Phare de Granville

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48° 50' 3.98" N, 1° 36' 47.02" W (OSM)
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Localisation Phare de Granville


Phare de Granville.

Le phare de Granville, appelé aussi phare du cap Lihou, est un phare de la Manche situé à Granville.

Il est implanté sur la pointe du Roc (cap Lihou). Sa construction date de 1827-1828.

Historique

En 1822, la chambre de commerce de Granville demande l'érection d'un feu sur la pointe du Roc en raison des nombreux naufrages aux abords du port. Le directeur général des Ponts et Chaussées décide d'y établir une tour cylindrique en granit, équipée d'un appareil lenticulaire. Augustin Fresnel dessine tous les plans. La construction est attribuée à l'entreprise Vidal, du Mont-Saint-Michel, pour un devis initial de 24 292,60 F majoré de 10 %, puis encore augmenté d'une prime de 4 000 F à la fin des travaux [1].

La première pierre est posée le 10 août 1827, en présence du comte d'Estournel [1].

Se situant à 34 mètres au-dessus des plus hautes mers, la tour ménage trois salles superposées. La chambre du gardien se compose d'un grand lit clos lambrissé de chêne et d'une cheminée de marbre. Plafonds et planchers sont ornés de marqueterie. La tour est allumée le 1er novembre 1828 [1].

Caractéristiques

Il s'agit d'une tour grise en granit de Chausey d'une hauteur de 16 mètres. Son sommet est peint en rouge.

  • Son élévation par rapport au niveau de la mer est de 62,60 mètres<refname=Merimee1/>.
  • Sa portée est de 23 miles soit 43 kilomètres [1]. C'est un feu à quatre éclats blancs d'une périodicité de 15 secondes. Il est électrifié depuis 1924.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands peignent le phare en vert pour qu'il se confonde avec la nature environnante <refname=Merimee1/>.
  • Jusqu'en 1996, en cas de brume, un signal de brume était émis par un son de corne toutes les 15 secondes. Le système a été abandonné depuis.
  • Le 5 novembre 2009, le phare fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques [1].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4 et 1,5 Fiche de la base Mérimée, ministère de la Culture (lire en ligne).

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