Jean Angélique Lemoine-Villeneuve

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Jean Angélique Lemoine-Villeneuve, né à Mortain le 24 janvier 1754 [1] ou au Neufbourg en 1745 [2], mort vers 1811 [3], est un homme politique de la Manche, magistrat de profession.

La logique implacable d’un changement d’opinion

Il est le fils de Guy Jean Lemoine de Villeneuve, ancien procureur du roi en la vicomté de Saint-Hilaire-du-Harcouët et conseiller honoraire au bailliage de Mortain[4].

Ancien conseiller du roi au bailliage de Mortain, Jean-Angélique Lemoine-Villeneuve est élu le 1er octobre 1791 député de la Manche à l’Assemblée législative dans laquelle il siège parmi la majorité conservatrice. Mais, réélu en septembre 1792 à la Convention, il croit fort opportun de changer son fusil d’épaule en votant pour la mort de Louis XVI. Dans son « explication de vote », il fait preuve d’une logique implacable en exposant le syllogisme suivant : « Une loi de l’État a déclaré Louis coupable de trahison. Une autre loi condamne à mort tout conspirateur contre la sûreté de l’État. Je vote donc pour le dernier supplice ! » [5].

Le conventionnel mortainais retrouve son poste de magistrat sous le Consulat, comme juge suppléant au tribunal civil de Mortain [2] et rend le dernier soupir sous l’Empire. Il n’a donc pas eu à rendre de comptes sous la Restauration [5].

Notes et références

  1. A. Robert, G. Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889.
  2. 2,0 et 2,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  3. Le 18 juin 1800 à Paris, selon le site internet de l'Assemblée nationale.
  4. Camille Jamont, « Mortain (1789-1791), esquisse d'une histoire locale. Le bailliage », Annuaire des cinq départements de la Normandie, Caen, 1906, p. 160
  5. 5,0 et 5,1 Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, t. 3, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier.

Lien externe