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Fichier:German prisoners of war in a barbed-wire enclosure on Utah Beach.jpg|''Prisonniers allemands sur la plage.''
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Utah-Beach est parmi les plages du débarquement de 1944 candidates à figurer sur la liste du [[patrimoine mondial de l'Unesco]].  La démarche partenariale est lancée en [[2008]], les plages figurent sur la liste indicative nationale depuis [[2014]], de 2014 à [[2017]] la région réalise un dossier de candidature et en [[2018]], elle le remet à l'État qui le remet à l'Unesco<ref>[https://www.youtube.com/watch?v=M5r0ve1RIOY Région Normandie], consulté le 23 mai 2019</ref>.


== Musée ==
== Musée ==

Version du 23 mai 2019 à 18:11

Les chars amphibies américains passent à l'attaque.

Utah Beach est la seule plage du débarquement allié de juin 1944 située dans le département de la Manche.

Elle s'étend sur environ 5 km sur les communes de Sainte-Marie-du-Mont, Saint-Martin-de-Varreville et Audouville-la-Hubert [1]. Elle faisait partie, comme Omaha Beach, du secteur américain. L'assaut est confié au VIIe Corps.

Les pertes américaines sont estimées à environ 200 tués, principalement issus de la première vague. Les pertes allemandes ne sont pas connues.

Histoire

Le nom de code d'Utah Beach est donné dès 1943 par l'état-major allié, dirigé par Eisenhower.

Le 6 juin 1944, le débarquement des forces américaines a lieu à 2,5 kilomètres plus au sud que prévu. L'erreur se révèle finalement bénéfique : les soldats se trouvent ainsi hors de portée des batteries allemandes de Crisbecq et d'Azeville.

Le brigadier general Theodore Roosevelt, qui commande en second la 4e division d'infanterie américaine, met le pied sur le sol normand à 6 h 40, avec la première vague d'assaut. 350 mètres sont à parcourir par les soldats sous le feu allemand avant d'atteindre les dunes [2].

Contrairement à ce qui se passe sur la plage voisine d'Omaha « la sanglante », le débarquement à Utah Beach s'opère rapidement, en une matinée. Les points de défense allemands sont neutralisés un à un. Une fois la plage mise sous contrôle, il ne faut pas plus d'une heure au génie américain pour la dégager de tous ses principaux obstacles [3].

La jonction avec les troupes aéroportées larguées sur Sainte-Mère-Église est réalisée dans les meilleurs délais et sans grosses difficultés : on comptera moins d'un pour cent de pertes à la fin de la journée (197 tués) [4]. C'est dix fois moins que les prévisions de l'état-major. Le secteur d'Utah Beach est une totale réussite militaire [2].

L'objectif principal des troupes débarquées sur cette plage, celles du VIIe Corps dirigé par le lieutenant general Joseph L. Collins, est « de couper la presqu'île du Cotentin, puis de s'emparer de Cherbourg à revers, la possession d'un grand port naturel étant un enjeu vital pour l'avenir » [5].

Le débarquement à Utah Beach est, à la différence des plages calvadosiennes, appuyé par des détachements parachutistes. La 82e division airborne du major general Matthew B. Ridgway et la 101e division airborne du major general Maxwell D. Taylor sont parachutées derrière les lignes ennemies et sont respectivement chargées de prendre le contrôle des zones autour de Sainte-Mère-Église et de Sainte-Marie-du-Mont.

Le premier jour, 23 250 hommes sont débarqués à Utah Beach [5].

Vers 19 h, le quartier général du VIIe Corps du général Collins est installé à Audouville-la-Hubert.

Le port d'Utah Beach est construit par la 1re brigade spéciale du génie de l'armée américaine. Entre 6 juin et le 1er novembre 1944, période pendant laquelle il est opérationnel, il permet le débarquement de 836 000 hommes, de 220 000 véhicules et de 725 000 tonnes de ravitaillement [6].

Si le débarquement avait échoué sur les autres secteurs, Omaha, Gold, Juno et Sword, le haut commandement allié avait imaginé de reporter toutes les forces sur celui d'Utah Beach [6].

Les 31 juillet et 1er août 1944, la 2e Division blindée du général Leclerc débarque à Saint-Martin de Varreville et sera engagée au combat quelques jours plus tard.

Le 4 janvier 1947, la plage et la dune ainsi que la partie du banc de la Madeleine dite « plage du Président-Roosevelt », à l'exception du blockhaus sur lequel s'élève le monument américain, sont décrétés « site inscrit » au titre de la loi du 2 mai 1930.

Utah-Beach est parmi les plages du débarquement de 1944 candidates à figurer sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. La démarche partenariale est lancée en 2008, les plages figurent sur la liste indicative nationale depuis 2014, de 2014 à 2017 la région réalise un dossier de candidature et en 2018, elle le remet à l'État qui le remet à l'Unesco[7].

