Teurgoule
La teurgoule est un dessert normand que l’on trouve encore dans quelques boulangeries traditionnelles de la Manche. Il s’agit d’un riz au lait très crémeux et très onctueux consommé jadis au « 4 heures ». Le secret de cette spécialité réside principalement dans la cuisson, le riz doit cuire très lentement au four.
Un sablé normand, une brioche traditionnelle ou feuilletée accompagne merveilleusement ce dessert servi avec un verre de cidre bouché ou de poiré.
Sommaire |
[modifier] Ingrédients
- 2 litres de lait entier
- 120 grammes de riz rond
- 20 morceaux de sucre
- 3 cuillères à café rases de cannelle
- Une pincée de gros sel
[modifier] Préparation et cuisson
Dans une jatte en terre cuite, mettez le riz, les morceaux de sucre, la cannelle et la pincée de gros sel. Ajoutez un demi-litre du lait et mélangez jusqu’à dissolution des morceaux de sucre.
Pendant ce temps, faites chauffer le reste du lait dans une casserole ; coupez le feu dès les premiers signes d’ébullition. Versez le lait chaud dans la jatte et mettez au four à 140 °C ; le four aura été préchauffé à 200 °C.
Laissez cuire de 2 heures 30 à 3 heures selon que vous aimez le riz plus ou moins crémeux, puis éteignez le four et laissez la teurgoule refroidir à l’intérieur.
[modifier] À noter
Une croûte se forme au cours de la cuisson : la première pellicule peut être enlevée au bout d’une demi-heure pour obtenir, au final, une croûte brune moins épaisse.
[modifier] Chant traditionnel
La teurgoule inspira un chant populaire (auteur présumé : Arthur Marye) rapporté dans un ouvrage d'Henri Lafosse (pour le refrain)[1] :
Refrain
Por' s’empli' la goule
Y faut d’la teurgoule
Y faut d’la fallue itou
C’est cha qui fait bère un coup
Pou' s’empli' la goule
Y faut d’la teurgoule
Car no s’ra terjous gourmands
D’nos vieux plats normands.
Couplet
Quand no z'a bien mangi du lapin, d'la volaille
Quand no z'a bien mangi du r'haricot d'mouton
Quand no z'a bien mangi du bon gigot à l'ail(le)
Quand no z'a bien mangi du viau et du dindon
Quand no z'a bu du bère à pleines guichonnées
Qu'no z'a goûté du gros, du p'tit, du mitoyen
Qu'no z'est restés tablés pus d'un' demi-jounée
Qu'no commenc' à chanter, qu'no commenc' à êtr' bien.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Note
- ↑ Henri Lafosse, Grains de sable d'Agon-Coutainville, ISBN 291454118x.