Louis Adrian

Louis, Auguste Adrian, né à Metz (Moselle) en 1859 et décédé à Paris le 8 août 1933, est une personnalité militaire de la Manche.

Louis Auguste Adrian fait partie de ces Manchois d’adoption qui honorent la mémoire de notre département avec lequel il avait de solides attaches familiales. Au sortir de Polytechnique, c’est d’ailleurs dans la Manche qu’il eut sa première affectation en tant qu’officier du Génie.

Sommaire

[modifier] Biographie

Pour rester française, sa famille quitte Metz après le traité de 1871 [1]. Elle s'établit à Saint-Omer, puis à Bourges et à Tours [1]. En 1878, Louis Auguste réussit le Concours général et il est admis à Polytechnique [1].

Engagé dans l'armée, il choisit le génie puis l'intendance [1]. En 1885, il est muté à la chefferie de Cherbourg pour travailler au programme d'édification des nouvelles casernes de la Manche, ainsi qu'aux ouvrages de défense des côtes. C'est là qu'il fait la connaissance de la famille Pigeon, originaire de l'Avranchin [1].

C’est à Granville, en 1889, qu’il épouse Marguerite Pigeon, nièce du chanoine Émile Pigeon, qui célèbre la messe [2].

Il fait ensuite partie du corps expéditionnaire de Madagascar où il commence à s’intéresser aux questions de subsistances, menant des recherches en vue d’améliorer l’ordinaire du soldat [2].

En 1915, il crée la baraque démontable à laquelle l'armée trouve bien des usages [1]. Sa grande œuvre reste l’invention d’une « calotte » métallique inspirée de la « guignotte » des archers du XVIe siècle. Elle devient le célèbre « casque du Poilu », le « casque Adrian », qui reçoit son baptême du feu le 25 septembre 1915 au cours de l’offensive de Champagne [2]. Les premiers à le porter sont des tirailleurs sénégalais. « Notre casque a reçu le baptême du feu, écrit-il en août 1915. Il est prouvé qu'il préserve dans une proportion très considérable les troupiers qui en sont pourvus. » [1]. On devait en fabriquer plus de dix millions d’exemplaires durant la Première Guerre mondiale.

Intendant général en 1917, Louis Auguste Adrian est versé dans le cadre de réserve en 1921. Il se retire dans sa maison familiale de Genêts, qu’il avait aménagée au fil des ans… et des permissions. Il meurt en 1933 à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris [1]. Après la cérémonie, sa dépouille est transportée à Genêts, où il est enterré [1].

Son tombeau porte le casque qui l'a rendu célèbre.

[modifier] Distinctions

Le 16 juin 1920, il est promu grand officier de la Légion d'honneur.

[modifier] Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6, 1,7 et 1,8 « Louis-Auguste Adrian : l'inventeur du casque des Poilus », Dimanche Ouest-France, 13 novembre 2011.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541562.

[modifier] Lien externe