Jean-Baptiste Delivet

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Jean-Baptiste Delivet, né à Condé-sur-Noireau (Calvados) le 20 mars 1773 [1], mort à Ducey le 6 septembre 1847, est une personnalité militaire de la Manche.

L’hospice de Ducey pour fondation

Sur sa tombe, au cimetière de Ducey, figure l’inscription suivante « Ici repose Jean-Baptiste Charles Delivet, chevalier de la Légion d’honneur, ancien médecin en chef de la marine, membre correspondant de  l’Académie des lettres, arts et sciences de Turin et de la société Médicale d’Emulation de Paris ».

Ce médecin de la marine est un grand voyageur et, à travers ses livres, « Principes d’Hygiènes navale ou l’homme de la mer » (1808) et « Réflexions sur la saignée » (1810), retrace ses expériences de docteur-médecin de la faculté de Paris, médecin ordinaire de la Marine de sa Majesté impériale, chargé en chef de la direction du service de santé au 7ème arrondissement et membre de différentes sociétés savantes de Paris et de Turin.   À cette date, il a connu l’Angleterre, l’Amérique et les côtes d’Afrique et il est en Italie occupée par la famille de Napoléon. Il stationne dans le golfe de Gênes avec la marine française.

Après 1810, il revient nanti d’une belle fortune à Ducey, où son épouse Aimée-Jeanne Sauvé est née. Il est maire de la commune de 1830 à 1831.

À la fin de sa vie, le couple, sans enfants, souhaite créer une fondation où les malades pauvres de Ducey seraient soignés et secourus.

Jean-Baptiste Delivet décède avant de voir son projet aboutir, mais c’est son épouse qui le poursuit.

  • Source : Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, t. 4, sous la direction de René Gautier. éd. Eurocibles, Marigny.

Notes et références

  1. État civil Ducey, acte n° 57, année 1847.