Radioactivité dans la Manche

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La radioactivité est un sujet sensible dans la Manche en raison de la concentration d'unités nucléaires, qui en fait le premier département « nucléarisé » de France.

Présentation

La présence de l'usine de retraitement de la Hague, d'un centre de stockage des déchets et de la Centrale nucléaire de Flamanville, sans parler de l'arsenal de Cherbourg, constructeur de sous-marins nucléaires, entraîne des pollutions radioactives, tant dans l'air que sur terre et en mer.

Des mesures de pollution sont, certes, régulièrement effectuées. Les autorités sanitaires en déduisent que l'industrialisation nucléaire du département est sans conséquence notable sur l'environnement de la région et sur la santé des populations locales. Mais l'objectivité des résultats est contestée par les associations antinucléaires.

Conséquences sur la santé

Plusieurs études officielles soutiennent que la concentration d'unités nucléaires dans la Hague est insignifiante sur la santé des habitants.

Les associations antinucléaires contestent cette affirmation [1].

En réalité, une étude menée sous la direction du Pr Alfred Spira, de l'Inserm, affirme, certes, que « le nombre de jeunes atteints de leucémie sur l'ensemble des dix cantons du Nord-Cotentin est comparable à celui observé ailleurs en France ». Mais elle reconnaît une présence accrue du nombre de cancers, environ le double, dans le canton de Beaumont-Hague.

Deux autres études effectuées au cours de la décennie précédente avaient enregistré « un faible excès de leucémies chez l'enfant » .

En cas d'accident

En cas d'accident, les exploitants des sites nucléaires ont l'obligation de déclencher leur propre « Plan d'urgence interne » (PUI) pour rétablir la situation et d'avertir le préfet de la Manche.

En tant que représentant de l'État, le préfet décide de la situation à tenir. Pour prendre sa décision, le préfet peut s'appuyer, au sein de la préfecture, sur le Service interministériel de défense et de protection civiles (SIDPC), qui dispose pour chaque établissement d'un « Plan particulier d'intervention » (PPI).

En cas de danger débordant le site nucléaire concerné, un système d'alerte a été mis en place pour alerter les populations locales, qui peut être étendu géographiquement en tant que de besoin.

Notes et références

  1. « Affrontements sur les leucémies », Le Figaro, 30 juin 2001.

Lien interne

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