Marie-Louise Bouglé

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Marie-Louise Bouglé, née à Argouges le 15 janvier 1883 [1] et morte à Paris en 1936, est une personnalité intellectuelle de la Manche.

Biographie

Elle naît à Argouges, puis vit ensuite à Vitré (Ille-et-Vilaine), où elle a suivi ses parents.

Marie-Louise Bouglé est d'abord secrétaire comptable en même temps que caissière dans un restaurant à Paris. Elle adhère aux Jeunesses laïques et républicaines et l'Union pour le suffrage des femmes (USF), dont elle gère la bibliothèque [2]. Quelque temps après, en 1921, elle ouvre sa propre bibliothèque, rue des Messageries, qu'elle consacre aux femmes et à la lutte féministe pour laquelle elle s'est prise de passion. Elle collectionne tout ce qui s'y rapporte.

Le 25 avril 1932 à Paris, Marie-Louise Bouglé se marie avec André Mariani, qui l'aide dans sa tâche. Le couple s'installe au 13 rue du Moulin-de-la-Pointe, dans le 13e, où la bibliothèque les suit, et continue de se développer [3]. Au final, la bibliothèque est riche de près de 7 000 livres, des dizaines de dossiers, des lettres, des agendas et quantité d'autres documents [2].

À sa mort, l'impressionnant stock d'archives risque d'être perdu, les bibliothèques officielles ne le jugeant pas suffisamment constitué de manière professionnelle. En 1946, la Bibliothèque historique de Paris en hérite tout de même. En 1977, la chercheuse Maïté Albilstur en trouve une partie dans les sous-sols de la bibliothèque : elle en fait l'inventaire et en tire une thèse de 3e cycle qu'elle présente en 1982 à l'université de Paris VII.

Bibliographie

  • Maïté Albistur, Catalogue des archives de Marie-Louise Bouglé, Bibliothèque historique de Paris, 1982
Sur Marie-Louise Bouglé
  • Henriette Sauret, Marie-Louise Bouglé, une apôtre sociale, éd. Jean Renard, 1938

Notes et références

  1. - Acte de naissance n° 2 - Page 4/330.
  2. 2,0 et 2,1 Maïté Albistur, « Une nouvelle demeure de Clio ou les archives Marie-Louise Bouglé », Matériaux pour l'histoire de notre temps, vol. 1, n° 1, 1985 (lire en ligne).
  3. Christine Biard, « Les gardiennes de la mémoire », Archives du féminisme, n° 5, juin 2003 (lire en ligne).