La Mouche

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La Mouche est une commune du département de la Manche.

La Mouche.png Blason de la commune de La Mouche Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
48° 47' 32.41" N, 1° 20' 59.63" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Bréhal
Ancien canton La Haye-Pesnel
Intercommunalité CC de Granville, terre et mer
Gentilé Moucheron(ne)s
Population 245 hab. (2016)
Superficie 4,43 km²
Densité 55 hab./km2
Altitude 97 m (mini) - 153 m (maxi)
Code postal 50320
N° INSEE 50361
Maire Marie-Claude Corbin
Communes limitrophes de La Mouche
La Lucerne-d'Outremer Le Tanu Le Tanu
La Lucerne-d'Outremer La Mouche Le Tanu, Le Luot
Les Chambres Subligny Le Luot

L'église.
L'église.


Toponymie

Attestations anciennes

Étymologie

Ce nom est systématiquement laissé à l'écart par les Grands Anciens (Longnon, Vincent, Dauzat, Rostaing)[49], et Marie-Thérèse Morlet n'en fait pas mention dans son ouvrage sur les noms de personnes contenus dans les noms de lieux[50].

François de Beaurepaire fut le premier à proposer une explication de ce toponyme, en l'assimilant à une variante de l'ancien normand musche, muche « cachette », d'où « lieu caché, retiré », équivalent dialectal de l'ancien français muce, musse « cachette »[1],[51], due à l'attraction du mot français mouche. Cette explication fut reprise, quoique dubitativement, par Ernest Nègre[52], puis sans hésitation par René Lepelley[53].

Si l'on accepte cette étymologie, elle pourrait être justifiée par la position du village de La Mouche, situé entre deux buttes d'égale hauteur. Ceci dit, on trouve dans la Manche plusieurs autres attestations issues ou dérivées de l'appellatif muche / musse, sur lesquelles l'attraction n'a pas joué : ainsi, la Muche à Gouville-sur-Mer; la Muchette à Cerisy-la-Forêt; ou encore le Mussoir, ancien hameau à Bion. Mais il semble par ailleurs exister d'autres variantes en mouche dans le Calvados (s'il s'agit bien du même terme).

Remarque : on pourra néanmoins s'étonner que les attestations anciennes de La Mouche ne comportent strictement aucune trace de ce qui devrait être l'appellation primitive, à savoir °la Musche ou °la Muche. Les formes latinisées de type Musca « mouche », utilisées dès le début du 12e siècle, postulent déjà une forme romane en Mosche, puis Mousche, Mouche. Le dictionnaire de Godefroy signale bien un variante mouce du mot muce, attestée à Rouen, mais elle ne date que du début du 15e siècle[54].
Étant donné la position du village, sur les pentes d'une butte, et dans l'hypothèse d'une étymologie différente, peut-être pourrait-on rattacher La Mouche au radical gallo-roman °MONT- issu du latin mons « mont, hauteur », qui apparaît par exemple dans la forme dialectale normande mouché « tas, monceau » (de l'ancien normand mouchel = ancien français moncel > monceau), fréquent en toponymie au sens de « hauteur ». Dans ce cas, il semblerait possible de postuler un appellatif topographique issu du gallo-roman °MONTIA, représentant l'emploi substantivé du latin montia (sous entendu terra), forme féminine de l'adjectif montius « de montagne », au sens de « (terre) accidentée, montueuse ». Ce sens conviendrait parfaitement à la topographie du lieu.
À l'appui de cette hypothèse, on notera par exemple qu'à Anctoville dans le Calvados, les Mouches désignait en 1831 un ensemble de parcelles sur les pentes d'une hauteur, et contigu à divers autres microtoponymes évoquant également ce type de relief (les Écaliers, les Hauts Vents, les Écrettes, la Basse Crette…), ainsi qu'une pièce de labour dénommée le Bas des Mouches en 1834 [55]. On retrouve une configuration semblable au Tourneur, également dans le Calvados, où coexistent la Mouche et la Basse Mouche.

Histoire

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [56], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[58]. En 2016, la commune comptait 245 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [59] et INSEE [60])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
348 193 342 345 367 396 406 360 376 343
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
330 318 301 303 289 278 255 264 254 272
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
264 245 227 231 235 212 232 205 201 192
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
153 135 148 176 180 184 195 200 209 219
2013 2014 2015 2016 - - - - - -
228 234 246 245
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[61] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Degrenne ...1792...-...1793...
.......-....... .......
.......-....... Jean Vivier ...1795...-...1798...
1798-1800 Jean Anquetil
1800-1810 Jacques J. Le Poitevin
1810-1815 Julien Duguey
1816-1826 Claude Esnouf
1826-1831 François Yon
1831-1852 Julien Duguey
1852-1888 Victor Duguey
1888-1923 Prosper Dugué
1923-1945 Jules Lebeurrier
1945-1968 Edmond Lebourgeois
1968-1971 Albert Bellet
1971-1995 André Lebourgeois
1995-2008 Michel Vivier
2008-actuel Marie-Claude Corbin
Source : liste établie par Jean Pouëssel et Christine Catilina pour 601 communes et lieux de vie de la Manche. [62]
.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2013)

