Louis-Pierre Leroux

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Louis-Pierre Leroux, né à Barenton le 14 juillet 1769, mort le 24 juin 1864, est une personnalité militaire et politique de la Manche.

Issu d'une famille de cultivateurs, il s'engage le 19 août 1792 dans le 3e bataillon de la Manche. Successivement sous-lieutenant en 1804, lieutenant en 1806 et capitaine adjudant-major en 1809, il est de presque toutes les batailles de la République, du Consulat et de l'Empire : campagnes du Nord et de la Vendée, en 1792 et 1793, de la Moselle, en 1794 et 1795, du Rhin, de 1796 à 1801, de Batavie, en 1803, de Bruges, en 1804 et 1805, enfin de la grande armée, de 1806 à 1813, période où il est blessé à Iéna (1806), Pultusk (1806), Wagram (1809) et Valoutino (1812). Chevalier de la Légion d'Honneur le 20 août 1812, il est nommé le 11 octobre suivant, chef de bataillon par Napoléon Ier sur la place du Kremlin, puis fait prisonnier de guerre le 1er décembre 1813, finissant sa carrière militaire avec l'Empire, en 1815[1].

En retraite, il a un revenu de 3500 F, dont 1800 F de pension, le reste de revenus fonciers[2].

Membre du parti conservateur, il est maire de Barenton sous le règne de Louis-Philippe, développant sa commune avec Auguste Davy, juge de paix du canton, et Alexis Baptiste Victor Legrand, député de Mortain[1].

Il se retire ensuite de la vie publique. Il est élevé le 7 août 1858, par le gouvernement de Napoléon III, à la dignité d'officier de la Légion d'Honneur[1].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Henri Moulin, Annuaire du Département de la Manche, 1865
  2. Alain Guillemin, « Aristocrates, propriétaires et diplômés [La lutte pour le pouvoir local dans le département de la Manche, 1830-1875] », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 42, avril 1982. (Lire en ligne).