Actions

Marie Lesage

De Wikimanche

La version imprimable n’est plus prise en charge et peut comporter des erreurs de génération. Veuillez mettre à jour les signets de votre navigateur et utiliser à la place la fonction d’impression par défaut de celui-ci.

Marie Lesage, née à Doville le 13 janvier 1898 et morte à Auschwitz-Birkenau (Allemagne) le 19 mars 1943, est une résistante déportée de la Manche, « Mort pour la France ».

Marie Lesage.

Biographie

Issue d'une famille d’agriculteurs pauvres de huit enfants, elle a sans doute peu fréquenté l'école mais c'est une femme ouverte aux problèmes de son époque et qui cherche à se cultiver.

Elle habite Équeurdreville et tient un café, 1 rue Gambetta. C’est une sympathisante du Parti communiste et des mouvements antifascistes d’avant la guerre. Par solidarité, elle héberge des républicains espagnols réfugiés ainsi que des anti-hitlériens allemands. Dès le début de l’occupation, elle est aux côtés de ses amis politiques qui organisent des groupes de résistants ; parmi eux les Équeurdrevillais, son beau-frère Pierre Vastel, André et Juliette Defrance, Auguste Livory, Ange Leparquier, Alphonse Doucet, Henri Corbin... Dans son établissement, se tiennent des réunions clandestines ; elle offre gîte et couvert aux combattants de passage du Parti communiste et du Front national de la Résistance.

Elle est arrêtée le 18 février 1942, en même temps que Roger Bastion, Henri Messager, Louis Canton, les frères Mesnil, à la suite d'une traque policière commencée en région parisienne (affaire Pican-Cadras) [1].

Marie Lesage est emprisonnée à Paris, à prison de la Santé, au secret jusqu'au 24 août 1942, internée à Romainville (aujourd'hui en Seine-Saint-Denis).

Elle est déportée au camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à bord d'un convoi de 230 femmes qui part de Compiègne-Royallieu (Oise) le 24 janvier 1943. Ce convoi, le seul convoi de femmes résistantes à destination d'Auschwitz, est également connu sous le nom de «Convoi des 31000» en raison des matricules échelonnés de 31625 à 31864 (230+10). Seules 49 survivront à leur déportation ce qui correspond à un taux de mortalité de 79%. Au départ de ce convoi mais vers une autre destination, se trouvent Clément, Fontaine, Houyvet, Lamort, Lecrosnier, Ledrans, Lejeune, Leray, Leterrier, Lorence, Mesnil, Nicollet et Typhaigne [1].

Le numéro matricule 31671 lui est attribué [2].

Marie Lesage y meurt quelques jours après son arrivée.

Hommages

Son nom est mentionné sur les monuments commémoratifs suivants :

Bibliographie

  • Simone Alizon, L'Exercice de vivre. 1996, Éditions Stock

Notes et références

  1. Les hommes de ce convoi sont internés au camp d'Orianenburg-Sachsenhausen.
  2.  Ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche. 

Sources

Liens internes

Lien externe