Âge du Bronze dans la Manche

De Wikimanche

L'Âge du Bronze est une période de la Préhistoire qui a laissé ses traces dans la Manche.

L'émergence de sépultures individuelles marque le début de l'Âge du Bronze et la fin du Néolithique[1].

Les tombes en question sont formées d'un tumulus de grande taille. Des restes funéraires caractéristiques de cette époque y ont été retrouvés : haches, poignards en cuivre arsénié et pointes de flêches triangulaires ou ogivales en silex[1].

On trouve ce type de tumulus en Angleterre, en Bretagne mais aussi dans l'ouest de la Normandie: à Beaumont-Hague, Longues-sur-Mer (Calvados) et Loucé (Orne)[1].

Ces sépultures apportent également la preuve de l'existence du commerce du cuivre dans la Manche[1].

La Hague

Les premières fouilles sont faites au 18e siècle[1].

Outre la présence du Hague-Dick, matérialisant la frontière entre la pointe de la Hague et le reste du Cotentin, on dénombre une dizaine de tumuli, plus ou moins grands, dans le nord-ouest de la Manche. Les plus grands dépassent les 150 mètres cubes de volume[1].

Ces vestiges sont encore visibles de nos jours grâce au maintien du caractère naturel de la presqu'île couverte de landes et dont la principale activité agricole reste l'élevage[1].

L'importance du lieu n'est réellement découverte qu'au 19e siècle. Les fouilles mettent au jour plusieurs sépultures : « La Fosse Yvon » et « Les Delles » à Beaumont-Hague, « Le Bois des Hougues » et la « La Lande des Cottes » à Vauville, et « Calais » à Jobourg. Tous ces tumuli sont rattachés à l'Âge du Bronze ancien[1].

Agneaux

Des enclos circulaires datant de l'Âge du Bronze moyen ont eté découverts à Agneaux. Le site de « La Tremblaye », grand de 5 hectares, se trouve en bordure de la Vire[1].

Une quinzaine d'enclos ont été mis en évidence. Ils semblent avoir été l'objet d'inhumations et d'incinérations en pleine terre ou dans des vases. Les enclos ont été utilisés jusqu'à l'époque mérovingienne. Les incinérations avaient lieu durant le premier Âge du Fer. Des haches du 7e siècle avant JC ont été retrouvées sur le site[1].

Saint-Jean-le-Thomas

En 1970, le géographe Alain L'Homer découvre sur la plage une pêcherie datant de l'Âge du Bronze [2]. Elle est fouillée en 2003 par Cyrille Billard avant de disparaître sous les sédiments en 2007 [2]. En janvier 2010, les pieux de bois de cette pêcherie sont de nouveau visibles [2].

En 2016, Jean-Marie Portier, un guide de la baie, découvre sur la plage un four à sel datant de l'Âge du Bronze, qu'il fait transporter en février 2017 sur la terre ferme pour le reconstituer [3].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6, 1,7, 1,8 et 1,9 Fabien Delrieu (dir.), Les Gaulois et la mort en Normandie, Cully, éd. Orep, 2009.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 David Nicolas-Méry, Avranches, capitale du pays du Mont-Saint-Michel, éd. Orep, 2011, p. 10.
  3. « Un four à sel de l'âge du bronze mis au jour », Ouest-France, 17 février 2017.