloches en son centre. Quatre nervures de section large et plate le soutiennent. La porte intérieure est voûtée en plein cintre classique dont l’arc est porté par deux sommiers moulurés.

Deux platetombes sont disposées sous la tour parallèlement aux murs nord et sud:

  • ici repose M. Robert Gérard Le Tertre, procureur (le mot contracté a été bûché) de la ville d’Avranches décédé le 14 février 1702 ; une jolie rosace à 6 pétales est sculptée.
  • ici repose le corps de Jacques Desvages père du sieur curé de ce lieu décédé le 18 avril 1738. Fut il le père de Julien, curé entre 1730 et 1741 ?).

Beffroi

Deux cloches ont pris place dans le beffroi depuis 1884.

Épigraphie campanaire de la première nous apprend ceci:

  • Nommée Michel, Pascaline, Angèle / par / M Michel Besnier / et / Mme Pascaline Jannot son épouse. L’écu écartelé de l’évêque y est appliqué. L’autre face :
  • 1884 / SS Léon XIII pape / bénite par Mgr Abel Anastase Germain / évêque de Coutances et Avranches / assisté de MM / V. Fautrel curé de Bourguenolles / Ange Fauvel maire / A L Legrand adjoint président de la Fabrique / X trésorier Fabriciens : A.L. Bidet, V. Besnier / A. Havard Villedieu Manche. L’écu armorié du pape en forme d’ove y est appliqué.

La seconde cloche :

  • nommée Thérèse, Victorine par M Victor Fautrel curé de Bourguenolles et Mme Thérèse Servain épouse de Mr Alexandre.
  • 1884 / SS Léon XIII pape / bénite par Mgr Abel Anastase Germain / évêque de Coutances et Avranches / assisté de MM / V. Fautrel curé de Bourguenolles / Ange Fauvel maire (la lettre A s’est déplacée au moment de la coulée) / A. Havard Villedieu Manche.

Elles ont été bénies le 18 février 1884. On peut regretter que les cloches ne soient pas davantage bavardes, notamment pour l’une d’entre elles, rescapée de la Révolution. Le fondeur aurait dû faire le lien pour respecter cette fusion de l’ancien métal dans un nouveau moule.

Sacristie

Elle contient deux piscines aux ablutions en granit, l’une est voûtée plein cintre classique, l’autre, au midi, est à motif gothique trilobé. Cimetière :

  • un if est planté dans l’angle nord-ouest du cimetière ;

Croix :

  • la croix du cimetière est posée sur un double emmarchement réalisé en partie avec trois platetombes en réemploi :
  • deux sont illisibles et sont illustrées d’une longue croix sur un double emmarchement ;
  • la troisième est datée de « 1576 » et porte dans l’écu les lettres « PM M ».

Deux platetombes fragmentées sont disposées au chevet de l’église avec une cuve de piscine. Elles sont difficilement déchiffrables:

  • LOUIS YVON / MIN. SA. FEMM(E) / E F R. DU. CHB
  • 1622 ( ?) DUVAL LE NME / PIOIREL GR/ FAUVEL c AFEME (plusieurs lettres sont trop rustiques)

Il est possible de citer parmi les prêtres curés et autres ecclésiastiques (liste non exhaustive):

  • François Gérard, curé vers 1589 († en 1600) ;
  • Michel Gilbert en 1601-1655 ;
  • Gilles Deshayes, démissionnaire en 1667 ;
  • Bertrand Besnier à partir du 15 novembre 1667, nommé par le roi ;
  • Robert Le Chartrier, gradué de l’université de Paris, 1709-1730 ;
  • Julien Desvages, 1730-1741 († le 23 août 1741);
  • Olivier Besnier, 1741-1779 ;
  • Victor Duval, vicaire ;
  • Thomas Tesnière, vicaire ;
  • Jean-Louis Victor Le Meilleur, 1779, 1784 ;
  • François Montier, vicaire en 1784 ;
  • Jean Baptiste Ursin Yvon vicaire ;
  • Jean Michel Tétrel, 1792-1795 ;
  • Louis Pierre Godefroy, vicaire constitutionnel ;
  • Gilles François Chapelle, desservant, rouvre l’église le 04 août 1800, décédé en 1844 ;
  • Grimaux ;
  • Louis Hamelin, 1854-1856 ;
  • Jacques Landelles, 1856-1881 ;
  • Fautrel, 1881, transféré en 1888 ;
  • Albert Costil, 1888-1896, dernier résident ;

Sources

  • Pas de sources locales manuscrites en dehors des registres BMS contenant aux dates indiquées les informations de bénédictions (notamment registres 1755-1776 ; 1777-1792), conservés en mairie.
  • Il n’y a pas de livre paroissial ni de mémorial paroissial .
  • Pas de comptes du trésor ancien régime ni du XIXe (les comptes et les rentes avaient été conservés pendant la révolution et restitués après la terreur);
  • Manuscrit n° 201 « état des bénéfices des paroisses » bibliothèque d’Avranches (12 XII 1726-1730) ;
  • Revue de l’Avranchin (monographie paroissiale) tomes VI (1892-1893) et XIX (1920-1921). Cette monographie s’appuie sur des textes anciens consultés mais non retrouvés;
  • Registres des visites épiscopales du diocèse d’Avranches aux archives diocésaines à Coutances ;
  • Registre de la visite de 1721 à la bibliothèque d’Avranches ( non trouvé au moment de l’impression ?)
  • Enquête sur les édifices religieux et les presbytères année 1845 aux Archives diocésaines ;
  • Rentes foncières 1660-1695 en « 2 J 155 » aux archives départementales de Saint Lô ;
  • Dossier communal (articles de presse liés essentiellement aux élections municipales ) ;
  • Dossier « P » aux archives diocésaines à Coutances;
  • Dossier dactylographié d’aide à l’histoire, conservé en mairie ;
  • Récolement du service des A.O.A. de la Manche.

Liens internes

48°48′18″N 1°17′52″O / 48.805, -1.29778