Phare des Casquets

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Le phare des Casquets est un édifice de sécurité maritime construit sur les écueils Anglo-Normands des Casquets en Manche, à l'ouest d'Aurigny.

Histoire

L'édification d'un phare aux Casquets est décidée dès 1722. Les armateurs possédant des navires navigant dans les parages demandent en effet au propriétaire des écueils des Casquets, Thomas Le Cocq, d'en bâtir un pour éviter les naufrages dans ces eaux difficiles, non loin du Raz Blanchard et du Passage de la Déroute ; en contrepartie, chaque armateur participe au financement du projet en fonction du tonnage de ses bateaux[1].

La construction débute en 1723. Le phare est conçu par William Norman et Thomas Le Cocq dirige les travaux[1].

Trois feux installés dans une lanterne et brûlant au charbon sont disposés en triangle dans trois tours : tours de St. Peter, de St. Thomas et de Dungeon. Ils sont allumés pour la première fois le 30 octobre 1724, date qui fait office d'inauguration[1].

Les feux sont remplacés par des réflecteurs métalliques avec des lampes d'Argand en 1790[1].

Des appareils tournants sont installés en 1818[1].

Le phare est sévèrement endommagé par une tempête le 13 octobre 1823.

Il est réhaussé de 10 mètres en 1854.

Il devient électrique en 1952[1].

En 1990, il est entièrement automatisé. Seul le feu de la tour St. Peter est en fonction. Les gardiens quittent le phare cette année-là[1].

Description[1]

Latitude : 49° 43' 24" N
Longitude : 02° 22' 42" O
Hauteur de la tour : 23 m
Hauteur du plan focal : 37 m
Source lumineuse : lampe MBI de 400 W
Optique : 700 mm (5 panneaux)
Éclats : 5 éclats blancs de 1 079 000 candelas toutes les 30 secondes.
Portée des éclats : 24 milles marins.
Avertisseur sonore : deux coups de sirène toutes les minutes.
Portée des avertisseurs sonores : 3 milles marins.
La tour de Dudgeon est désormais surmontée d'une plate-forme d'atterrissage pour hélicoptère.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6 et 1,7 Association internationale de signalisation maritime (IALA), Phares du monde, Rennes, Ouest-France, 1998.