Jean-Pierre Baillod
Jean-Pierre Baillod, né à Songieu (Ain) le 20 août 1771, décédé à Saint-Germain-de-Tournebut le 1er mars 1853, est un militaire et un homme politique de la Manche.
Engagé en 1792 dans les armées de la Révolution, ce fidèle de l’Empereur est finalement promu général de brigade en 1807, deux ans avant d’être fait baron de l’Empire, le 3 mai 1809. Il découvre la Manche en novembre 1811 quand il est appelé au commandement de ce département. Il décide alors de se fixer à Valognes où il revient en janvier 1814 après avoir été envoyé au camp de Boulogne. Comme nombre de serviteurs de l’Empire, il est mis en demi-solde après la chute de Napoléon[1].
Sa disgrâce est de courte durée car, en 1824, il obtient une retraite de général de division[1].
Il est élu député de la Manche le 3 juillet 1830. Il est réélu le 5 juillet 1831 et siège jusqu'au 25 mai 1834. Il est conseiller général de la Manche de 1830 à 1833.
Il se retira de la vie publique en 1834 et décéda en 1853.
Il était commandeur de la Légion d'honneur (1809).
Il se marie en novembre 1813 avec Mlle Guyard. C'est Napoléon lui-même qui signe son contrat de mariage le 23 novembre. Il a eu pour fils Edme-Charles Baillod.
[modifier] Bibliographie
- Pierre Chavane de Dalmassy, « Un Valognais face à Bismarck : l'intendant général baron Baillod », Revue du département de la Manche, t. 1, n° 4, octobre 1959
[modifier] Notes
- ↑ 1,0 et 1,1 Jean-François Hamel, René Gautier (dir.), Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche – Tome 3, Éditions Eurocibles, Marigny, 2003, ISBN 2914541171