Le Courrier de la Manche

De Wikimanche

Le Courrier de la Manche est un ancien journal de la Manche, basé à Saint-Lô.

Histoire

Il est fondé le 2 janvier 1881, à la suite du Moniteur de la Manche [1]. Il est sous-titré « Journal des intérêts du département ». Il paraît hebdomadairement, d'abord au format 55 x 39 cm, puis 60 x 46 cm [1].

Le 13 mars 1927, il absorbe le Journal de la Manche et de la Basse-Normandie [1].

Le journal est d'abord hébergé rue des Images, dans le manoir Boulenc [2]. En 1931, il s'installe 6, place des Beaux-Regards dans un immeuble acheté par la Société de la presse de la Manche [2].

En 1938, Albert Desile décrit ainsi la salle de rédaction : « Elle m'apparut triste et pauvre. Pourtant c'était une pièce vaste et bien éclairée par deux grandes fenêtres s'ouvrant au midi sur la place des Beaux-Regards plantées d'arbres (...). Mais les papiers qui tapissaient les murs n'avaient plus guère de couleur, ils étaient déchirés par endroits et, à l'exception d'un classeur à tiroirs en bois verni contenant les fiches des abonnés et d'une minuscule table cirée qui avait le privilège de se trouver sous une immense glace au cadre jadis doré, tout le mobilier était noir... ou plutôt il avait été noir. Un grand meuble, touchant presque le plafond mouluré, rempli de collections reliées et de journaux plus récents serrés dans de petites cases était accolé à une jolie cheminée de marbre blanc devant laquelle s'avançait un poêle à bois (...) » [2].

Il paraît pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande. Mercédès Para en écrit alors les éditoriaux « collaborationnistes ». Pendant cette période, son rédacteur en chef Charles Agnès met en place, avec André Pigaux, un réseau de renseignement sur l'activité militaire allemande.

Le Courrier de la Manche cesse de paraître le 28 avril 1944, un peu avant le débarquement allié.

Louis Beuve (1869-1949) et Jean Barbaroux en sont les derniers directeurs.

Tirage

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le papier à lettres officiel du journal revendique un tirage de 18 000 exemplaires [2].

Consultation

On peut consulter des collections incomplètes aux Archives départementales de la Manche à Saint-Lô et à la Bibliothèque nationale de France à Paris.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Françoise Poggioli, Bibliographie de la presse française - 50. Manche, Bibliothèque nationale, 1970.
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Albert Desile, Louis Beuve tel qu'il fut, Impr. Arnaud-bellée, Coutances, sd.