Musée

Monuments

  • Monument fédéral américain : inauguré en 1984. Il est construit sur un terrain offert par la commune aux États-Unis d'Amérique.
  • Monument de la 1re Brigade spéciale du génie américain : inauguré le 6 juin 1945 par le colonel Caffey.
  • Monument de la 4e Division d'infanterie américaine : inauguré le 6 juin 1964 par le général Bradley.
  • Monument de la 90e Division d'infanterie américaine : inauguré le 28 juillet 1971 par Raymond Triboulet, ancien ministre [8] et en 1974 par le général Landrum.
  • Monument de l'US Navy : inauguré le 27 septembre 2008, il est l'œuvre du sculpteur Stephen Spears.
  • Monument de Brécourt (Easy Company) : inauguré le 18 juin 2008 en l'honneur de la 101e airborne.
  • Monument danois : inauguré le
  • Borne 00 de la Voie de la Liberté
  • Monument de la 2e Division Blindée du Général Leclerc
  • Instants, inaugurée le 7 juin 2014

Bibliographie

par ordre chronologique de parution
  • François Lemonnier-Gruhier, La Brèche de Sainte-Marie-du-Mont - Petite et grande histoire du Débarquement, Paris, éd. Spes, 1948
  • A. Bigot, Le Débarquement à Utah Beach - La prise de Cherbourg (6 juin - 27 juin 1944), Caen, éd. Bigot, 1950, 46 p.
  • Gordon Harrison et Roland G. Ruppenthal, Utah Beach à Cherbourg - Toute la bataille du Cotentin - 6 juin au 1er juillet 1944, Saint-Lô, éd. Leclerc, 1954, réed. Coutances, éd. Notre-Dame, 1968
  • Louis Costel, Sainte-Marie-du-Mont - Utah Beach, Coutances, Impr. Notre-Dame, sd [1967 ?]
  • Georges Blond, Le Débarquement, Paris, Fayard, 1951, réd. Presses de la Cité, 1972
  • Michel de Vallavieille, Jour J à Utah Beach, Coutances, éd. Ocep, 1973
  • Gilles Perrault, Le Grand jour, Paris, éd. Jean-Claude Lattès, 1974, rééd. 1994
  • Jean Compagnon, Les Plages du Débarquement, Rennes, éd. Ouest-France, 1979
  • Jean-Pierre Bénamou, Les Plages du Débarquement, Bayeux, éd. Heimdal, 1980
  • Rémy Desquesnes, 6 juin 1944 : Utah Beach, Rennes, éd. Ouest-France, 1989
  • Georges Bernage, Débarquement à Utah Beach, Bayeux, éd. Heimdal, 1994, 80 p.
  • Robert O. Babcock, Souvenirs de guerre - Utah Beach - 4e division d'infanterie américaine, Sainte-Marie-du-Mont, éd. Philippe Cornil, 2002, 146 p.
  • Jean-Bernard Moreau, Utah Beach : Succès oublié du Jour J, Caen, éd. Le Mémorial de Caen, 2004, 15 p.
  • Ludovic Lefebvre, Ils étaient à Utah Beach : L'histoire du Jour J racontée par les vétérans, éd. American D-Day, 2004, 196 p.
  • Sam M. Gibbons, 6 juin 1944, j'étais là, Sainte-Marie-du-Mont, éd. Musée Utah beach, 2005, 121 p.
  • Helmut Konrad Von Keusgen, Les Canons de Saint-Marcouf : Les batteries d'Azeville et Crisbecq face à Utah Beach, Bayeux, éd. Heimdal, 2006, 138 p.
  • Antonin Dehays, Sainte-Marie-du-Mont, code Utah Beach, Juin 1940 - Novembre 1944, Marigny, éd. Eurocibles, 2010.
  • Steven J. Zaloga, Le jour J - Utah Beach, les parachutages américains, Oxford, Osprey Publishing, 2010, 94 p.
  • Georges Bernage, Utah Beach : Sainte-Mère-Eglise, Sainte-Marie-du-Mont, Bayeux, éd. Heimdal, 2011, 176 p.
  • Yann Magdelaine, Utah Beach - Le succès américain, Bayeux, OREP, 2012, 32 p.
  • Alain Chazette, Atlantikwall, Utah Beach : de la baie des Veys à Quinéville, Vertou, éd. Histoire et fortifications, 2012, 80 p.
  • Patrick Bousquet-Schneeweis et Michel Giard, Les étoiles de la liberté - Utah Beach - 6 juin 1944, Bayeux, OREP, 2014, 80 p.
  • Joseph Balkoski, Utah Beach, 6 juin 1944, Paris, éd. Histoire et collections, 2015, 348 p.

Notes et références

  1. Secteur classé parmi les sites du département de la Manche par un décret du 2 juin 2010, publie au Journal Officiel du 4 juin 2010.
  2. 2,0 et 2,1 Dimanche Ouest-France, 2 novembre 2014.
  3. voir en ligne.
  4. Hugues Derouard, « Chemins de mémoire sur les plages du Débarquement », Détours en France, n° 143, mai 2010.
  5. 5,0 et 5,1 Dossier de presse édité à l'occasion du 50e anniversaire du Débarquement, juin 1994.
  6. 6,0 et 6,1 Dépliant promotionnel du Musée du Débarquement, sd.
  7. Région Normandie, consulté le 23 mai 2019
  8. ACP, 28 juillet 1971, 10 h 00.

Articles connexes

Liens externes