Ligne ferroviaire Paris-Granville

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Le tracé de Granville à Paris.

La ligne Paris-Granville est une liaison ferroviaire directe entre Paris et le sud de la Manche.

Longue de 327 kilomètres, elle permet de desservir des régions rurales de la Basse-Normandie et de l'Eure-et-Loir. Au départ de la gare Montparnasse 3-Vaugirard à Paris, les principales gares traversées sont : Dreux, L'Aigle, Argentan, Flers, Vire, Villedieu-les-Poêles, Folligny et Granville.

La construction de la ligne à double voie s'est allongée de 1840 à 1870, année où est atteint Granville. Quelques aménagements ont été observés dans les années 1990 : la ligne a été électrifiée dans sa partie parisienne et le tronçon Argentan-Granville ramené à voie unique pour des questions budgétaires. Ce sont des trains Corail Intercités qui effectuent les liaisons entre la capitale et le Sud-Manche.

À la création de la ligne, il fallait neuf heures pour relier Paris à Granville : « Partant de Paris à 9 h du soir par le train direct, vous débarquez à 6 h du matin au bord de la mer, si vous avez pris votre billet pour Granville. » [1].

Les stratégies de développement de la SNCF étant largement portées sur les grandes métropoles et l'étranger, l'avenir de la ligne Paris-Granville est en suspens. Plusieurs associations se sont mobilisées pour sauvegarder cette ligne qui, malgré la pauvreté de son équipement et la longueur du trajet (plus de 3 heures), peut se targuer d'avoir un trafic voyageurs en forte croissance.

La ligne est également connue pour un des accidents les plus impressionnants de l'histoire ferroviaire. Le 22 octobre 1895, à son arrivée en gare Montparnasse, le train ne s'arrête pas, percute les fondations du bâtiment, le perfore et s'en vient tomber dans la rue, tuant une personne.

Le Paris-Granville à la gare Montparnasse, 1895.
L'accident du Paris-Granville en 1895.

[modifier] Accidents

Le 9 janvier 1937, l'autorail venant de Granville déraille près de Vire (Calvados) après avoir heurté un poteau placé en travers de la voie [2]. Aucun blessé parmi la quinzaine de passagers.

[modifier] Notes et références

  1. Le Cicerone granvillais, cité par Edmond Thin, « Granville et son littoral », La Manche au passé et au présent, Manche-Tourisme, 1984.
  2. L'Ouest-Écair, 11 janvier 1937.