Pierre du diable

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Menhir de Vaumoisson, dit Pierre au diable
Carte postale:la Pierre au diable

La Pierre du diable est un monument mégalithique de Bouillon (aujourd'hui Jullouville), associé à une légende de la Manche.

Il s'agit d'un menhir, qui a également porté les noms de « Pierre levée », « Menhir de Bouillon » ou encore « Pierre-au-Diable ». Il est constitué d'une pierre conoïdale de granit brun, profondément enterrée, d'environ trois mètres de haut et six de circonférence.

Selon la légende, le diable était en train de construire le pont (dit aussi le Pont du diable) de Pontaubault. Il se rendit à Chausey, sans se mouiller les pieds, pour aller y prendre un gros bloc de pierre. Sur le chemin du retour, il gravit le Pignon Butor [1] près de la pointe de Carolles, mais aperçut un prêtre revêtu de son étole. Frémissant d'horreur, il en laissa choir son fardeau qui se ficha en terre un peu plus loin, entre les hameaux du Rainfray et de Vaumoisson. On peut encore voir aujourd'hui, sillonnant le granit de la pierre, la trace des cinq griffes de l'infortuné démon.

Par sécurité, on éleva par la suite une croix près de cet endroit : elle a l'apparence d'un tronc noueux, posé sur un monolithe de tores et de doucines.

Sources

  • Édouard Le Héricher, Avranchin monumental et historique, éd. E. Tostain (et H. Tribouillard), Avranches, t. I, 1845, p. 499-500.
  • Édouard Colin, Légendes de Basse Normandie, inventaire communal, Charles Corlet, Condé-sur-Noireau / L'Orne en Français, Alençon, 1992, p. 104.

Notes et références

  1. Remotivé en Pignon Butte-Or ou Butte-d'Or, ce point bien connu de la côte de Carolles représenterait l'un des endroits où le diable cache ses trésors.

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