Saint Mommelin

De Wikimanche

Saint Mommelin, nè près de Coutances à la fin du VIe siècle, mort à Noyon le 16 octobre 685 ou 686, est une personnalité religieuse de la Manche, fondateur de l'abbaye Saint-Bertin puis évêque de Noyon.

Biographie

Originaire du pays de Coutances, Mommelin n'est pas cité comme moine de l'abbaye de Luxeuil (Franche-Comté) dans l'hagiographie de saint Omer, son compatriote et compagnon, mais est mentionné parmi les disciples d'Eustase. Ce passage par le sanctuaire fondé par saint Colomban est inscrit postérieurement dans Vita Mummolini[1].

Vers 614[2], il aurait donc intégré, avec ses compatriotes Bertin et Ebertram, le monastère de Luxeuil dont l'oncle de Bertin, Eustase, était l'abbé[3]. Il serait le plus âgé[2].

Il est appelé auprès du roi franc Clotaire II comme chancelier et précepteur de la noblesse[3]. A la cour, il se lie avec Eloi[2].

Revenu à Luxeuil à la mort du roi en 629[2], il est appelé à Sithiu par Omer, évêque de Thérouanne, avec ses deux compatriotes, proches de l'évêque, pour fonder l'abbaye et lui confie, étant le plus ancien, la première charge d'abbé. La communauté croit rapidement, un groupe autour de la basilique primitive Sainte-Marie, un autre autour de l'église Saint-Pierre fondée les compagnons d'Omer, et l'importance du sanctuaire s'impose sous la protection d'Omer qui lui octroie le privilège de « petite liberté » en 663[1].

Probablement proche du pouvoir mérovingien, loyal notamment à la reine Bathilde, il est nommé évêque de Noyon-Tournai en 660 après le décès d'Eloi[1]. Bertin lui succède à la tête de l'abbaye de Sithiu.

Mommelin organise la translation des reliques de saint Eloi[2]. Il appelle son compagnon Ebertram comme abbé de Saint-Quentin, sanctuaire alors important du diocèse[1]. La Vie de Mommelin évoque sa maitrise du latin et de la langue teutonique[1].

Mommelin meurt après vingt-six ans d'épiscopat, le 16 octobre 685 ou 686[3]. Il est inhumé dans la basilique suburbaine des Saints-Apôtres de Noyon, où son culte, attesté à la fin du XIe siècle, est éclipsé par celui de sainte Godeberte et saint Éloi[1]. Ses reliques sont à Noyon depuis 1952[3]. Le reliquaire de son chef est exposé à l'abbaye de Saint-Bertin à partir du XVe siècle, et aujourd'hui conservé dans l'église de Saint-Momelin (Nord)[2].

Il est fêté le 16 octobre. On l'invoque pour guérir les problèmes liés à la parole et l'écrit (bégaiement, retard à parler, dyslexie...)[3].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Charles Mériaux, Gallia irradiata, Franz Steiner Verlag, 2006.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Association Les Amis de Saint Colomban de Luxeuil, d'après Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 2004-2006, tome 1
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 et 3,4 Saint Mommelin, sur nominis.cef.fr.