Jules-Polydore Le Marois

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Jules-Polydore Le Marois, né à Paris le 24 frimaire an XI et mort dans la même ville le 3 avril 1870, est un homme politique de la Manche.

Il est le fils du général Jean Le Marois.

Il se marie le 21 août 1832 à Paris avec Jacqueline Giudicelli (1810-1869) [1]. Elle lui donne trois enfants : Napoléon Jules (1835-1872), Louise-Coralie (1836-1858) et Jean Polydore Le Marois (1839-1889).

Il est élu député de la Manche pour la circonscription de Valognes en 1834 contre Ernest Sivard de Beaulieu, réélu en 1837 contre Alexis de Tocqueville, et battu par le même homme en 1839 [1]. Il se présente de nouveau aux élections de 1842, 1846 et janvier 1849, sans plus de succès [1]. De centre gauche, il est proche du Tiers-Parti [2].

En mai 1849, il est élu à l'Assemblée législative, où il siège avec la majorité et soutient Louis-Napoléon Bonaparte [2]. Après le Coup d'État de 1851, il est nommé au Sénat en 1852, où il appuie le rétablissement de l'Empire [2].

Il élu conseiller général du canton de Bricquebec et du canton de Barneville en 1839 [3]. Il reste en poste jusqu'en 1848. Puis il est élu conseiller général du canton de Bricquebec seul jusqu'en 1868 [3].

En janvier 1852, après le Coup d'État, il est nommé sénateur [1].

Il est « le type même du notable parfaitement ancré dans le milieu local » (...) Il « fréquente assidûment depuis des années les fêtes, foires et banquets. Il sait se tenir à table et fait apprécier sa cordialité et son solide coup de fourchette, vertus fort prisées en terre normande. Il dispose enfin d'une fortune considérable qui en impose à tous et dont il sait faire un usage adroit » [4].

Hôtel Le Marois

L'hôtel Le Marois, avenue Franklin-D.-Roosevelt à Paris.

Jules-Polydore Le Marois fait construire à Paris, « autour de 1863 », un hôtel particulier aujourd'hui, appelé « l'hôtel Le Marois », situé 9-11, avenue Franklin-Roosevelt, près des Champs-Élysées (8e). D'abord « lieu de rendez-vous de la haute société du Second Empire », la somptueuse demeure est rachetée en 1927 par le Cercle France-Amériques, créé en 1909 pour développer l'amitié entre la France et les États-Unis. La Maison France-Amériques est aujourd'hui « le point de rencontre privilégié des élites franco-américaines dans les domaines de la diplomatie, la finance, la recherche, mais aussi la défense et la culture » [5].

Distinctions

Il est officier de la Légion d'honneur.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Généalogie familale (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français (1889-1891).
  3. 3,0 et 3,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  4. Jean Quellien, Normandie Magazine, n° 23, novembre 1984.
  5. Éric Mandel, « Un palais américain à Paris », Le Journal du Dimanche, 21 juin 2009.