Jean-Étienne Bar

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Jean-Etienne Bar, né à Anneville-en-Saire en 1748 et mort à Thionville (Moselle) en 1801, est une personnalité politique et judiciaire de la Manche.

Biographie

Il est avocat à Thionville à l'époque de la Révolution. Il en adopte les principes avec enthousiasme, et est élu député à la convention nationale par le département de la Moselle. Il y siège constamment avec la faction de la Montagne, et vote la mort de Louis XVI sans appel et sans sursis. Le 15 août 1795, membre du comité de législation, il propose au nom de ce comité un projet de décret portant : « Art 1. Le tribunal de cassation est tenu de juger dans deux mois à compter de ce jour toutes les affaires dont les pièces et les moyens lui sont complètement parvenus, à peine de destitution. »

Envoyé à l'armée du Nord dans le mois d'octobre 1793 avec Carnot et Duquesnoy, ils adressent à la convention le rapport de la victoire de Watignies et du débloquement de Maubeuge.

Rentré dans la convention nationale, Bar en est élu secrétaire et, dans la discussion sur la nouvelle constitution qu'il s'agit de donner à la France, il prétend que l'initiative de la révision doit appartenir au peuple. Il prend part aux discussions jusqu'à la révolution du 9 thermidor ; et c'est après cet événement qu'il demande la cassation du jugement d'un conseil de guerre qui a condamné à mort le représentant Dechezeaux. Il s'oppose ensuite à toute radiation sur la liste des émigrés.

Devenu après la session conventionnelle membre du conseil des anciens, il ne conservera ses fonctions que jusqu'au 1er prairial an V. Nommé par le directoire commissaire près les tribunaux civil et criminel du Bas-Rhin, il fut réélu en l'an VI par les électeurs de la Moselle au conseil des anciens.

Dans la séance du 1er fructidor an VII, il se plaint que l'on a attaqué sans raison Le Journal des hommes libres, tandis qu'on a laissé paraître un pamphlet intitulé : Changement de domiciles où le conseil des Cinq-cents est placé rue de l'Égout, celui des Anciens à Montmartre, les conscrits rue des Boucheries et les royalistes au Cap de Bonne-Espérance. Sur sa demande, il est décidé que le directoire aura à rendre compte des poursuites qu'il dirigera contre les auteurs de ce libelle.

Après la révolution du 18 brumaire, Bar retourne dans sa patrie, et quelques mois après (mai 1800), le premier consul le nomme président du tribunal de Thionville où il meurt en 1801.

Source

Dictionnaire de biographie ancienne et moderne.

Voir aussi