Hervé Mangon

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Hervé Mangon.

Hervé Mangon, né à Paris le 31 juillet 1821, mort à Paris le 17 mai 1888, est un homme politique de la Manche, ingénieur de profession.

Biographie

Pierre-Hervé Mangon a de solides racines et attaches cotentinaises. Son père, médecin, est de Tamerville et lui-même est propriétaire du manoir de Brécourt, à Sainte-Marie-du-Mont, où il vient souvent[1] .

Il entre à l'École polytechnique en 1840. Il en sort en 1842 ingénieur des Ponts et chaussées. Il passe ingénieur en chef en 1865 [2]. Il entre à l'Institut (Académie des sciences) en 1872.

Il est un technicien et un inventeur de génie. Il construit des voies ferrées, assèche les marais de Sologne, assainit les Dombes, aménage le cours de la Durance et met au point un système de ballons pour fuir le Paris assiégé de 1870. Il est membre de l’Académie des sciences, directeur du Conservatoire national des Arts et Métiers et président du Bureau central de météorologie[1] .

Candidat à l'Assemblée nationale pour la circonscription de Valognes en 1877 contre Jean Polydore Le Marois, Le Temps écrit : « Les titres que nous avons énumérés plus haut suffiront-ils à M. Lemarrois pour combattre la candidature de M. Hervé Mangon, membre de l'Institut, un de nos plus savants professeurs de l'Ecole supérieure d'agriculture ? Cela est douteux. La candidature de M. Hervé Mangon a rencontré aussitôt de vives sympathies ; M. Sébire et tous les libéraux le soutiennent avec ardeur. Il faut que le gouvernement ait été bien inquiet pour révoquer dernièrement un maire, coupable de ce seul fait de s'être promené avec M. Mangon. Les cultivateurs, nous dit-on, sont séduits par le langage franc et simple du savant candidat, et ils apprécient l'avantage qu'aurait un pays agricole à voir ses intérêts défendus par un homme si compétent. Quelque rude que soit la lutte, on espère qu'elle se terminera par une victoire libérale dans l'arrondissement de Valognes [3]. » Il est cette fois battu, mais vainc contre le même Le Marrois le 21 août 1881. Il siège jusqu'à la fin de son mandat, le 9 novembre 1885, au sein de l'Union républicaine.

Il est ministre de l'Agriculture du 6 avril 1885 au 10 novembre 1885 dans le cabinet de Henri Brisson.

Distinctions

Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 20 octobre 1878 [2].

Hommage

La rue Hervé-Mangon lui rend hommage à Équeurdreville-Hainneville.

Bibliographie

  • « Hervé Mangon », Val'Auna, n°31, 2017

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 2, Éditions Eurocibles, Marigny, 2001, ISBN 2914541147.
  2. 2,0 et 2,1 A. Robert et G. Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889.
  3. Le Temps, 27 septembre 1877.

Lien externe