René Leberriays

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Planche issue du Traité des arbres fruitiers (1768).

Louis-René Leberriays ou Le Berriays[1], né à Brécey le 31 mai 1722, mort à Avranches le 8 janvier 1807, (rue des Champs, aujourd'hui rue du Docteur-Gilbert) [2], est un ecclésiastique, homme de lettre, botaniste, peintre et architecte de la Manche.

Biographie

Planche issue du Traité des arbres fruitiers (1768).

René Leberriays, issu d'une famille de propriétaires cultivateurs, étudie au collège d'Avranches, puis à celui de Vire (Calvados) pour faire sa philosophie. Sa précocité lui permet de terminer ces études littéraires à quatorze ans. Il part ensuite à Paris chez son grand-oncle, le père Biseault, qui lui enseigne la théologie. Le jeune homme, peu motivé par la chose ecclésiastique, se borne à recevoir les premiers ordres.

Passé enseignant pour gagner sa vie, il devient le précepteur du fils unique de Gilbert des Voisins, greffier en chef du parlement de Paris. Son élève obtiendra par la suite le poste de président à mortier du même parlement. Leberriays, qui fréquente le monde littéraire de son temps, finit néanmoins par se tourner vers le jardinage et l'agriculture dont il a une immense connaissance, tant pratique que livresque.

Il s'occupe toute sa vie de l'agriculture et principalement des arbres fruitiers. Ce savant cultivateur réunit la théorie et la pratique, et il taille et soigne lui-même ses arbres et ses légumes. Il fait beaucoup d'expériences et il parvient à obtenir plusieurs variétés de fruits et notamment de cerises remarquables par leur grosseur et leur saveur délicieuse. En 1800, il crée avec Jean-Pierre Le Chevalier une variété de poire nommée la louise-bonne d'Avranches. Ceci lui vaut la même année une médaille d'or de la Société d'agriculture de Paris, et le titre de correspondant. Les deux botanistes rassemblent en outre pour le Jardin des plantes d'Avranches 800 espèces et près de 2 400 plantes (fleurs exotiques, arbres fruitiers, plantes médicinales) [3].

Architecte, René Leberriays édifie en 1781 le nouveau Collège d'Avranches près de Notre-Dame des-Champs.[4]

Louis-René Leberriays partage sa retraite entre sa terre de Bois-Guérin au Val-Saint-Père, et sa maison, rue des Champs à d'Avranches où il meurt à l'âge respectable de 85 ans. Le secrétaire de l'académie de Caen, Pierre-Aimé Lair, publie son éloge (Notice...) l'année suivante.

Le château du Bois-Guérin, résidence de René Le Berryais

Sources

  • Louis-Gabriel Michaud (dir.), Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Paris / Leipzig, 1843-18.., t. 23, p. 455-456.
  • Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours [référence à compléter].
  • Pierre-Aimé Lair, Notice sur M. [René] Le Berriays, collaborateur de Duhamel-Dumonceau, impr. F. Poisson, Caen, 1808, in-8°.

Publications

  • Traité des arbres fruitiers, 1768 (sous le nom de Duhamel-Dumonceau (ou du Monceau), dont il était le collaborateur)
  • Traité des jardins, ou le Nouveau la Quintinie, Paris, 1775, 2 vol. in-8°
  • Traité de l’orangerie, des serres chaudes et chassis, Manoury, Caen, et Belin, Paris, 1788
  • Le Petit la Quintinie, Avranches, 1791, in-8° (abrégé du Traité des jardins).
  • Traité, s.d. [début 19e siècle], accompagné de 49 planches enluminées. Ce traité, qui traite des haricots, est resté manuscrit.
  • Publications sur les arbres exotiques à cultiver en France, vers 1809

Hommages

Plusieurs odonymes de la Manche commémorent René Leberriays :

Notes et références

  1. Son nom est souvent orthographié Le Berryais.
  2. Registres paroissiaux et d’état civil, actes de décès d'Avranches, cote : 5 Mi 1806 - An XIV-1807 (1805-1807), vue 110/214.
  3. Avranches.fr[1], consulté le 09 juillet 2016.
  4. Daniel Levalet, À la découverte d'Avranches, Imprimerie SAEP, 1993.

Liens externes

  • Texte de l'éloge de Pierre-Aimé Lair sur Normannia.