Pierre Henri Marie de Blangy

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Pierre Henri Marie Le Vicomte de Blangy, né à Caen (Calvados) le 21 février 1756, mort à Paris le 16 mars 1823, est une personnalité militaire de la Manche.

Biographie

Descendant d'une vieille maison normande, attestée depuis 1367, il est le fils aîné de Maximilien Le Vicomte de Blangy, lieutenant général et grand bailli du Cotentin, et de Marie Anne Françoise Rose Le Berceur de Fontenay, fille de René Bertrand Le Berceur marquis de Fontenay [1].

Engagé dans les armes, volontaire au régiment de Provence en 1771, rang de sous-lieutenant en 1772, rang de sous-lieutenant dans le régiment de cavalerie de Royal-Navarre en 1774, rang de capitaine en 1777, sous-lieutenant des gendarmes de Monsieur en 1779, sous-lieutenant des gendarmes-Dauphin, rang de mestre de camp, en 1780, premier lieutenant des gendarmes d'Artois en 1784, colonel au régiment de cavalerie de Royal-Normandie en 1788 [2]. C'est un des personnages veneurs cités par Foudras in Les Chasses de Lunéville, nouvelle dans Les Gentilshommes Chasseurs.

Reçu chevalier de Saint-Louis le 17 mars 1790, il est nommé maréchal de camp le 17 mars 1791[1].

Émigré en 1792, il intègre l'armée des princes et sert sous les ordres du comte d'Artois (futur Charles X), comme commandant en second « dans une troupe de six cents hommes d'armes à cheval et de cent cinquante soldats piétons armés, équipés et entretenus par les propres deniers de trente gentilhommes ». Il appartient au corps à cocarde blanche formé en Angleterre par le général comte d'Oilliamson, et sert six ans à Guernesey comme colonel. En juin 1795, il est de l'armée d'émigrés partis de Jersey pour soutenir les Chouans de Charette. Leur débarquement à Quiberon et à l'île d'Yeu est un échec. Il s'échappe et sert encore en Angleterre [3].

De retour en France en 1800, il est interné à la prison du Temple quelques mois puis exilé en Champagne avant d'être mis sous surveillance dans la Manche. Confisqués, ses biens sont en partie vendus. Manchois le plus imposé avec une contribution de 10 236 F, exclu de la liste des soixante en tant que contre-révolutionnaire, son revenu estimé à 60 000 F en 1811 [1].

Au retour de la monarchie, en 1814, il habite Saint-Marcouf et demande avec le soutien de l'évêque de Coutances, le grade de lieutenant-général, qu'il obtient après la fin des Cent-Jours [3].

Considéré comme l'un des principaux propriétaires du département en 1814, il loge au château de Fontenay [3].

Il épouse Louise Claudine d'Etampes, fille d'Omer Louis marquis de Mauny, le 4 février 1784. De cette union naissent [1] :

  • Xavier Pierre Philippe marquis de Blangy, qui épouse Henriette Euphrasie de Reclesne
  • Maximilien Pierre Bon chevalier de Blangy

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Grands notables du Premier Empire, vol. 14, Manche, Mayenne, Côtes-du-Nord, CNRS, Paris, 1986.
  2. Alexandre Mazas et Théodore Anne, Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, volume 2, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1860 p.457-458.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Robert Sinsoilliez, Histoire des Minquiers et des Écréhou, Ancre de Marine Editions, 1995.

Lien interne