Hocquigny

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Hocquigny est une commune du département de la Manche.

Commune d'Hocquigny Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
48° 48' 47.83" N, 1° 24' 19.93" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Bréhal
Ancien canton La Haye-Pesnel
Intercommunalité CC de Granville, terre et mer
Gentilé Hocquignais(es)
Population 184 hab. (2016)
Superficie 3,05 km²
Densité 60 hab./km2
Altitude 67 m (mini) - 126 m (maxi)
Code postal 50320
N° INSEE 50247
Maire Claude Lenoan
Communes limitrophes d'Hocquigny
Folligny Folligny Équilly
Folligny Hocquigny La Haye-Pesnel
La Haye-Pesnel La Haye-Pesnel La Haye-Pesnel

L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.


Toponymie

Attestations anciennes

  • terra Hoquinne [lire Hoquinné] 12e s. [1].
  • [abl.] Uchinneio 1172 [2], ~1210 [1].
  • Hoqueneum 1248 [1].
  • [abl.] Hoquigneio 1280 [1].
  • Houquigne [lire Houquigné] 1349 [1].
  • Hoquigneium 1351/1352 [3].
  • Houquigny 1401 [1].
  • Horquigny [lire Hocquigny] 1612/1636 [4].
  • Grequigny [sic; lire sans doute Hocquigny] 1648 [5].
  • Hoquigny 1677 [6], 1689 [7].
  • Hocquigny 1709 [8].
  • Hocquiny 1713 [9].
  • Hoquigni 1716 [10].
  • Hoquigny 1719 [11].
  • Hocquigny 1735 [12].
  • Hoquigny 1751 [13], 1757 [14], 1758 [15].
  • Hocquigny 1764 [16].
  • Hoquigny 1768 [17].
  • Hocquigny 1753/1785 [18], 1793 [19].
  • Hocquiny 1801 [20].
  • Hocquigny 1802 [21], 1804 [22], 1825 [23].
  • Hocquigni 1828 [24].
  • Hocquigny 1829 [25], 1830 [26], 1837 [27], 1854 [28], 1825/1866 [29], 1878 [30], 1880 [31], 1884 [32], 1903 [33], 1954 [34], 1962 [35], 1978, 1993 [36], 2012 [37].

Étymologie

Toponyme gallo-romain, formé avec le suffixe gallo-roman -(I)ACU ou -IN-IACU ajouté à un anthroponyme. Ce premier élément est de forme et d'origine discutées.

  • Albert Dauzat [38] avait proposé en son temps le nom d'homme germanique Hokki + -IN-IACU, dont on ne sait d'où il sort, non attesté qu'il est par les principaux ouvrages de références dans ce domaine. Peut-être par “germanique” l'auteur a-t-il voulu entendre “scandinave”, et dans ce cas on pourrait envisager un hypocoristique °Hokki reposant sur l'ancien norois de l'ouest haukr “faucon”, mais il n'en reste pas moins mentionné nulle part.
  • Sa disciple Marie-Thérèse Morlet [39] abandonne cette hypothèse hasardeuse, et postule le nom germanique Hukin + -IACU, soit °HUCINIACU « (le domaine) de Hukin », ce qui fait de ce toponyme une variante de Hucquigny dans l'Aisne. Cet hypocoristique repose sur l'élément germanique hūg- « esprit, pensée, intelligence » qui pose deux problèmes : d'une part, le ū est long, et ne peut en principe aboutir à [o] en français, à moins de s'abréger; d'autre part, la date précoce de formation du toponyme supposerait une évolution °HŪCINIACUHuisigny; la gémination de la consonne dans °Hūkkin donnerait °HŪCCINIACU > Hussigny (forme dialectale normande Huchigny), ce qui est en contradiction avec les formes anciennes où se manifeste une alternance [k] / [ʃ] (Hoquinné, Hoqueneum, Hoquigneium / Uchinneium).
  • François de Beaurepaire [1] a proposé une formation en -IACU sur le nom de personne germanique °Hucco, soit °HUCCONIACU, « (le domaine) de Hucco ». Si cette forme peut à la rigueur aboutir à Hocquigny (en supposant un abrègement de [u]), elle ne peut en aucun cas expliquer la variante Uchinneium attestée aux 12e et 13e siècles. C'est pourtant cette explication qu'adopte à son tour René Lepelley [40].
  • Ernest Nègre [41] a avancé quant à lui la protoforme °HUPICINIACU, formée sur le nom de personne germanique Hupikin + -IACU. Outre que le [u] doit être également long ici, et demande à être abrégé, on se heurte au même problème : une telle forme, qui évolue en °HUPCINIACU > °HUCCINIACU, aboutit à Hussigny / Huchigny, mais pas Hocquigny.

Le fait est que l'existence de la variante Uchinneium pose un problème qui semble avoir été évacué par tous les auteurs cités. Or l'alternance [k] / [ʃ] mentionnée plus haut ne peut signifier qu'une chose : l'étymon comportait un [k] géminé suivi de [a], aboutissant à [ʃ] en français, et à [k] en normano-picard. Dans ce cas, de deux choses l'une : ou bien Uchinneium a été identifié à tort à Hocquigny, ou bien l'étymon est différent de ceux proposés jusqu'ici.

