Le Viquet du Cotentin

De Wikimanche

Le Viquet du Cotentin est un ancien hebdomadaire d'informations générales de la Manche créé en 1978.

Couverture du premier numéro (10 novembre 1978)

Le Viquet du Cotentin[1] est lancé le 10 novembre 1978 par Guy Deschamps, un enseignant, à travers la SARL La Polygraphie, domiciliée à Bricqueboscq.

De format 27 x 35 cm, l'hebdomadaire de 40 pages est tiré à 5 000 exemplaires, sur papier journal. La zone de diffusion visée est celle de l'agglomération cherbourgeoise et le nord de presqu'île du Cotentin.

Dans le premier numéro, le fondateur indique « Un viquet est un mot normand qui signifie « guichet ». C'est une petite ouverture pratiquée dans une porte pour que, sans avoir à sortir de chez soi, on puisse, lorsqu'il est ouvert, voir et entendre ce qui se passe au dehors... ». Comme contenu régulier, il annonce un billet de Gilles Perrault[2], un article d'humeur intitulé "l'Os de Travert"[3], des pages d'informations générales et locales, des pages agricoles et maritimes, des bandes dessinées, des jeux, le programme des spectacles, des pages culturelles et sportives, des enquêtes et des petites annonces.

Dans son premier éditorial intitulé « Être ou pas être », Guy Deschamps s'ouvre longuement des difficultés rencontrées pour financer son projet. Il poursuit en donnant ses intentions : « Pour nous, la vie des humbles nous intéresse autant que celle des grands et, si nous pouvons un jour être utile à l'opprimé, face à l'injustice, nous n'hésiterons pas à lui prêter main-forte » et il conclut : « [...] nous ne dissimulerons pas le penchant de nos sentiments derrière une prétendue neutralité de l'information, pleinement d'accord avec Jaurès lorsqu'il s'écriait “Il n'y a que le néant qui soit neutre !” ».

Le journal adopte comme slogan : « Pour y vei cllai, ouvraez le Viquet », marquant par là son attachement à la culture locale. Ce qui se confirme, dès le numéro 2, par le début de la publication en feuilleton du recueil de poèmes en normand « À Gravage », de Côtis-Capel.

Parmi les collaborateurs cités par le journal, on relève le nom de Pascal Vannier, à l'époque journaliste à Radio-Cherbourg et, plus tard, à France 3 Normandie.

Malheureusement, le succès n'est pas au rendez-vous et l'aventure s'arrête après trois numéros seulement.

Notes et références

  1. À ne pas confondre avec Le Viquet, la revue de l'association Parlers et traditions populaires de Normandie.
  2. Le premier billet de Gilles Perrault concerne la peine de mort en France, et le second la révolution en Iran.
  3. Nous n'avons pu identifier le dénommé Travert.