La Digue de Cherbourg

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La Digue de Cherbourg est un ancien journal de la Manche, ayant son siège à Cherbourg.

Il paraît pour la première fois en 1869.

Le préfet de la Manche écrit cette année-là : « Les tendances de ce journal sont celles de la démocratie radicale mitigées si j'en dois croire les déclarations spontanées qui m'ont été faites, par une adhésion au régime impérial. Ses fondateurs appartiennent à la classe des artisans et des ouvriers, leur but serait d'avoir un organe s'occupant de leurs intérêts, en étant moins gouvernemental que La Vigie de Cherbourg, plus agnostique que Le Phare de la Manche, auquel ils reprochent surtout d'être devenu trop clérical entre les mains du comte Daru. De ce chef, ce serait une petite scission dans la coalition des diverses oppositions qui ont amené l'élection de ce dernier. Je me porte nullement garant de la sincérité de ces allégations... Tout dépendra du choix du rédacteur. » [1]. Ce sera finalement Rousseau, un ancien du Siècle, qui deviendra rédacteur en chef [1].

En octobre 1871, le journal lance une pétition pour réclamer l'amnistie des communards qui croupissent sur des bateaux-pontons, comme le Ville de Nantes à Cherbourg [1]. L'initiative, qui recueille 2 000 signatures, indigne le préfet de la Manche : « Cette feuille expose les théories les plus subversives et ne fait rien de moins que l'apologie du mouvement insurrectionnel du 18 mars [Commune de Paris] » [1].

En 1872, La Digue de Cherbourg cesse de paraître [2] à la suite d'une condamnation de son gérant Chesnais par la Cour d'assises de la Manche [3].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Le Didac'doc, n° 56, février 2015.
  2. « Service éducatif des archives départementales de la Manche », Didacdoc n° 56, février 2015 (voir en ligne)
  3. Paul Leulliot, « Notes sur la presse en Normandie sous le Second Empire et au début de la Troisième République », Annales de Normandie, vol. 13, n° 3, 1963.