Statue équestre de Napoléon

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Inauguration de la statue en 1858.
Statue de Napoléon Ier à Cherbourg,
lithographie d'Isidore Laurent Deroy, ~1860.
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La statue équestre de Napoléon est un monument commémoratif de la Manche, situé place Napoléon, à Cherbourg-Octeville.

En 1852, après la décision de Napoléon III de faire arriver le chemin de fer jusqu'à Cherbourg, le conseil municipal de Cherbourg décide d'édifier face à la rade, une statue de Napoléon Ier, créateur du port militaire de Cherbourg.

Armand Le Véel fait la proposition d'une statue équestre début 1853, qui n'aboutit finalement que le 24 avril 1855[1]. Le même jour, Dominique Geufroy est chargé de la réalisation du piédestal, de ses fondations, de la grille et de la pose de la statue de Napoléon Ier. Il déclare avoir recherché pour le piédestal « la puissance et la simplicité »[2].

La statue arrive des ateliers parisiens du sculpteur par le train le 21 juillet 1858 pour être inauguré à l'occasion de la visite à Cherbourg du couple impérial, pour l'inauguration de la ligne Caen-Cherbourg, le lancement du Ville de Nantes, et l'immersion du troisième bassin du port militaire [3].

Les fêtes débutent le 4 août. Le jeudi 5, la reine Victoria entre dans la rade à bord du yacht Victoria and Albert, et visite avec l'Empereur et Eugénie, l'arsenal, avant d'assister le soir, à l'illumination de la digue et de la rade . Le samedi, après la mise en eau de bassin Napoléon III, le ciel cherbourgeois s'éclaire des feux d'artifice de Ruggieri sur la place Divette. Le lendemain, le dimanche 8 août, la foule se presse pour l'inauguration de la statue, cérémonie peu au goût de l'Empereur, qui engage alors avec le Royaume-Uni, un rapprochement diplomatique. Ce qui devait être le sacre officiel de Le Véel est donc rapidement expédié, et le statuaire n'est pas décoré de la légion d'honneur, contrairement à ses espoirs et au maire Joseph Ludé[3].

Napoléon y est représenté à cheval, face à la mer, désignant du bras droit le port militaire, et non l'Angleterre, comme on le croit souvent : « La main qui fonde, et non celle qui menace »[3].

La statue de 5 mètres de haut sur 5,5 mètres de large, repose sur un piédestal haut de 4,7 mètres et large de 10 sur 7,6 mètres[4], réalisé par Dominique Geufroy, avec 64 blocs de granit de Flamanville[5], sur lequel est gravé un extrait du Mémorial de Sainte-Hélène, daté du 15 juillet 1816 : « J'avais résolu de renouveler à Cherbourg les merveilles de l'Égypte », c'est-à-dire élever une pyramide, la batterie Napoléon au centre de la grande digue, et creuser un lac Moéris, l'avant-port.

Jusqu'à l'Occupation, la statue est entourée d'une grille en fer, également conçue par Geufroy, ornée de pilastres décorés de chiffres et surmontés de la couronne impériale[5].

Elle a été inscrite au titre des monuments historiques le 18 août 2006 puis classée le 24 juillet 2008.

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Notes et références

  1. Léon Favier, « Le statuaire Armand Le Véel », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. 21, 1924
  2. Emmanuel Luis, « Autour du piédestal des monuments commémoratifs : le rapport entre sculpteurs et architectes à partir d'exemples bas-normands », Livraisons d'histoire de l'architecture, no22, 2e semestre 2006. pp. 71-86
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 Léon Favier, « Le statuaire Armand Le Véel », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. 21, 1924.
  4. Brochure « La Statuaire monumentale », Direction des Affaires culturelles de la ville Cherbourg-Octeville
  5. 5,0 et 5,1 Le voyageur à Cherbourg en 1858. Cherbourg : Bedelfontaine & Syffert, 1858. p 16

49°38′35″N 1°37′27″O / 49.64306, -1.62417