Henri Foisil

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Henri Marie Foisil, né à Avranches le 22 janvier 1849 et mort dans la même commune le 9 février 1908 [1], est une personnalité politique de la Manche.

Il est le fils d'Edmé Alexandre Foisil (1806-1875), notaire à Avranches, et de Françoise Le Roy de Brée (1818-1892), originaire d'Isigny-Pain-d'Avaine, aujourd'hui Isigny-le-Buat.

Docteur en droit, avocat et juge suppléant à Caen et Avranches [2], puis substitut du procureur à Domfront (Orne), Coutances et Lisieux (Calvados). Il épouse à Caen (Calvados) le 2 septembre 1879 Louise Guérin (1858-), de Valognes, fille de Louis Guérin, président de la Chambre au tribunal de Caen. Il est démissionnaire en 1883, probablement suite aux conséquences de la loi du 31 août 1883 qui a « désorganisé et asservi » [3] la magistrature en supprimant de nombreux postes occupés par des conservateurs ou par des cléricaux et à ses prises de positions lors des élections de 1883, où il n'aurait pas fait preuve de la réserve qui s'impose à un substitut.

En retraite, il s'installe à Avranches et au Logis d'Isigny, demeure familiale, qu'il s'attache à restaurer dès 1890.

Il est élu conseiller général du canton d'Isigny-le-Buat en 1892, maire d'Isigny et vice-président du Syndicat des agriculteurs de la Manche. Il reste en poste jusqu'à sa mort en 1908.

Fervent défenseur de l'école libre, il intègre le comité local des écoles libres fondé par l'archiprêtre d'Avranches et le docteur Oberlin, médecin principal de l'Armée en retraite, contre la loi Combes qui vient de fermer les établissements des congrégations religieuses. Vingt-cinq notabilités de la ville ont promis leurs concours à ce comité ; nobles châtelains, officiers supérieurs, médecins, avocats, industriels, un riche banquier, un ancien commerçant, les deux conseillers généraux, tous catholiques. Henri Foisil y représente le droit ; il ne parle guère, mais quand il le fait, il est écouté. Il se mobilise aussi contre l'inventaire des biens du clergé lors de la promulgation de la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905. Il proteste de sa plume et de sa voix d'orateur, notamment en conférence, devant l'assemblée du Conseil général de la Manche.

Il est entre autres le père d'André Foisil (1894-1970), maire d'Isigny de 1919 à 1951 et conseiller général du canton d'Isigny-le-Buat de 1945 à 1949 [2] et du poète normand Louis Foisil (1880-1943).

Notes et références

  1. AD50, NMD Avranches, An 1848-1850 (5 Mi 15), page 146/436, acte de naissance (lire en ligne).
  2. 2,0 et 2,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  3. D'où vient cette citation ?