Argouges
Argouges est une commune du département de la Manche.
| Argouges | |
|---|---|
| Arrondissement | Avranches |
| Canton | Saint-James |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Saint-James |
| Gentilé | Argougeois(es) |
| Population | 560 hab. |
| Superficie | 16,41 km² |
| Altitude | 25m (mini) 133m (maxi) |
| Code postal | 50240 |
| N° INSEE | 50018 |
| Maire | Louis Lemouland |
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Sommaire |
[modifier] Toponymie
[modifier] Attestations anciennes
- de Argogiis 1179 [1].
- Argoges 1186 [2].
- de Argogiis ~1200 [1].
- Radulf[us] de Argogis 1209 [3].
- rector de Argougiis 1369/1370, 1371/1372 [4].
- ecclesia de Argougiis 1412 [5], ~1480 [6].
- Argouges 1612/1636 [7], 1677 [8], 1713 [9], 1753/1785 [10], 1854 [11], 1903 [12].
[modifier] Étymologie
Type toponymique attesté trois fois en Normandie, dont une dans la Manche. On le rencontre également plusieurs fois ailleurs en France.
Il s'agit d'une appellation gallo-romane ARCUBIAS, continuant l'accusatif pluriel du latin tardif arcubia « poste de guet », et évoquant plusieurs postes-frontières. Le site de cette agglomération, la plus méridionale de la Manche, correspond en effet à la limite de la frontière des tribus gauloises des Abrincates, dont la capitale est aujourd'hui Avranches, et des Redones, dont la capitale est aujourd'hui Rennes. Cette limite est également celle de la Normandie et de la Bretagne [13].
Le terme arcubia a été tardivement formé sur le latin arcubius « sentinelle », contraction d'un plus ancien °arci-cubius, littéralement « celui qui dort dans la citadelle », formé à partir des mots arx, radical arc- « citadelle » et cubare «être couché; dormir » (d'où le français couver, incuber et concubin). Quant au mot arx « partie la plus élevé d'une ville, où se trouve la citadelle », il est d'étymologie incertaine, et représente sans doute un ancien emprunt à une langue indéterminée, tout comme le premier élément du grec ἀϰρόπολις (akrópolis) « refuge; rempart; sommet », d'où le français Acropole.
[modifier] Géographie
- Longitude Ouest : 01°23'47
- Latitude Nord : 48°30'16
[modifier] Histoire
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 819 | 787 | 718 | 621 | 599 | 540 | 560 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
[modifier] Administration
[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution
- Généralité : Caen.
- Élection : Avranches.
- Sergenterie : Saint-James.
[modifier] Les maires
| Période | Identité | Qualité | |
|---|---|---|---|
| 1953 - 1995 | Maxime de Coniac | exploitant agricole | |
| ....... - 2001 | Alexandre Mury | ||
| 2001 - ....... | Louis Lemouland | ||
| À compléter | |||
[modifier] Mairie
Le secrétariat de mairie est ouvert les :
- Mardi : 9 h - 12 h
- Mercredi : 9 h - 12 h et 16 h - 18 h
- Jeudi : 9 h - 12 h
- Vendredi : 9 h - 12 h
- Le premier samedi de chaque mois : 10h - 12 h
[modifier] Religion
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Architecture civile
- Souvenir de l'ancienne forteresse de Montaigu
- Château du Gault (18e/19e)
- Manoir de Marigny (16e)
[modifier] Architecture sacrée
- Église 18e remaniée : chœur octogonal, clocher en bâtière ; statues de saint Pierre et saint Paul (18e), saint Michel, maître-autel (17e/18e) surmonté d'un Christ en croix entouré de saint Jean et de la Vierge
- Croix montoises
[modifier] Sites
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Gilles Berthelot (1759-1795), religieux
- Julien Berthelot (1768-1798), chouan
[modifier] Fête communale
- Saint-Pierre (premier dimanche de juillet)
[modifier] Économie
- 17 artisans et commerçants : maçons, couvreurs, chauffagistes, carreleurs, un granitier, une boulangerie, un café, une brocante, un négociant en produit de sol, un commerce de matériel d'élevage et un facteur de pianos.
- 16 exploitations agricoles, 3 entraîneurs de chevaux, dont Jules Lepennetier, vainqueur du prix d'Amérique avec Général du Pommeau en 2000.
Au clos de Marigny, est implanté un lotissement comprenant 21 logements, dont 8 en maisons individuelles et 13 logements HLM. 2 autres lotissements, l'un de trois lots, l'autre de 5 lots sont en cours de création. Dans le presbytère, 2 logements conventionnés ont été aménagés.
- 2 gîtes communaux (1 épi) ont été réalisés dans une ancienne école au village de Poêlley. 1 autre gîte privé (2 épis) existe également au village de Pincey
- Des chambres d'hôtes sont aussi disponibles au bourg d'Argouges.
[modifier] Enseignement
- 1 école privée de deux classes.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 70.
- ↑ Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XI (décembre 1961), § 86.
- ↑ Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 13, § 47.
- ↑ Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 141C et 147A.
- ↑ Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 153A.
- ↑ Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 169A.
- ↑ Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620]
- ↑ Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
- ↑ Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
- ↑ Carte de Cassini.
- ↑ V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
- ↑ Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
- ↑ Voir également Carentan pour un autre exemple, indirect et hypothétique, de toponyme lié à la notion de frontière entre peuples gaulois.
[modifier] Voir Aussi
[modifier] Lien externe