Dans cette dernière hypothèse, il faudrait poser °HOCCANIACU, difficilement justifiable par un nom de personne germanique. Si l'on part du principe que le h était muet (d'où la variation Hoqu- / Uch-), peut-être n'était-il que graphique et analogique. Dans ce cas, on pourrait envisager °OCCANIACU, dérivé en -ACU d'un nom de personne gallo-romain non attesté °Occanius, formé sur le verbe occanere « jouer de la trompette ». Cette explication demeure néanmoins parfaitement hypothétique, et il semble plus prudent de considérer le premier élément de ce toponyme comme incertain.

Situation

Édouard Le Héricher décrit la commune dans L'Avranchin monumental et historique (tome II, Tostain imprimeur, Avranches, 1845) comme « une ellipse dessinée par deux faibles affluents du Thar qui l’enferment comme dans deux bras. Au sud, le Thar lui sert de limite, et sépare son village de la Garenne du bois de la Luzerne. »

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Hocquigny est traversée par la D35, une des voies empruntée par l'armée américaine du général Patton, le 30 juillet 1944, lors de la percée d'Avranches (Opération Cobra).

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [42], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[44]. En 2016, la commune comptait 184 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [45] et INSEE [46])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
362 217 253 384 338 366 323 354 357 343
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
334 300 283 269 253 258 259 243 222 223
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
171 180 186 181 177 190 206 205 171 153
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
148 139 144 177 182 186 192 192 189 187
2013 2014 2015 2016 - - - - - -
184 188 185 184
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Louis Dupont-Neslière 1790
.......-....... .
.......-1808 François Duval-Duprey
1808-1809 Gabriel Jean Von
1809-1818 Nicolas Guillaume Pinot
1818-1831 Charles-Louis Pinot
1831-1841 François Duval-Granderie
1841-1874 René Lemains
1874-1908 Désiré Armand Lemains
1908-1918 Jules Marie Danguy
1918-1924 Henri Marie Danguy
1924-1933 Amand Bedouin
1933-1938 Adolphe Pinot
1938-1947 Edmond Fizel
1947-1959 Bernard Fizel
1959-1994 Arsène Pinot
1994-actuel Claude Lenoan SE vrp, retraité
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à nos jours : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2013)

La mairie (2013)

Adresse : Village Duval
50320 Hocquigny

Tél./Fax : 02 33 61 59 20
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Annuaire Service-Public (17 septembre 2012)

Mardi - -
Mercredi - -
Jeudi - 14 h 30 - 16 h 30
Vendredi - -
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Pierre.
  • Patron (présentation) : le seigneur de La Haye-Pesnel.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Pierre (16e / 18e s.).
  • Rives du Thar.

Personnalités liées à la commune

Manifestations

  • Comité des fêtes Saint-Gratien (1er dimanche de mai).

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 139.
  2. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, A. Le Brument, Rouen; vol. II, 1873, p. 301, § XXXIII.
  3. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 367D.
  4. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BnF, ms. fr. 4620].
  5. « Benefices du dioceze de Coutances », p. 5, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  6. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BnF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  7. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BnF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  8. 8,0 et 8,1 Dénombrement du Royaume par Generalitez, Elections, Paroisses et Feux, 2 vol., Saugrain, Paris, 1709, p. 60a.
  9. 9,0 et 9,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BnF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  10. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  11. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  12. 12,0 et 12,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 59a.
  13. Gilles Robert de Vaugondy (1688-1766), Gouvernement Generale de Normandie divise en ses sept Bailliages de Coutances, Caen, Caux, Rouen, Evreux, Gisors, et Alencon, Par le Sr. Robert Geographe ordinaire du Roy, 1751. Avec Privilege. Supplement pour les Isles Grenezey et Jersey, appartenantes aux Anglois, Boudet, Paris, 1751.
  14. L. Brion de la Tour, Recueil des Côtes Maritimes de France, Desnos, Paris, 1757, carte n° 13.
  15. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  16. 16,0 et 16,1 Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, t. III, 1764, p. 766b.
  17. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Bretagne, Paris, 1768.
  18. Carte de Cassini.
  19. Site Cassini.
  20. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  21. A. F. Lecousturier l’aîné et F. Chaudouet, Dictionnaire géographique des postes aux lettres de tous les départemens de la République française, Valade, Paris, an IX (1802), t. II, p. 27b.
  22. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. II (COA-H), an XIII (1804), p. 706a.
  23. Cadastre napoléonien, Archives départementales de la Manche.
  24. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 479.
  25. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 123.
  26. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 622b.
  27. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 863a.
  28. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  29. Cartes d’État-Major (relevés de 1825 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889).
  30. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 279.
  31. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 62a.
  32. E.-A. Pigeon, Carte du diocèse d’Avranches, A. Herluison, Orléans, 1884 [BnF, GED-1158].
  33. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  34. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  35. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  36. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  37. Carte IGN au 1 : 25 000.
  38. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 353b s.n. Hocmont.
  39. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 374a.
  40. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 148a.
  41. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 765, § 12976.
  42. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  43. Chiffre donné pour mémoire; en effet, le Dictionnaire géographique de l'abbé Expilly ne fait que reprendre, pour la démographie, les données du Nouveau dénombrement du royaume de 1735.
  44. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  45. Population avant le recensement de 1962.
  46. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  47. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.