La mairie (2013)

Adresse : 1 rue de la Mairie
50320 La Mouche

Tél./Fax : 02 33 90 09 50 
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Site de La Mouche (26 février 2012)

Mardi - 14 h - 16 h
Mercredi - -
Jeudi - 14 h - 16 h
Vendredi - -
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Martin.
  • Patrons (présentation) : patronage laïc, le seigneur du lieu.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (16e/17e/18e s.).
  • Rives du Thar et de la Braise.
  • Croix de chemin.

Personnalités liées à la commune

Économie

  • Transports Fillatre : transport routier

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 165.
  2. Gallia christiana, t. XI, Imprimerie Royale, Paris, 1759, Instr., p. 113B, § XII.
  3. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, A. Le Brument, Rouen, vol. II, 1873, p. 259, § I/49.
  4. Ibid., p. 299, § XXXIII.
  5. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, Imprimerie Nationale, Paris, t. II, 1920, p. 180, § DXCI.
  6. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, A. Le Brument, Rouen, vol. II, 1873, p. 326, § XLVIII.
  7. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 42, § 166.
  8. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 286A.
  9. Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 143A.
  10. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 155E.
  11. Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 170C.
  12. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BnF, ms. fr. 4620].
  13. « Benefices du dioceze d’Avranches », p. 5, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  14. Guillaume Le Vasseur, Carte générale de Normandie par Guillaume Le Vasseur, Sr de Beauplan, ingénieur ordinaire du roy, 1667 [BnF]
  15. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BnF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  16. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BnF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  17. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  18. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  19. 19,0 et 19,1 Dénombrement du Royaume par Generalitez, Elections, Paroisses et Feux, 2 vol., Saugrain, Paris, 1709, p. 63a.
  20. 20,0 et 20,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BnF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  21. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  22. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  23. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BnF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  24. 24,0 et 24,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 62a.
  25. Gilles Robert de Vaugondy (1688-1766), Gouvernement Generale de Normandie divise en ses sept Bailliages de Coutances, Caen, Caux, Rouen, Evreux, Gisors, et Alencon, Par le Sr. Robert Geographe ordinaire du Roy, 1751. Avec Privilege. Supplement pour les Isles Grenezey et Jersey, appartenantes aux Anglois, Boudet, Paris, 1751.
  26. L. Brion de la Tour, Recueil des Côtes Maritimes de France, Desnos, Paris, 1757, carte n° 13.
  27. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  28. 28,0 et 28,1 Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, t. IV, 1766, p. 921b.
  29. Carte de Cassini.
  30. Site Cassini.
  31. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  32. A. F. Lecousturier l’aîné et F. Chaudouet, Dictionnaire géographique des postes aux lettres de tous les départemens de la République française, Valade, Paris, an IX (1802), t. II, p. 256b.
  33. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. III (I-O), an XIII (1804), p. 561c.
  34. Cadastre napoléonien, Archives départementales de la Manche.
  35. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 522.
  36. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 146.
  37. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. II, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 200b.
  38. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. II, p. 257a.
  39. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  40. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  41. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 280.
  42. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 70b.
  43. E.-A. Pigeon, Carte du diocèse d’Avranches, A. Herluison, Orléans, 1884 [BnF, GED-1158].
  44. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  45. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  46. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  47. 47,0 et 47,1 Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  48. Carte IGN au 1 : 25 000.
  49. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929, rééd. Champion, Paris, 1979; Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937; Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, rééd. Guénégaud, avec supplément de Charles Rostaing.
  50. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, t. III, Les noms de personnes dans les noms de lieux, CNRS, 1985.
  51. Ce substantif représente un dérivé déverbal des anciens normand muchier et français mucier « cacher », repose sur une forme gallo-romane °MUCIARE, d’origine celtique (radical gaulois °mucia-, du celtique °mug-) ou germanique (radical °muk-), et reposant en dernier lieu sur la racine indo-européenne °meug- « agir furtivement », au degré zéro.
  52. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 1112, § 20895.
  53. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 183a.
  54. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe s. au XVe s., Bouillon, Paris, 8 vol., 1881-1902; t. V, p. 437c.
  55. Cadastre napoléonien, Archives départementales du Calvados.
  56. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  57. Chiffre donné pour mémoire; en effet, le Dictionnaire géographique de l'abbé Expilly ne fait que reprendre, pour la démographie, les données du Nouveau dénombrement du royaume de 1735.
  58. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  59. Population avant le recensement de 1962.
  60. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  61. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  62. « 601 communes et lieux de vie de la Manche », René Gautier et 54 correspondants, éd. Eurocibles, 2014, p. 298