Abbaye Notre-Dame-du-Vœu (Cherbourg) : Différence entre versions

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Version du 7 juillet 2007 à 00:15

La légende de Chantereyne

Prise dans une terrible tempête en mer, entre la Normandie et l'Agleterre, l'Impératrice Mathilde, petite-fille de Guillaume le Conquérant, aurait invoquer la Vierge de lui laisser la vie sauve, promettant de chanter un cantique à sa gloire, et d'ériger une église là où elle débarquerait. Voyant la terre, le pilote aurait dit à la Reine "Chante Reyne, voici la terre", laissant un nom à la croûte du Homet.

Selon Robert Lerouvillois, il est plus probable que le voeu auquel se rapporte l'Abbaye soit celui de la reine Mathilde, épouse de Guillaume le Conquérant, qui avait déjà installé des chanoines à Cherbourg, et que leur petite-fille aurait voulu renouvelé. Quant au nom de Chantereyne, il se réfèrerait aux nombreuses reinettes qui croassait dans cette zone marécageuse.


Constructions et destructions

Mathilde installe 1145, une communauté de chanoines réguliers augustins issus de l’abbaye Saint-Victor de Paris. L'abbaye est consacrée en 1181, tandis que la construction des bâtiments s'étale sur plusieurs siècles (église, cuisines et cellier au XIIe siècle, réfectoire et salle capitulaire au XIIIe siècle).

Sans protection, l'abbaye est régulièrement pillée et brûlée lors des incessantes batailles franco-anglaises, avant d'être reconstruite vers 1450. Elle sera de nouveau endommagée durant les guerres de religion. Elle subit le régime de commende à partir de 1583. Réformée à la fin du XVIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque de Coutances, Loménie de Brienne, elle subira le déclin commun aux institutions monastiques et sera fermée en 1774.

Avec la construction du port militaire, ses terrains sont annexés en 1778. Elle devient la résidence du [[duc d'Harcourt], gouverneur de Normandie, et accueille le Roi en 1786. Elle est transformée ensuite en hôpital de la Marine entre 1793 et 1866, en bagne sous le Premier Empire, et en caserne Martin-des-Pallières à partir de 1850 pour l'infanterie de marine.

En 1928, est installée une cité ouvrière, la cité Chantereyne, épargnée par les bombardements mais incendiée par les Allemands en juin 1944.

Restauration

Rachetée par la mairie en 1961, l'abbaye est lentement restaurée depuis 1965.

La grande cheminée de la maison abbatiale (XVIe siècle) est conservée dans la salle du conseil de l'Hôtel de ville, le portail occidental de l'église (XIIIe siècle) est placée dans le Jardin public. Les restes de la caserne Martin-des-Pallières avaient été classés en 1913, avant que l'ensemble des bâtiments, vestiges et sols de l'ancienne abbaye soient classé en septembre 2002.

Source