Marie Desmoulin

De Wikimanche

Marie Desmoulin, née ne Belgique en 1965, morte en 2003, est une personnalité artistique liée au département de la Manche, pianiste classique de son état.

Une pianiste trop tôt disparue

Si le manoir de Gonfreville est devenu le berceau familial de Marie Desmoulin, celle-ci a vu le jour en Belgique, où son père était négociant en bois.

Par sa mère, elle a des attaches normandes. C’est d’ailleurs sa grand-mère maternelle, de Vire, qui va donner à la jeune Marie et à son aînée Hélène le goût et la passion du piano. Les deux sœurs forment plus tard un célèbre duo que les émissions télévisées de Jacques Chancel, Le Grand Échiquier, et de Frédéric Mitterrand Étoiles et Toiles, allaient révéler au grand public.

À partir de l’âge de six ans, Marie Desmoulin consacre tout son temps à la préparation de sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle fait toutes ses études secondaires par correspondance pour mieux assumer sa vocation ! Après son baccalauréat, elle intègre tout naturellement le Conservatoire national supérieur de musique de Paris dont elle obtient en 1986 le premier prix de piano et le premier prix de musique de chambre. Deux ans plus tard, elle décroche avec sa sœur son diplôme de troisième cycle de musique de chambre. Son duo avec Hélène est déjà formé depuis trois ans. Ses maîtres ont été Aldo Ciccolini, Geneviève Joy-Dutilleux et surtout Marie-Françoise Bucquet qu’elle considère comme « sa mère spirituelle ».

Après 1986, les deux sœurs font carrière commune. Lauréates de la fameuse Fondation Yehudi Menuhin, elles donnent de nombreux concerts en France et à l’étranger. Elles sont les invitées de l’Exposition universelle de Séville (Espagne) et du Festival de Cannes. Elles sont aussi reçues fréquemment dans la Manche, notamment aux Heures musicales de l’abbaye de Lessay.

Comme sa sœur, Marie Desmoulin a interprété les plus grands compositeurs, mais ses préférences vont à Ravel et à Debussy.

La disparition prématurée de Marie Desmoulin en 2003 a privé le monde des arts d’un talent accompli mais encore plein de promesses. Son nom n’a malheureusement brillé que trop brièvement au firmament de la musique classique. Emportée par une implacable maladie, la jeune pianiste repose depuis mars 2003 dans le cimetière de Périers.

Le 21 juin 2003, le Conservatoire de Paris où elle enseigne au plus haut niveau après avoir été une de ses élèves les plus brillantes, donne un émouvant concert en hommage à sa mémoire.

Source

Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 3, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541171